PS Chaville
PS Chaville

Très forte baisse du chômage en mars.

Pôle Emploi a enregistré 60 000 demandeurs d’emploi en moins le mois dernier.
Du jamais vu depuis septembre 2000. Au total, il y avait, le mois dernier, 3,53 millions d’inscrits en catégorie A (3,79 millions avec les DOM), un chiffre en baisse de 1,7 % sur un mois et en hausse de 0,5 % sur un an.
Sur les trois premiers mois de l’année, la décrue reste importante, avec – 49 500 inscrits.
La mobilisation pour l’emploi reste totale.

Pass’contraception.

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Du temps de la majorité de gauche, la région Ile-de-France avait crée un Pass’contraception, une sorte de chéquier que les lycéennes parisiennes pouvaient se procurer auprès des infirmières de leur établissement, leur permettant d’accéder gratuitement et anonymement (et surtout sans en parler à leurs parents) à des contraceptifs et à des tests de dépistage.
La région ne s’était pas ruinée avec ce passe, et il n’avait d’ailleurs été utilisé que par 2.000 lycéennes.
« C’est évident, reconnait le Planning familiale, il fallait améliorer ce dispositif. Mais pas le supprimer. » 
C’est pourtant ce qu’a fait Valérie Pécresse, la nouvelle patronne de la région.
Toujours fidèle à ses convictions.
Lu dans Le Canard enchaîné du 8 avril.

COP21 : signature de l’accord de Paris, un pas en avant décisif pour le climat.

171 pays se sont réunis à New-York pour la signature de l’accord de la COP21, en présence du président de la République, François Hollande, et d’une soixantaine d’autres chefs d’État.

Objectif sans précédent, la communauté internationale s’engage à limiter le réchauffement de la planète nettement en dessous de 2°C d’ici la fin du siècle, sans abandonner le seuil des 1.5°C, crucial pour la survie de nombreux pays insulaires.

Face au plus grand défi qu’ait connu l’humanité, notre détermination devra sans cesse être renouvelée.

Le Parti socialiste veillera à ce que le soufflet ne retombe pas et que les intentions se traduisent dans la réalité. C’était le sens des 21 propositions des progressistes pour le climat, lancées à Paris le 21 octobre dernier avec les partis socialistes et démocrates européens. C’est, plus que jamais, le sens de notre engagement et de notre projet : bâtir la social-écologie.

Sur la voie du redressement.

Nous connaissons actuellement une période politique complexe, dans laquelle les messages sont brouillés. Et les discours sur les réussites, forcément insuffisantes aux yeux de ceux qui souffrent, ne sont pas audibles. Il est vrai que le chômage progresse peut-être plus lentement que précédemment, mais il augmente malgré tout et cette réalité prend le pas sur toutes les autres pour nos concitoyens qui font face chaque jour à leurs propres difficultés.
L’opposition parlementaire renforce ce sentiment et attise les braises, elle qui pourtant a mis le pays dans une posture périlleuse, aggravant la situation économie en creusant massivement les déficits et l’endettement entre 2002 et 2012 (+ 600 milliards d’euros entre 2007 et 2012).
Première priorité pour redonner des marges de manœuvres à l’Etat, le déficit public a été réduit tout au long des quatre dernières années. A – 5,1% du PIB en 2012 à l’arrivée de la gauche au pouvoir, il est aujourd’hui redescendu à -3,8%, les prévisions le plaçant à – 2,7% en 2017, laissant une marge de sécurité vis-à-vis de nos engagements européens et donc une capacité d’action supplémentaire pour faire face à l’avenir.
Le déficit de la sécurité sociale a suivi la même voie, s’établissant à 12,8 milliards d’euros contre 17,5 en 2012. Selon les prévisions, il aura diminué de moitié à la fin de l’année en comparaison de son niveau au début du quinquennat.
La croissance a fait son retour. En 2015, le PIB a augmenté de 1,1% alors que la croissance était quasiment nulle en 2012 à 0,2% seulement. En 2016, elle devrait atteindre 1,5%, chiffre généralement retenu par les économistes, comme seuil de baisse du chômage.
Le retour de la croissance a été rendu possible par une politique volontariste qui ont rendu l’économie de notre pays plus compétitive, notamment en redonnant des marges aux entreprises. Ainsi, le commerce extérieur de la France a vu son déficit baisser de près de 34 %, passant de 68 milliards d’euros en 2012 à 45 milliards en 2015. Ce n’est pas suffisant, mais les indicateurs se retournent et vont dans la bonne direction.
Ces bons résultats ne sont évidemment qu’un préalable. Les réformes entamées dès 2012 doivent maintenant porter leurs fruits au-delà des résultats économiques et permettre au plus grand nombre de retrouver un emploi. Il s’agit en tout cas d’un ensemble de signes positifs, démontrant que la politique menée par le gouvernement suit la bonne voie.

