PS Chaville
PS Chaville

La victoire et les résultats détaillés.

La gauche a gagné, enfin, depuis le temps ! Mais les français sont lucides, il n’y aura pas d’état de grâce. Et c’est un travail important qui nous attend pour accomplir le changement concret que les citoyens attendent.

A Chaville, François Hollande recueille 49,48 %des suffrages. C’est inédit ! Une centaine de voix nous manque pour être majoritaire à Chaville mais la progression a été forte entre 2007 et aujourd’hui (+5,3%, voir resultats chaville_second_tour 2012). La gauche est majoritaire dans 7 bureaux sur 13.

La campagne a été longue, elle a commencé depuis les Primaires. Présence sur les marchés et les gares, tractages, collages, portes à portes, assesseurs aux scrutins ont été précieux, essentiels. C’est une belle dynamique qui s’est enclenchée sur Chaville regroupant des citoyens encartés ou non, animés par le désir de faire gagner la gauche !

Dans les Hauts-de-Seine, en « Sarkozie », un point seulement sépare l’ancien chef de l’Etat à François Hollande. Nicolas Sarkozy perd cinq point par rapport à 2007, les dissensions à droite devraient monter d’un cran d’ici les législatives.

Et maintenant ?  Le président de la République François Hollande a besoin d’une majorité parlementaire nécessaire au changement.  Il faut que notre nouveau président ait les moyens d’agir. Quel serait le sens d’une élection présidentielle qui ensuite aboutirait immédiatement à une cohabitation? Il n’y en aurait aucun. On se trouverait avec un pays qui serait de nouveau divisé. Les moyens d’agir, dans une démocratie, c’est toujours une majorité parlementaire. Nous la souhaitons claire, nette, forte.

Les élections législatives vont avoir lieu les 10 et 17 juin 2012. Catherine LIME-BIFFE a été désignée pour être la candidate du Parti Socialiste au poste de député dans la 8èmecirconscription (Chaville, Meudon, Sèvres, Ville d’Avray, Vaucresson, Marnes-la-Coquette).

Sa candidature aux élections législatives s’inscrit dans le projet que François Hollande propose aux français : lucide, fondé sur la justice et le rassemblement de tous pour le redressement de notre Nation durement éprouvée actuellement.
Si vous souhaitez participer activement à la campagne de Catherine Lime-biffe sur Chaville, vous êtes les bienvenus. Accueil, renseignements, formations de tous ceux qui souhaitent s’engager et faire la campagne des législatives sur le terrain. Si vous êtes intéressé, vous pouvez cliquer sur  Contact ou  envoyer un mail à ps.chaville@laposte.net.
Vous pouvez aussi retrouvez Catherine Lime-Biffe sur  son site internet http://limebiffe.fr

Rien n’est joué !

Le 22 avril, les électeurs se sont déplacés en masse et François HOLLANDE est sorti avec 28,63 % des suffrages exprimés.
Dans les Hauts-de-Seine, il a obtenu le résultat historique de 30,16 %.
Les résultats dans notre département montrent des progressions plus importantes encore qu’au niveau national.
L’écart dans les Hauts-de-Seine se réduit fortement entre Nicolas Sarkozy et notre candidat, passant de 12 à 5 points : François Hollande gagne 4 points et Nicolas Sarkozy régresse de 3 points.

A Chaville, le résultat du 1er tour de l’élection présidentielle est en nette progression également : l’écart passe de 1000 voix lors du 1er tour à Chaville en 2007 à 300 voix lors du 1er tour en 2012.

La très nette amélioration du rapport de force gauche/droite génère des perspectives intéressantes dans de nombreuses villes ou circonscriptions de notre département.
Notre stratégie de proximité a permis à François HOLLANDE de monter aussi haut dans un département réputé pourtant difficile.
Dans les Hauts-de-Seine, fief de Sarkozy, nous pouvons réussir dimanche 6 mai à donner une majorité à François Hollande. Département qui pourrait ainsi contribue à apporter notre pierre à la victoire de François HOLLANDE.

Rien n’est joué ! L’élection se gagne au second tour et nous savons que Nicolas Sarkozy compte sur le Front National.  Aussi, il nous faut mobiliser le plus largement possible pour le 6 mai et assurer la victoire de François Hollande, le candidat du changement, le candidat du redressement économique, de la justice sociale, de la moralisation de la vie publique, du rassemblement.

