PS Chaville
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Cumul de mandat.

Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d’organiser un référendum moins d’un mois après son éventuelle élection à la présidence de la République. Son idée est de coupler ce référendum avec le second tour des législatives prévu le 18 juin.
Ce scrutin envisagé devrait porter entre autre sur le non cumul des mandats.Car Sarkozy voudrait continuer à l’auriser. Car il y a urgence : à partir des prochaines législatives de juin prochain, le cumul ne sera plus possible.
Certes, cette option de l’ancien chef de l’Etat du rétablissement  du cumul des mandats  prend l’opinion à rebrousse poil mais elle correspond à une promesse qu’il a faite aux barons Les Républicains pour prix de ralliement à son panache tricolore.
Indécis il y a quelques mois, cette promesse de rétablir le cumul des mandats a fini par convaincre il y a quelques jours le cumulard député-maire Jean Jacques Guillet de parrainer la candidature de Nicolas Sarkozy pour la primaire de la Droite.

Tribune groupe socialiste – Septembre Octobre 2016 – Chaville Magazine.

POUR DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA JEUNESSE À CHAVILLE

À la suite de la suppression des classes externées, les parents d’élèves ont été plus de 800 à signer une pétition pour s’inquiéter du désengagement de la municipalité à l’égard des enfants chavillois.
En effet, en 2016 le budget Jeunesse au global pèse 48 % du budget total de Chaville pour 11,7 millions d’euros.
En 2012, ce même budget Jeunesse pesait 52 % du budget total pour 13,1 millions.*
Le budget consacré par le Maire de Chaville a baissé de 10 % en 4 ans soit 1,4 million d’euros en moins en 2016. C’est beaucoup! Et nous pensons que ce n’est pas fini.

Ce désengagement de la municipalité a été progressif. Fermeture des structures en août, diminution du nombre de places disponibles en centre de loisirs, moins de sorties extérieures, suppression de la subvention aux projets scolaires, augmentation des tarifs, moins d’ATSEM dans les écoles maternelles, moins de séances de piscine, etc.

Au programme l’année prochaine ? Une baisse des capacités des centres de loisirs primaires qui seront habilités pour 70 enfants par centre. Contre 130 enfants il y a quelques années. Tant pis pour ceux qui sont sur liste d’attente.

Nous appelons à la remise à plat du projet Jeunesse dans son ensemble à Chaville. Aujourd’hui on assiste à une sorte de zigzag dans le domaine depuis de nombreuses années. L’objectif du Maire est clairement de baisser le coût structurel de l’enfance sur le budget de Chaville. Si nous partageons l’exigence de maîtrise du budget d’une manière générale, nous constatons qu’il n’y a pas de projet solide proposé par la Municipalité : moins de subventions pour les associations, création puis suppression de l’École des Sports, l’orientation aujourd’hui est à un partenariat avec le Dynamic Sèvres (association des associations qui est le modèle à Sèvres) quid de nos associations chavilloises ?… D’année en année, le Maire tâtonne, varie, économise surtout.

A quand les États généraux pour la Jeunesse à Chaville?

Nous vous souhaitons à tous une belle rentrée 2016 !

*source : Chaville Magazine avril 2012 n° 98.

Santé : le reste à charge des ménages diminue encore.

En 2015, les particuliers n’ont payé que 8,4 %  des dépenses de santé. Une participation en baisse depuis quatre ans.

La Sécurité sociale prend en charge une part  croissante des dépenses de santé des Français. Selon les données publiées par le  ministère de la Santé ce lundi sur la consommation de soins et de biens médicaux  en 2015, la collectivité a financé 76,8 % de l’addition totale, qui s’est  élevée à 194,6 milliards d’euros. Soit une hausse de 0,2 point en un an. Cette  augmentation continue s’explique par le poids croissant des affections de longue  durée comme le diabète ou le cancer, qui sont remboursées à 100 % par le  payeur public, avec une exonération du ticket modérateur.

Par un effet de vases communicants, le reste à charge  des ménages, lui, ne cesse de reculer. Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir  en 2012, il est passé de 9,3 % à 8,4 %. En 2014, il était à  8,5 %. Toutefois, les ménages paient in fine 22,7 % du coût de leurs  soins dentaires. Et ils consacrent en moyenne 1,21 % de leur revenu  disponible brut à leur santé.

Les organismes complémentaires voient également leur  part reculer dans le financement des soins, pour la deuxième année consécutive.  En deux ans ils sont passés de 13,6 % à 13,3 %. La montée des  pathologies intégralement remboursées par la Sécurité sociale n’est pas la seule  explication. La réforme des contrats responsables, qui plafonne le remboursement  des dépassements d’honoraires, a réduit les coûts pour les mutuelles.