Panama Papers : la suite.

Transparence des rescrits fiscaux, lutte contre la fraude à la TVA, fin du secret bancaire. En proposant d’imposer aux multinationales la transparence fiscale pays par pays Bruxelles donne ainsi satisfaction à une vielle revendication du Parlement européen et des ONG qui accusaient les grandes entreprises de profiter des différences de législation et de l’opacité actuelle pour échapper à l’impôt.
Ce projet de directive comptable obligera, s’il est voté par les Etats membres et le Parlement européen, les entreprises, européennes ou non, qui réalisent un chiffre d’affaire annuel supérieur à 750 millions d’euros à rendre public les lieux où elles réalisent des profits et ceux où elles payent des impôts, ainsi que les données nécessaires pour analyser ces informations (chiffre d’affaire, nombre de salariés, nature de l’activité). Mais cette obligation s’appliquera uniquement aux filiales ou aux établissements situés dans l’un des 28 Etats membres: pour le reste du monde, seuls des chiffres globaux seront fournis. Même ainsi limité, il s’agit d’une première mondiale.
A l’étude depuis un an, cette proposition a été revu à la hausse à la suite des « Panama papers »: l’obligation de transparence sera étendue aux filiales situées dans une liste noire de paradis fiscaux que la Commission doit présenter dans les prochaines semaines, comme s’y est engagé Pierre Moscovici, le commissaire européen à la fiscalité. Une liste qui laisse présager de belles bagarres, certains Etats membres n’ayant aucune liste de paradis fiscaux, comme l’Allemagne, alors que d’autres disposent de listes à rallonge, comme le Portugal qui y a inscrit quasiment la moitié de la planète. Une proposition est à l’étude de création d’une vraie liste européenne établie non pas à partir des listes nationales, mais de critères communs et assortis de sanctions communes. Pierre Moscovici voit dans les « Panama papers », l’occasion d’en finir avec la réticence des Etats à lutter contre la fraude et « l’optimisation » fiscale. C’est ainsi que nous ramènerons les citoyens qui doutent des partis démocratiques et de l’Europe vers la démocratie et vers l’Europe.
Reste qu’une partie de la gauche européenne ainsi que les ONG estiment que cette proposition ne va pas assez loin: en particulier, ceux-ci souhaitent que la transparence fiscale pays par pays s’applique à l’ensemble des pays de la planète. les problèmes sont mondiaux, la réponse doit l’être aussi. Les Panama Papers nous offrent une opportunité extraordinaire de prendre le leadership dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

 

Evasion fiscale : 1 400 milliards de dollars dans la poche des multinationales américaines.

Les plus grosses entreprises américaines, Apple en tête, ont placé 1 400 milliards de dollars (environ 1 200 milliards d’euros) dans des paradis fiscaux entre 2008 et 2014 afin de réduire leurs impôts. Pour ce faire, elles ont utilisé un réseau «opaque et secret de plus de 1 600 filiales», selon l’étude d’Oxfam America. Résultat : «plus de 43% des bénéfices réalisés par les multinationales américaines à l’étranger proviennent de paradis fiscaux, qui ne représentent pourtant que 4% de leur masse salariale et 7% de leurs investissements en dehors des Etats-Unis».
Parmi ces paradis fiscaux, l’exemple des Bermudes est plutôt parlant. «En 2012, les compagnies américaines ont déclaré avoir réalisé 80 milliards de dollars de profits» sur cette île, soit un «montant supérieur à la totalité des bénéfices cumulés au Japon, en Chine, en Allemagne et en France». Pourtant, le rapport souligne que les Bermudes représentent «moins de 0,02% de la masse salariale» des multinationales ayant des filiales immatriculées sur l’île.
Cette évasion fiscale massive coûterait 111 milliards de dollars aux finances publiques américaines. «Quand les compagnies ne payent pas leurs impôts, vous payez la facture», assure l’organisation. Pour compenser le montant des évasions fiscales, Oxfam America chiffre : «Chaque contribuable devrait payer 1 026 dollars par an.» Sur son site, l’organisation précise : «En 1952, l’impôt sur les sociétés couvrait 32% du budget fédéral des Etats-Unis. En 2014, c’était seulement 10,6%».
Ces compagnies causent aussi une perte de «100 milliards de dollars chaque année pour les pays en développement». L’organisation qui lutte contre la pauvreté dans le monde estime que cette somme permettrait de«quadrupler les dépenses pour l’éducation dans les 47 pays les plus pauvres du monde, fournir les soins de premières nécessités à 2,2 milliards de personnes chaque année et de fournir de l’eau potable à 2,2 milliards de personnes».
«Un retour sur investissement incroyable», c’est ainsi que l’étude dénonce le lobbying mis en place par ces multinationales. «Pour chaque dollar dépensé, ces cinquante groupes ont bénéficié collectivement de 130 dollars d’allégements fiscaux et de 4 000 dollars de prêts fédéraux ou de renflouement.» Le rapport pointe : «De façon ironique, ces multinationales qui s’appuient sur une armée de lobbyistes pour influencer les décisions fédérales sont parmi les principaux bénéficiaires des impôts payés par les contribuables.»