Le 6 mai, c’est par nos bulletins de vote que nous pouvons contribuer à l’œuvre de reconquête républicaine menée par François HOLLANDE.
Un dernier effort est donc indispensable car les enjeux sont trop importants.
Le 6 mai, nous devons confirmer et amplifier les scores du premier tour. C’est vous, grâce à vos suffrages, qui portez le changement

« Depuis dix ans, j’attends le changement. Je lutte pour le changement. Depuis cinq ans, je considère que le changement est devenu un impératif.
Depuis des semaines, je vois le changement venir, arriver. Je le sens possible, à la portée de notre main ! La main de chacun, la main qui va le 6 mai prendre le bulletin du changement ! Le mettre dans l’urne, en faisant cet acte fort, démocratique, qui permet à un pays de se redresser. (…)
Merci d’être à ce rendez-vous. Merci de croire en ce que nous représentons. Merci d’être dignes, dans ce combat, des valeurs que vous portez. Merci parce que sans vous, sans vous, il n’y a pas de victoire possible. »
François HOLLANDE
Meeting de Bercy, le 29 avril 2012

« Moi, président de la République »

« Moi, président de la République », seize fois répété par Hollande au cours du débat, en une longue et brillante tirade, exprimant calmement une rupture implacable avec l’esprit du sarkozisme.
« Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds dans un hôtel parisien ». Et tout y passa : indépendance de la Justice, statut pénal du chef de l’Etat, indépendance des médias, etc etc.
Ce furent au total trois minutes vingt, le temps d’une chanson, pour effacer, venger, cinq ans d’appropriation, cinq ans de gloutonnerie, d’anomalie et au total d’humiliation.
Extrait du « Neuf-Quinze » de Daniel Schneidermann.

François Hollande, lors du débat d’hier soir :
« 
Je serai un président qui respecte les Français,
Je serai un président qui ne veut pas être Président de tout,
Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité,
Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur,
Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien,
Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet, alors que l’avis du CSM n’a pas été dans ce sens,
Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publiques,
Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire,
Moi, président de la République, j’aurai aussi à coeur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’Etat, de façon à ce que si, des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse m’expliquer,
Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes,
Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourront pas rentrer dans un conflit d’intérêt,
Moi, président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local,
Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation,
Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés,
Moi, président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie,
Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives […] pour celles de 2017,
Moi, président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue. »

Interrogatoire de routine

« Ce ne sont plus des interviews, ce n’est plus une campagne, c’est un interrogatoire de police, dans un commissariat de quartier, par des policiers qui soupirent en attendant le week-end, face à une petite terreur de cage d’escalier qui, perdu pour perdu, s’enfonce toute seule. Ils en ont vu, dans leur carrière, les interrogateurs. Mais on les dirait toujours surpris de découvrir les clients, même les durs, plus bêtes que méchants.

Même Pujadas, à qui l’unissent tant de sympathiques souvenirs, tant de complices interviews à l’Elysée, qui aimerait le sauver de la noyade totale, lui tendre la main, même Pujadas ne peut plus rien pour lui. Donc, Nicolas Sarkozy, vous avez parlé du vrai travail. Ah non, je n’ai jamais parlé du vrai travail. (Soupir rentré des interrogateurs). Pas de chance: les images existent, vous avez été chopé par la vidéosurveillance. Vous voulez les revoir ? Allons y (1). Donc, vous avez parlé du vrai travail, puis nié avoir parlé du vrai travail. Oui, c’est vrai. J’ai eu tort. Je me suis mal exprimé. Je voulais dire autre chose. C’est comme Fukushima (re-soupir. Encore Fukushima !) Vous avez dit être allé à Fukushima. Vous l’avez répété plusieurs fois. Allez, Marcel, balance la vidéo. Et encore, on va à l’essentiel, on ne vous passe pas le montage complet (2), on se contente d’une fois. Bon, c’est vrai, je n’y suis pas allé, à Fukushima. Je suis allé au Japon, parler de Fukushima. Et tout ça, ce nouveau salmigondis de menaces et d’aveux, une fois de plus, devant la videosurveillance. Et l’on parle là, comme on dit, du président de la cinquième puissance mondiale.