La consommation de soins et de biens médicaux n’a  progressé que de 1,8 % en 2015, alors que la richesse nationale augmentait  de 1,9 % en valeur. Elle pèse 8,9 % du PIB. La dépense par habitant  s’élève à 2.930 euros.

Loin du programme de régression sociale de l’opposition, qui souhaite notamment diminuer la part des dépenses prises en charge par la sécurité sociale, la publication de la Drees vient une nouvelle fois prouver que les politiques engagées par ce gouvernement depuis 2012 n’ont pas sacrifié, mais sauvegardé et renforcé notre modèle social.

Valérie Pécresse se désengage massivement des lycées franciliens.

Les lycées franciliens abordent la rentrée scolaire avec de légitimes sources d’inquiétudes. La nouvelle majorité régionale a décidé la suppression de près de 100 millions d’euros de crédits affectés à la rénovation et l’entretien des lycées. Du jamais vu dans notre région.

Valérie Pécresse aborde en effet sa première rentrée scolaire en tant que Présidente de Région avec déjà un bilan bien peu flatteur. Non seulement, aucun chantier de nouveau lycée n’a été lancé alors qu’il s’agissait d’une priorité de son programme électoral. Plus inquiétant encore, les sommes allouées dans son budget à la réparation, à la rénovation et à la maintenance des établissements franciliens du secondaire connaissent des baisses drastiques, sapant au passage l’ambitieux plan de rénovation lancé par la gauche. Concrètement, ce sont des centaines d’établissements qui devront rogner sur l’entretien et la sécurité de leurs locaux, au détriment de toute vision de long terme.

Loin de s’enorgueillir de ce désinvestissement massif dans nos lycées, la stratégie de la droite régionale est simple : faire diversion.
Indépendamment de la proposition aberrante de test de radicalisation pour les collégiens lancée par Geoffroy Didier, désavouée jusque dans son propre camp, l’été 2016 n’a pas pour autant calmé les ardeurs de la droite francilienne.
L’opposition du préfet de Région au financement par le Conseil régional de tests salivaires de dépistage de drogue pour les lycéens franciliens est particulièrement symptomatique du laisser-aller idéologique auquel se livre la droite, notamment en matière d’éducation.
Valérie Pécresse avait pourtant été mise en garde à de nombreuses reprises par le groupe socialiste et républicain de la Région quant au caractère « hors sol », démagogique, et stigmatisant de cette mesure. L’ensemble de la communauté éducative s’était également vivement opposé à cette proposition. Proviseurs, enseignants, infirmières scolaires, parents d’élèves et lycéens sont pourtant les garants du bon fonctionnement de notre système éducatif. Ils doivent à ce titre être écoutés et respectés car leur expérience de terrain est précieuse pour comprendre les véritables maux de notre école. En vain, Valérie Pécresse, comme toujours et en dépit du bon sens, s’est obstinée.

Plus généralement, la doctrine du nouvel exécutif en matière de politique éducative laisse pantois. Au lieu de concentrer ses efforts pour offrir aux élèves du secondaire les meilleures conditions d’apprentissage possibles, Valérie Pécresse a fixé des priorités toutes autres.
Le financement de l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public et laïc (gratuité des manuels scolaires pour les lycées privés) est la première décision prise par la nouvelle majorité.
Les politiques de lutte contre le décrochage scolaire et d’aide aux élèves en difficulté sont littéralement dépecées, alors qu’une politique régionale a été construite ces dernières années, en concertation avec les acteurs concernés et en lien avec la politique nationale. Or, ces politiques ont besoin de temps long pour porter leurs fruits.
Une pseudo autonomie des lycées en trompe l’œil à travers un budget participatif pour une poignée de lycées, qui veut transformer les proviseurs en recruteurs et prétend offrir la liberté pédagogique aux établissements.

L’Enseignement supérieur n’est pas épargné à quelques jours de la rentrée des premiers étudiants franciliens. La quasi-totalité des dispositifs en faveur de la démocratisation de l’enseignement supérieur pour les publics qui y ont peu accès a été tout simplement supprimé, ainsi que le soutien à l’emploi des étudiants modestes en bibliothèques universitaires qui leur permettait un emploi compatible avec leurs études.
Enfin, de manière purement idéologique et inquiétante, le dispositif d’accueil des étudiants étrangers, qui avait pourtant vocation à renforcer l’ouverture à l’international et l’attractivité des acteurs franciliens de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, n’existe également plus depuis cette rentrée.

En exergue du programme électoral de Valérie Pécresse en matière éducative, on pouvait lire : « Si elle est élue présidente de la région en décembre 2015, la priorité de Valérie Pécresse sera de sauver la rentrée 2016. »

La réalité, c’est que la rentrée 2016 marque une régression éducative sans précédent pour les lycéens, étudiants, et apprentis franciliens, remettant en cause le droit à la réussite pour tous les jeunes.