Région : les élus PS font l’apprentissage de l’opposition.

Article paru dans le Parisien du 30 mai 2016 :

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Sèvres, samedi 28 mai. Les conseillers régionaux socialistes des Hauts-de-Seine organisaient une première réunion pour faire le point sur leur action après leurs six premiers mois au sein de l’opposition.  (LP/Anne-Sophie Damecour.)

Expliquer leur action au sein de l’opposition et disséquer les décisions prises ces six derniers mois par la nouvelle majorité au Conseil régional d’Ile-de-France. Samedi matin, les cinq conseillers régionaux socialistes des Hauts-de-Seine (Nadège Azzaz, Roberto Romero, Nicola d’Astra, Benoît Marquaille et Catherine Lime-Biffe) organisaient à Sèvres une première réunion d’étape en présence d’élus locaux, militants et simples citoyens.

« Elle est très médiatique, elle surfe sur une position soi-disant sociale mais la réalité est tout autre. Elle est dans une posture », estime Catherine Lime-Biffe. Elle, c’est Valérie Pécresse, la nouvelle présidente (LR) de la Région. Qui selon les élus du département « exerce avec sa majorité une forme de violence envers ceux qui étaient en responsabilités sous la précédente mandature ». « Aujourd’hui Valérie Pécresse gadgétise l’action du conseil régional avec une vision extrêmement sécuritaire »,estime Nadège Azzaz, qui était tête de liste PS dans les Hauts-de-Seine en décembre. L’élue fait donc l’apprentissage de l’opposition dans une assemblée où fusent régulièrement les noms d’oiseaux.
« Nous essayons de peser dans le débat, ajoute Catherine Lime-Biffe. Nous sommes encore en phase de rodage pour exister ».

Les élus décortiquent ensuite les « effets d’annonce » de la présidente comme les tests salivaires dans les lycées et « les 100 % de départs en retraite non remplacés ». Sans oublier « l’enterrement du logement social régional » et les « budgets tronqués ». Autour de la table, Joachim Timotéo, l’un des deux conseillers départementaux PS des Hauts-de-Seine, ne peut que partager cette difficulté de se faire entendre. « Tout cela n’est pas très loin de ce qui se fait au conseil départemental, estime-t-il. Nous devons désormais essayer de travailler ensemble avec une complémentarité des actions politiques. » Les militants sont eux demandeurs d’éléments concrets. « C’est important pour nous d’avoir des arguments pour ensuite dénoncer sur le terrain la politique régionale », assure un militant boulonnais qui se retrouve régulièrement sur les marchés face aux « Pécresse boys qui occupent l’espace ».

Compte-rendu des 6 premiers mois de mandat des Elus Régionaux : ici/
crregions

 

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