Publication du nouvel atlas du Grand Paris.

À l’occasion du Salon des maires d’Île-de-France, le syndicat mixte Paris Métropole vient publié le deuxième tome de l’Atlas des collectivités du Grand Paris.

Ce deuxième recueil cartographique complète le premier tome sorti en janvier dernier, qui abordait les nouvelles dynamiques intercommunales au 1er janvier 2016. Ces deux documents sont issus des travaux du groupe « Articulations territoriales » de Paris Métropole. recueil_cartographique-tome_2

Travaillant à la définition de leurs nouveaux projets de territoires, les élus ont sollicité Paris Métropole pour aller plus loin dans ce deuxième ouvrage : ils ont souhaité que la réflexion sur les dynamiques territoriales soit détaillée au niveau communal, véritable moteur de chaque intercommunalité.

Afin de mettre en relation différents niveaux d’analyse, les données sont représentées à l’échelle communale et les cartes sont regroupées en 3 thématiques :

1/ Les cartes générales qui brossent le panorama institutionnel et les projets en cours ;
2/ Des cartes relatives aux caractéristiques démographiques et socio-économiques des habitants de l’agglomération ;
3/ Des cartes relatives aux territoires quant à la localisation de l’emploi, aux questions de logement et de richesse locale.

Ce Tome 2 est publié en téléchargement gratuit sur les sites internet :
recueil_cartographique_regroupements_intercommunaux_au_1er_janvier_2016.pdf
http://www.iau-idf.fr/fileadmin/NewEtudes/Etude_1214/Recueil_carto_paris_metropole.pdf
http://cassini.apur.opendata.arcgis.com/
http://carto.apur.org:8080/page_accueil/

La Banque européenne d’investissement abonde au financement du Grand Paris Express.

Une enveloppe de 2,1 Milliards € de nouveaux financements en faveur de projets accélérateurs de croissance et d’emploi. Dans le cadre du développement des infrastructures, 1 Md € a été accordé à la Société du Grand Paris, soit près de la moitié.

Plus précisément, ce milliard prêté par la BEI financera la construction de la ligne 15 Sud (Pont de Sèvres – Créteil), première ligne du Grand Paris Express, dont la mise en service en prévue pour 2022. grand-paris-express-tout-sur-la-ligne-rouge-sud-pont-de-sevres-noisy-champs/Ligne15

Dans le domaine des transports, le financement consenti à la France pour le nouveau métro atteint un montant record.

La BEI avait déjà consenti en juin 2015 un financement de 700 millions d’euros pour le renouvellement du matériel roulant sur le réseau de transport public d’Île-de-France.

La crise a un nom : évasion fiscale !

1000 milliards d’euros échappent chaque année à la fiscalité des Etats-membres. C’est la conclusion d’une enquête publiée par l’Union européenne.
Par comparaison, le déficit pour la France en 2013 était de « seulement » 75 milliards d’euros.
L’oligarchie financière a réussi à faire passer pour une « crise » ce qui n’est qu’un détournement accéléré de richesses dans de moins en moins de mains.

De la source à l’évasion.

La délinquance fiscale représente plus que le budget des ministères régaliens (armée, police, justice, affaires étrangères), plus que le fameux 3 % de déficit budgétaire dont on nous rebat les oreilles et plus que le paiement des intérêts de la dette publique. La fraude fiscale mine le monde et met les États en péril. Si les impôts et cotisations sociales étaient payés par tous, il n’y aurait plus aucun déficit des budgets des États ni des comptes sociaux. Merci aux journalistes d’investigation dans cette affaire des panama papiers.
François Hollande a assuré que les révélations dites des « Panama Papers » donneront lieu « à des enquêtes des services fiscaux et à des procédures judiciaires ». Il a également remercié les lanceurs d’alerte pour ce travail.

A ce propos, une proposition dans la loi Sapin 2 pourrait aboutir à la création d’un statut pour protéger juridiquement et financièrement les lanceurs d’alerte qui en ont bien besoin car certains en payent lourdement les conséquences dans leur vie professionnelle et privée. « C’est un dispositif qui se veut exemplaire », a promis Michel Sapin. Il devrait permettre de rattraper le retard pris par la France après plusieurs reculades. A suivre.