PS Chaville
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Conseil Régional du 18 et 19 février : intervention de Catherine Lime Biffe

Rapport  » 100 000 nouveaux stages pour les franciliens » – discussion générale

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux

Les stages ne sont pas des emplois.

La période de stage permet à l’élève de mettre en pratique des savoirs acquis à l’école et de prendre pied dans l’entreprise. C’est une continuité dans leur formation.

Il arrive qu’un stage se transforme en contrat de travail, mais un stage n’est pas un emploi. Le nombre de stages a doublé depuis 10 ans sans contribuer à réduire le taux de chômage des moins de 25 ans.

Devant cette augmentation, et face aux abus souvent constatés dans les entreprises qui rémunéraient un emploi au prix d’un stage, le Gouvernement a légiféré pour donner plus de garanties aux jeunes stagiaires.

100 000 stages pour les jeunes en Ile de France, c’était un axe de communication durant votre campagne, vous en faites une délibération pour le Conseil Régional.

Sur le papier, c’est beau, c’est ambitieux. Et même sur le papier nous sommes d’accord avec votre initiative. Notre priorité, c’est la jeunesse.

Dans la réalité, votre proposition est mal ficelée.

Tout d’abord vous mélangez toutes sortes de stages bien différents : les découvertes en entreprises, les apprentis, les écoles de la 2ème chance, les jeunes en insertion, les étudiants en Universités. De quelques jours à plusieurs mois, vous mettez tous les stages dans le même sac.

Vous n’établissez ni état des lieux des parcours des stagiaires, de leurs difficultés ou non, de leurs attentes pour que les stages répondent certes aux besoins des entreprises mais aussi des stagiaires, ni particularités sur les territoires.

Vous proposez d’ajouter un site internet pour une multitude de profils de stagiaires différents qui doivent déjà faire face à une somme impressionnante de sites.

Par ailleurs, vous mettez toutes les entreprises ou les structures qui reçoivent une subvention de la Région dans la même obligation d’accueillir des stagiaires, sans tenir compte de leurs tailles, de leurs contraintes, ouvrant là des risques d’abus.

Enfin, votre proposition ne permet aucunement la possibilité d’un contrôle de l’effectivité des stages, ou de leur aspect qualitatif.

100 000 stages : C’est un chiffre en l’air que vous lancez, puisque personne ne peut dire combien il y a de stages en Ile de France en ce moment même. Alors dans un an….

Le résultat ? Il y aura trois lignes dans les journaux pour faire le compte rendu de notre séance plénière, et les adhérents des Républicains seront contents que vous teniez vos engagements de campagne. On se fait plaisir.

La réalité, c’est que les jeunes n’auront pas vu leur situation s’améliorer en Ile de France avec votre proposition.

La réalité, c’est que les jeunes issus des quartiers populaires continueront à plus galérer que les autres, qu’ils n’auront pas plus de réseau si essentiel pourtant pour trouver un stage ou un emploi.

Et pourtant, la Région francilienne se doit de favoriser les échanges entre les jeunes qui n’ont pas de réseau et les acteurs de la vie active, entreprises, associations.

Donner à chaque jeune les clés pour cultiver son propre réseau, c’est non seulement lui ouvrir un horizon, mais aussi semer un champ fécond pour la société dans son ensemble.

Pour finir, La vérité c’est que les jeunes, ce ne sont pas des stages dont ils veulent. Ce sont des emplois stables.

Aujourd’hui ce sont eux qui souffrent des contrats les plus précaires sur le marché du travail.

L’année dernière, pour la première fois, le taux de chômage des moins de 25 ans a reculé de 3 points en Ile de France, du fait de la politique offensive du gouvernement depuis 2012, et notamment les contrats d’avenir. Je vous invite par ailleurs à regarder en détail le bilan des Emplois Tremplins.

La jeunesse c’est notre avenir, notre richesse.

Elle mérite toute notre énergie et notre sérieux sur la question de la formation et de l’emploi.

Voici le logo de la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024.

LogoParis
La semaine prochaine, Paris-2024 dévoilera les détails de son projet – sites, vision, héritage, film manifeste – et lancera le site internet du dossier parisien qui sera opposé à Budapest, Los Angeles et Rome lors de l’élection de la ville hôte des jeux Olympiques d’été 2024, le 13 septembre 2017, à Lima.

 

Ouverture des commerces le dimanche.

Le Conseil municipal de Chaville a accordé l’ouverture des commerces à Chaville 12 dimanches par an pour 2016.

Jusqu’à présent, le maire pouvait accorder jusqu’à 5 dimanches d’ouverture.
Cette décision découle d’un dispositif de la loi Macron. Ce dispositif repose sur la croyance que l’ouverture des commerces le dimanche est bon pour l’économie, bon pour l’emploi.
Malgré que des études ont prouvé que l’extension des ouvertures le dimanche ne créée pas de chiffre d’affaires supplémentaire : les clients n’achètent pas plus, ils achètent à un moment différent.
Concernant l’emploi, là encore l’ouverture du dimanche n’en crée pas, au contraire elle en supprime en détruisant le petit commerce de centre-ville.
Ces ouvertures créent des contraintes réelles pour les salariés à qui on ne donne souvent pas le choix de travailler ou pas le dimanche.
Ces ouvertures ont aussi un poids non négligeable dans notre consommation d’énergie.
Le dimanche doit continuer à être un jour de repos, de retrouvailles entre amis ou en famille. En ouvrant la porte à ces dérogations dominicales, on donne le sentiment qu’il serait normal d’abandonner le jour de repos dominical, que tout doit fonctionner à cent pour cent sept jours sur sept. Nous mettons le doigt dans une spirale infernale au nom du précepte « travailler plus pour gagner plus. »
« Le temps du repos, surtout celui dominical, nous est destiné pour que nous puissions profiter de ce qui ne s’achète pas et ne se vend pas ». Cette phrase est empruntée au Pape François.