Quelle étrange chose, un emballement médiatico-politique de fin de campagne. On aurait pu imaginer qu’il tombe sur son bilan de président des riches, sur le bouclier fiscal, sur le chômage. On aurait pu imaginer qu’il tombe sur Karachi (3) et Bettencourt (4). L’épilogue est presque une insulte au métier. Tant de patientes investigations des confrères, des juges, pour identifier, inventorier, les valises, les enveloppes, les financements illicites. Evidemment, en vrai, s’il tombe, c’est aussi, c’est d’abord sur le chômage. Mais là, devant nous, à l’image, il chute sur une bricole, trois fois rien, ses propres mensonges. Il tombe comme un enfant, les mains dans un tout petit pot de confiture quasi-vide. Triste final. »

Le 09h15 de Daniel Schneidermann.

Venez nombreux au meeting de François Hollande à Bercy le dimanche 29 avril.

François Hollandee tiendra un grand meeting de campagne au Palais Omnisports de Paris-Bercy le 29 avril, à partir de 14h. Venez nombreux soutenir le changement.
Notre candidat compte plus que jamais sur vous.
Le changement c’est vous, le changement c’est maintenant.

La circulation peut être dense voire difficile dans le périmètre de Bercy. Si vous le pouvez, privilégiez les transports en commun.

Un départ collectif est prévu pour Chaville (contactez nous en cliquant sur Contact).
Accès en métro de Chaville :
– Soit prendre le train à Chaville RD jusqu’à Saint Lazare, puis métro station « Bercy » ligne n°14 direction Olympiades.
– Soit prendre le train à Chaville RG jusqu’à Montparnasse, puis métro station « bercy » ligne  6  direction Nation.

La carte électorale 2002, 2007 … 2012 : tous avec François Hollande !

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Hollande : «je suis le candidat du rassemblement de tous les citoyens attachés à une République enfin exemplaire»

La gauche est arrivée en tête sur 25 des 27 régions à  l’exception de Mayotte et de l’Alsace. Dans 35 des départements où Nicolas  Sarkozy était arrivé en tête en 2007, c’est François Hollande qui arrive  en tête en 2012. C’est donc un basculement.

On constate une très forte mobilisation des  classes populaires qui habitent les quartiers populaires, ces citoyens  dont on pensait, à la lecture de quelques papiers, qu’ils s’étaient mis  délibérément à l’écart du jeu politique et démocratique. Ce n’est pas le cas, ils sont venus voter pour le  candidat qui incarne à leurs yeux le changement le plus immédiat, le  plus concret dans leur vie quotidienne.
Il  faut donner le maximum de forces à François Hollande le 6 mai pour que  sa victoire soit indiscutable.

Résultats du 1er tour en détails à Chaville & prochain comité de campagne mardi 24 avril 20h30

Le changement est désormais en marche ! A Chaville, le résultat du 1er tour de l’élection présidentielle est en nette progression pour la gauche : par rapport à 2007, le Parti Socialiste avec François Hollande (29,96%)  est en progression et talonne l’UMP – Sarkozy (32,77%) qui est en  régression. L’écart était de 1000 voix lors du 1er tour à Chaville en  2007, il n’est plus que de 300 voix lors du 1er tour en 2012.
La gauche progresse dans son ensemble (PS + FDG + EELV) et représente  42,02% des voix au 1er tour des présidentielles 2012 à Chaville, contre  29,17% en 2007. C’est un écart considérable qui est dans la moyenne  nationale.
Résultats complets bureaux par bureaux sur Chaville : PrésidentielleChaville1erTour
Vous pouvez aussi visualiser les rapports de force par communes sur http://fr2012.election-maps.appspot.com/results/embed?hl=fr.

Maintenant, c’est le temps de la campagne du 2ème tour. Les  Français ont placé François Hollande en tête des candidats du 1er tour.  Et cette dynamique, il nous faut l’amplifier avec tous les démocrates  dans le rassemblement. Notre mobilisation doit être déterminante et  forte pour porter la voix du changement, du redressement, de la justice  sociale, retrouver la confiance dans les valeurs de la République, la  croissance et l’emploi, maîtriser la  finance et notre dette publique.  Chaque voix compte !

