Santé : le reste à charge des ménages diminue encore.

En 2015, les particuliers n’ont payé que 8,4 %  des dépenses de santé. Une participation en baisse depuis quatre ans.

La Sécurité sociale prend en charge une part  croissante des dépenses de santé des Français. Selon les données publiées par le  ministère de la Santé ce lundi sur la consommation de soins et de biens médicaux  en 2015, la collectivité a financé 76,8 % de l’addition totale, qui s’est  élevée à 194,6 milliards d’euros. Soit une hausse de 0,2 point en un an. Cette  augmentation continue s’explique par le poids croissant des affections de longue  durée comme le diabète ou le cancer, qui sont remboursées à 100 % par le  payeur public, avec une exonération du ticket modérateur.

Par un effet de vases communicants, le reste à charge  des ménages, lui, ne cesse de reculer. Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir  en 2012, il est passé de 9,3 % à 8,4 %. En 2014, il était à  8,5 %. Toutefois, les ménages paient in fine 22,7 % du coût de leurs  soins dentaires. Et ils consacrent en moyenne 1,21 % de leur revenu  disponible brut à leur santé.

Les organismes complémentaires voient également leur  part reculer dans le financement des soins, pour la deuxième année consécutive.  En deux ans ils sont passés de 13,6 % à 13,3 %. La montée des  pathologies intégralement remboursées par la Sécurité sociale n’est pas la seule  explication. La réforme des contrats responsables, qui plafonne le remboursement  des dépassements d’honoraires, a réduit les coûts pour les mutuelles.

La consommation de soins et de biens médicaux n’a  progressé que de 1,8 % en 2015, alors que la richesse nationale augmentait  de 1,9 % en valeur. Elle pèse 8,9 % du PIB. La dépense par habitant  s’élève à 2.930 euros.

Loin du programme de régression sociale de l’opposition, qui souhaite notamment diminuer la part des dépenses prises en charge par la sécurité sociale, la publication de la Drees vient une nouvelle fois prouver que les politiques engagées par ce gouvernement depuis 2012 n’ont pas sacrifié, mais sauvegardé et renforcé notre modèle social.

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