Nous avons émis un avis défavorable à l’ouverture des commerces 12 dimanches par an.
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Des nouvelles de l’hôpital et des urgences intercommunales.

En Avril 2015, les urgences de l’hôpital de Sèvres fermaient. Peu de temps auparavant, la maternité avait déjà fermée. Urgences et maternité étaient transférées à l’hôpital de St Cloud.

La direction du Centre hospitalier des 4 Villes (St Cloud, Sèvres, Ville d’Avray, Chaville) projetait de créer un cabinet médical d’urgence privé dans l’enceinte de l’hôpital de Sèvres. Sa directrice, Mme Pacreau, annonçait dans le Parisien d’avril  espérer pouvoir ouvrir en juin. Depuis, rien ne s’est concrétisé.

La chef de service des urgences de l’hôpital de Saint-Cloud témoigne.
« Le transfert du service des urgences a été difficile pour le personnel qui devait être réaffecté – les urgences de St Cloud ayant déjà leur quota de personnel. Une infirmière jour a démissionné, une autre a été affectée en salle de réveil, une troisième a été mutée en gériâtrie. Une aide-soignante a démissionné pour être embauchée aux urgences de Neuilly.
Du 1er Avril au 30 Septembre 2014, il y a eu 5000 urgences à St Cloud. Du 1er Avril au 30 Septembre 2015, il y a eu 3800 urgences de plus. Le service des urgences a donc fallu géré 8800 urgences avec le même effectif. Il y a un manque criant d’une personne à l’accueil en permanence 7 jours sur 7. Actuellement, à l’accueil, une aide-soignante reçoit de 11h à 19h du lundi au vendredi. »

A ce jour, les urgences de St Cloud déplorent des moyens insuffisants pour un bon fonctionnement du service.

Fusion des Hauts-de-Seine et des Yvelines : Un projet délirant en contradiction avec la Métropole du Grand Paris.

92-78Patrick Devedjian, Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine et Pierre Bédier, Président du Conseil départemental des Yvelines, ont décidé tous les deux, dans leur coin, de fusionner leurs départements.
A l’heure où la Métropole du Grand Paris vient élire son premier président et inaugurer une nouvelle ère pour notre département, Patrick Devedjian choisit de tourner le dos à Paris et aux autres départements pour fusionner avec les Yvelines.

Cette volonté unilatérale intervient à contre-temps. Elle n’est motivée par aucune logique économique, sociale, géographique et politique, mais uniquement par des arrières-pensées politiciennes et claniques qui visent à paralyser la métropole naissante installée depuis le 1er janvier dernier et à complexifier encore le jeu institutionnel.
D’un côté, les communes du 92 seront membres de la Métropole, de l’autre, le Département, hors sol, fusionne avec les Yvelines dont les communes sont en dehors du périmètre métropolitain.
D’un côté un département, le 78, qui compte encore de nombreux secteurs ruraux, et de l’autre le 92, un département totalement urbanisé et tourné vers Paris.
Cette décision va à rebours de l’Histoire. Elle est en complète contradiction avec le centre de gravité de la métropole qu’est Paris et la continuité territoriale des villes de la première couronne avec la Métropole.
M. Devedjian ne fera par exemple croire à personne que La Défense constitue le prolongement de Versailles. Pour tous les investisseurs étrangers, La Défense, c’est Paris.

Ce projet est un véritable déni de démocratie. Alors que les élections départementales se sont tenues il y a moins d’un an, aucun des programmes politiques proposés alors par la Droite pour chaque canton– pas même celui de Patrick Devedjian – n’a évoqué cette orientation. Et on voudrait aujourd’hui imposer ce choix sans aucune consultation de la population !! Nous demandons donc l’organisation d’un référendum pour que les Altoséquanais puissent se prononcer clairement.

Si nous voulons simplifier et rendre plus efficace le dispositif institutionnel, il faut supprimer un échelon au sein de la Métropole et que cet échelon devrait être, à l’échéance de 2020, le département. Pourquoi donc marier aujourd’hui deux départements dont l’un est appelé in fine à disparaitre et à fusionner dans la Métropole du Grand Paris ?

Nous fairons tout pour que ce projet rejoigne les cartons des mauvais rêves des élus qui ne pensent qu’à leur seul intérêt politique.

Le 92 à l’honneur.

La maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a reçu samedi soir le prix « Casserole  » de l’association « Anticor » contre la corruption et pour l’éthique en politique. Elle succède à… Patrick Balkany maire LR de Levallois-Perrte, primé l’année dernière.Anticor

Son addiction à l’argent, l’existence de 102 lingots d’or sur son fameux compte au Luxembourg et ses pratiques clientélistes ont été récompensés à juste titre.

La probité publique est la priorité pour faire barrage aux extrêmes. Le sentiment de tous pourris bien qu’étant loin d’être vrai est la première cause de discrédit de la chose politique.

A noter que notre député maire Jean-Jacques Guillet n’est plus depuis ce week-end président LR du 92 : Philippe Juvin, maire de la Garenne-Colombes et député européen lui succède.