Si nous attendons la victoire, nous avons fait en sorte que les  conditions nécessaires à sa survenance soient réunies. Depuis plusieurs mois, nous menons campagne pour François Hollande. Cette  campagne a suscité dans notre ville une forte mobilisation.
Notre présence sur le terrain a été remarquée et nous a permis de  populariser les propositions de notre candidat.
Le porte-à-porte a été mené sur Chaville et les résultats  obtenus sont tout à fait remarquables. Aller ainsi à la rencontre des électeurs nous a permis d’expliquer le  programme. Cela nous a également et surtout permis de mobiliser des électeurs  de gauche qui n’étaient pas certains d’aller voter ou qui pensaient donner  leur voix à d’autres candidats.
Si nous pouvons, d’ores et déjà être fier du travail  réalisé, il convient de se rappeler que celui-ci n’est pas fini.

Nous allons reprendre la campagne avec encore plus  d’engagement et de mobilisation. Dimanche 6 mai, il faut apporter à François Hollande le meilleur score  possible. Nous multiplierons notre présence sur le terrain et le porte-à-porte. Dès lundi nous reprenons la campagne avec encore plus de vigueur et  d’enthousiasme. Les enjeux sont trop importants pour se laisser griser par  des sondages flatteurs.
C’est sur le terrain que nous remporterons l’élection le 6 mai prochain  grâce à l’engagement de toutes et tous. Et où le sortant pourra être mis en difficulté dans son propre département d’origine, les Hauts-de-Seine, en appelant au rassemblement de tous les démocrates pour le battre. Le combat n’est pas fini !

Rendez-vous mardi 24 Avril à 20H30 pour le comité de campagne François Hollande à Chaville pour préparer la mobilisation et la victoire à Chaville et en France. Si vous êtes intéressé pour assister à cette réunion, cliquer sur  Contact ou envoyer un mail à ps.chaville@laposte.net.

Déclaration de François Hollande à Tulle le 22 avril

Mesdames, Messieurs, mes chers concitoyens, les Françaises et les Français se sont massivement mobilisés dans cette élection présidentielle avec une participation rare, 80 %. Plusieurs faits majeurs sortent de ce scrutin, et ils sont incontournables.

Le premier, c’est que je suis ce soir en tête du premier tour.  Je veux remercier chaleureusement les électrices et les électeurs qui, par leur suffrage, m’ont placé dans cette position qui m’honore et m’oblige, la plus forte pour l’emporter. C’est un acte de confiance dans le projet que j’ai présenté devant les Français pour redresser notre pays dans la justice, pour maîtriser la finance, pour retrouver la croissance et l’emploi, pour réduire la dette, pour protéger notre industrie, pour promouvoir les valeurs de la République, pour préparer l’avenir et notamment la transition énergétique.

Voilà ce que j’ai dit aux Français pendant des mois avec constance, avec cohérence, et ils m’ont répondu ce soir en me permettant d’être aujourd’hui le mieux placé pour devenir le prochain président de la République.

Le second fait majeur du scrutin, et il est sans appel, c’est que le premier tour représente une sanction du quinquennat qui s’achève et un désaveu du candidat sortant dont le discours, tout au long de ces derniers mois, a fait le jeu de l’extrême-droite.

Car c’est le dernier élément qu’il faut regarder en face ce soir : jamais le Front national n’avait atteint un tel niveau dans une élection présidentielle. Même en 2002 où il avait été qualifié pour le second tour, il n’avait pas mobilisé autant de suffrages. C’est un nouveau signal qui appelle à mes yeux un sursaut dans la République et une compréhension non pas simplement des colères, mais de ce qui travaille notre pays dès lors qu’il n’est pas porté avec fierté sur ce qui doit l’élever, et qu’il est parfois abaissé, amoindri. Et c’est ce qui s’est passé depuis cinq ans.

Ce soir, je deviens par le vote des Français le candidat de toutes les forces qui veulent clore une page et en ouvrir une autre où tous les atouts de la France seront mobilisés. Je pense à la jeunesse qui attend que lui soit enfin donnée toute sa place, et je le ferai.

Au terme de ce premier tour, je suis le candidat du rassemblement pour le changement. Ce rassemblement doit être le plus large possible. Il concerne d’abord les forces de Gauche et les écologistes, dont je suis aujourd’hui le premier représentant. Je salue les candidats du premier tour, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, qui ont appelé clairement et sans négociation à me soutenir pour le second tour.

Je suis aussi le candidat de rassemblement de tous les citoyens attachés à une République enfin exemplaire, soucieux de l’impartialité de l’Etat, candidat de tous les Français qui veulent que l’intérêt général prenne le dessus sur les privilèges.

Je mesure la responsabilité qui est la mienne. D’abord, réussir une alternance qui redonne confiance aux Français dans l’action politique et dans la morale publique. Ensuite, répondre aux inquiétudes légitimes, aux colères nombreuses que le scrutin a révélées : le chômage, la précarité, l’amputation du pouvoir d’achat, les inégalités qui se sont creusées, les rémunérations indécentes et l’insécurité qui frappe les catégories les plus exposées, et notamment les plus pauvres.

Enfin, ma dernière responsabilité — et je sais que je suis regardé au-delà des frontières de notre pays —, c’est de réorienter l’Europe sur le chemin de la croissance et de l’emploi.

Grâce à vous ce soir, le changement est désormais en marche, et rien — je dis bien rien ! — ne l’arrêtera. Il dépend désormais du peuple français. Et le choix est simple : soit continuer une politique qui a échoué avec un candidat sortant qui a divisé, soit redresser la France dans la justice avec un nouveau président de la République qui rassemblera. Le 6 mai, je veux une victoire, une belle victoire à la hauteur de la France, de son histoire et de son avenir. Et pendant tous ces jours qui me sépareront du second tour, je continuerai à rencontrer les Français, à les mobiliser et à leur dire la fierté qui est la mienne de conduire cette campagne, et qui sera, s’ils en décident, la fierté de conduire le pays comme président de la République.

Merci.

François Hollande « Il n’y a qu’une seule Gauche. Et je suis le seul candidat à pouvoir la faire gagner »

Dans La Dépêche du Midi datée du 16 avril, François Hollande explique qu’il appelle à voter dès le premier tour pour sa candidature, « non pas pour brider les autres ni nier le pluralisme à gauche, mais pour gagner ! ».

Vous vous déplacez aujourd’hui dans le Tarn, à Albi et à Carmaux. Le plus célèbre des socialistes s’appelle ici Jean Jaurès. Près d’un siècle après sa mort, Jean Jaurès est-il encore d’actualité ?

Oui ! il l’est toujours parce qu’il incarnait une pensée puissante qui n’était pas seulement liée à son époque mais à une humanité qu’il voulait éclairer.

Toutefois, je ne tiens pas à faire à Carmaux une visite de nostalgie ou la reconstitution d’un passé. Je viens respirer la mobilisation que la ville de Carmaux et le Tarn peuvent m’apporter. Il m’a souvent été rappelé par les élus de Carmaux que François Mitterrand était venu en 1981 ici à la veille du premier tour. C’est donc un passage aussi affectueux qu’obligé.

Le message de Jaurès n’était-il pas plus facile à porter pour lui qui n’a jamais exercé le pouvoir alors que, vous, vous briguez l’Élysée ?

Il a été empêché parce qu’il a été assassiné à la veille de la déclaration de la guerre. Mais il aura permis aux générations suivantes d’exercer le pouvoir qu’il n’a pas eu la possibilité de conquérir.

Ce discours de générosité que tenait Jaurès n’est-il pas tenu également aujourd’hui par Mélenchon ou n’est-il pas perçu comme tel par un certain électorat de gauche ?

À son époque, Jean Jaurès avait des débats tumultueux avec Jules Guesde sur ce qui était « possible » et ce qui ne l’était pas, sur le réalisme qui devait permettre à l’idéal de s’accomplir. Et la générosité était du côté de Jaurès ! Il n’y a qu’une seule gauche. Et je suis le seul candidat à pouvoir la faire gagner.

Le succès de Mélenchon actuellement serait-il dû à une illusion ?

Il y a des colères qui méritent d’être entendues. Mais est-ce que la manière de les traduire, c’est de voter pour le candidat du Front de gauche ? C’est à chacun d’apprécier. Moi, mon devoir c’est d’assurer la victoire et de faire accéder la gauche à la responsabilité du pays. Ma mission n’est pas simplement d’exprimer un refus, une résistance – même dans l’enthousiasme -, mais c’est de permettre un vrai changement, de mettre fin à la phase qui a été trop longue de la droite au pouvoir, et surtout de faire que les Français vivent mieux durant les cinq prochaines années. C’est la raison pour laquelle j’appelle à voter dès le premier tour pour ma candidature, non pas pour brider les autres ni nier le pluralisme à gauche, mais pour gagner ! Et la victoire se construit dès le 22 avril.

Dans une de vos dernières déclarations, vous dites que vous voulez « dompter la finance ». N’est-ce pas un peu présomptueux ?

J’ai dit que je voulais empêcher que la finance prenne la place du peuple français. Ce ne sont pas les marchés qui votent, c’est le peuple. Ce sont les citoyens qui feront le 6 mai le choix de leur destin. Ils n’ont pas à le faire sous la pression de forces qui n’ont aucune légitimité que celles de l’argent. Je ne comprends pas comment la droite, en cette fin de campagne, peut convoquer la spéculation pour essayer de convaincre des électeurs qui n’ont pas envie de voter pour elle. Au fond, c’est son propre affolement que Nicolas Sarkozy essaie de communiquer.

Vous vous attendiez à ce type d’arguments de la part de Nicolas Sarkozy ?

Oui, car la droite utilise toujours les mêmes arguments. Ils sont fondés sur la peur, sur la caricature, et même sur une forme d’irresponsabilité. Car nous demander de réduire la dette – ce que nous allons faire – en occultant que c’est sous ce quinquennat qu’elle a progressé de 600 milliards et que les déficits se sont accumulés, c’est une forme d’appel au courage pour les autres. En fait, il nous demande de mettre de l’ordre dans le désordre qu’il a causé.

Nicolas Sarkozy veut deux débats entre les deux tours ? Vous n’en voulez qu’un. La droite va encore dire que vous « esquivez »…

Je n’esquive rien. Le débat aura lieu. La tradition de la Ve République veut qu’il y ait un grand débat avec le temps nécessaire portant sur tous les sujets. Il aura lieu.

Mais en cas de victoire, pouvez-vous concilier Bayrou et Mélenchon dans un même gouvernement ? Vous dites qu’il ne peut y avoir de négociations avec personne entre les deux tours.

Pour l’instant, je ne veux pas anticiper. Entre les deux tours, des appels au rassemblement autour de ma candidature vont s’opérer. Je n’ai pas de doute sur celui du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon, c’est la discipline républicaine et la volonté de gagner ensemble qui nous animeront. C’est autour du projet que je porte que se fera le rassemblement. Au lendemain du 6 mai, si les Français m’élisent, ce sera à chacun de savoir s’il veut participer au gouvernement de la France.

Ceux qui m’auront soutenu au second tour y seront appelés. Mais je respecterai leur liberté. Je ne veux forcer personne.

Nicolas Sarkozy a dit que, le moment venu, il ferait appel à une sorte d’unité nationale. Y croyez-vous ? Et si vous êtes élu, êtes-vous prêt à faire une ouverture comme il l’avait fait en 2007, compte tenu des difficultés qui vous attendent si vous gagnez ?

L’ouverture a été un échec. Celui qui l’avait initiée ne l’a pas prolongée. Ceux qui l’avaient accepté ont disparu. Je ne réitérerai pas ce que je considère être une mauvaise méthode, le débauchage, la recherche de coups d’éclats et, en définitive, l’ambiguïté et l’échec. En ce qui concerne l’unité nationale, c’est le rôle du président de la République de rassembler les Français, mais il y a une gauche, et il y a une droite. Il y aura une majorité et une opposition. L’appel de Nicolas Sarkozy ne vient que comme un appel de détresse, pas comme un message de réconciliation. Ce n’est pas celui qui a pratiqué la discorde pendant cinq ans qui peut – même après s’être rendu à la Concorde ! – donner un nouvel état d’esprit, celui d’une présidence qui n’a pas été animée par un grand sens de l’État pendant cinq ans.

Vous sentez-vous visé lorsque François Fillon dénonce un « antisarkozysme aussi stupide qu’injuste » ?

Je ne suis pas candidat contre, je suis candidat pour. Pour le redressement. Pour la justice. Pour la jeunesse. Pour l’espérance. Mais il est vrai que le candidat sortant est très impopulaire. C’est dû à son bilan et à son comportement. Il doit assumer cet état de fait.

Allez-vous modifier vos angles d’attaque lors de cette dernière semaine ?

Je vais appeler au vote car beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore pris leur décision, je veux convaincre partout que les jeux ne sont pas faits, que c’est au premier tour que la partie se gagne. Je continue à tracer ma voie, à garder le cap, ma cohérence et ma constance.