PS Chaville
PS Chaville

LE REDRESSEMENT CONTINUE

Et il produit des résultats. La première baisse du chômage depuis 2007 n’est pas une coïncidence de calendrier. C’est le résultat d’efforts pénibles malgré les moqueries et les lazzis. Le temps des réformes est toujours plus long que celui des élections. Rien ne nous est épargné. Même la presse dont la tâche est d’informer fait silence sur notre bilan et notre projet dans les régions. Elle a décidé d’écrire un autre récit. Elle rêve d’un, deux, trois 21 avril dans les régions, quitte à tordre les faits. Elle veut « essayer » le Front national, pour voir… Mais en politique, on ne joue pas avec les frissons. Il s’agit de changer la vie des gens en mieux. Qui peut croire que c’est l’extrême droite avec son projet et la droite avec son bilan des années 2002-2012 qui en sont capables ? Contrairement à d’autres, les socialistes apprennent de leur histoire.

 « C’est le premier tour qui fait le deuxième tour. Et à vouloir faire le deuxième tour avant le premier, on peut  perdre les deux, ça nous est déjà arrivé », a averti Cambadélis, le premier secrétaire du PS. Quoi qu’il se passe au deuxième tour, les meilleures conditions seront d’avoir réussi un bon premier tour. Il faut couper court au cynisme, au défaitisme ou à cette détestable fascination morbide pour le Front national : la gauche est le meilleur rempart contre le retour en arrière.

Découvrez et partagez notre projet pour une Île-de-France humaine !

Ce projet, je l’ai pensé avec vous et je l’ai voulu pour vous. Il vous ressemble. Il nous rassemble. Il promeut une région de valeurs, une Île-de-France humaine. Il vise à apporter des solutions aux poisons de votre quotidien, à transformer vos soupirs en sourires. Il prépare notre avenir commun. Il tient en un mot : ensemble.
Ensemble, ce sera la trame de tout le mandat qui vient. Vous bénéficierez d’un budget participatif et d’une conférence citoyenne permanente pour évaluer constamment la politique de la Région.
Claude Bartolone

 LE PROJET 156 pages.            160 propositions pour l’Île-de-France.

Consulter le projet
Ce   projet c’est 12 engagements, 160 propositions pour 12 millions de   Franciliens.

Les 12 engagements pour 12 millions de Franciliens de Claude Bartelone.

Claude Bartolone, tête de liste aux régionales 2015 pour l’Ile de France, a dévoilé ses 12 premiers engagements pour la Région. Emploi, transports, formation, jeunesse, ce programme allie progrès social, économique et écologie pour une Ile de France humaine et solidaire.

1 • Transports, on accélère !

Nouveaux rythmes : mise en place progressive d’un réseau 24/24 dans les transports franciliens d’ici les Jeux olympiques.

Services aux voyageurs : la Région réclamera à l’Etat les 800 millions d’euros par an pendant 10 ans, permettant de remettre à niveau le réseau ferré francilien (rails, caténaires, aiguillages). La Région accélèrera les calendriers de renouvellement des matériels roulants (fin du renouvellement de la totalité des trains RER avec priorité aux RER B, D puis C, Transiliens et vieux tramways (T1) avant la fin de la mandature).

Régularité : après la 14, la 1 et la 4 (qui va être lancée), la Région engagera l’automatisation des lignes 11 et 13 du métro. Côté RER et Transilien, la Région généralisera à toutes les lignes et sur tous leurs tronçons le pilotage automatique avec conducteur aujourd’hui prévu pour le seul RER A sur son seul tronçon central.

Connectivité : la 4G sera accessible dans tout le réseau, en stations, dans les trains,
y compris dans les réseaux souterrains.

Sécurité : création d’une police des transports, c’est-à-dire un corps unique regroupant tous les agents de sécurité des opérateurs. Pour plus d’efficacité, la Région mettra en place un centre de supervision et de décision unique rassemblant tous les postes de contrôle des opérateurs et de la police et de la gendarmerie. A partir de 21h, la présence humaine sera renforcée sur le réseau du métro, des RER et Transilien. La Région mettra enfin en œuvre le principe « arrêt à la demande » sur les bus, et notamment les Noctiliens, qui disposeront de la présence d’un agent en plus du conducteur.

Égalité territoriale : la Région investira massivement dans la grande couronne. Les lignes 17 et 18 du Grand Paris Express seront mises en chantier et le calendrier de la ligne 18 pour aller jusqu’à Versailles sera accéléré (pour une mise en service en 2027 au lieu de 2030). Un « plan bus Grande couronne » sera lancé avec notamment 1000 chauffeurs pour renforcer l’offre de bus (instauration du standard de qualité de service « un bus au moins tous les quarts d’heures »), ainsi que le développement de lignes de bus express sur les autoroutes et les grandes voies structurantes radiales du réseau routier francilien.

Fiscalité écologique : mise en place d’une écotaxe régionale pour les poids-lourds en transit intégralement consacrée au financement des transports collectifs.

2 • L’exigence environnementale

Sortir du diesel : création d’une prime régionale à la casse pour tous les propriétaires d’un véhicule professionnel ou utilitaire diesel.

Voiture électrique : déploiement de l’auto-partage (model Autolib’) partout dans la région et installation de bornes de rechargement électrique pour les particuliers aux quatre coins de l’Ile-de-France.

« Bonne bouffe » : création d’une ceinture maraichère en grande couronne pour favoriser le « made in Ile-de-France » et permettre aux Franciliens de consommer local. Les cantines de nos lycées se fourniront dans ces fermes à taille humaine.

Clause social-écologique : le budget de la Région prendra en compte, dans tout projet et tout financement, l’exigence de protection de l’environnement. Critérisation des aides régionales renforcées.

3 • Investir dans la jeunesse

Seconde chance : lancement d’un plan régional Réussites dans les lycées et CFA : objectif zéro décrocheur.

Ouverture au monde : la Région participera à l’Erasmus des apprentis.

Université : revalorisation du chèque santé à hauteur de 120€ par an pour que chaque étudiant puisse accéder à une mutuelle.

Logement étudiant : construction de 4000 logements étudiants par an sur la prochaine mandature.

4 • Priorité culture

Budget : garantie de la croissance culturelle (maintien du budget).

Jeunes : lancement du plan Culture et Arts au Lycée permettant de favoriser la création de projets culturels au sein de tous nos établissements, avec le recrutement de 100 médiateurs culturels.

Création : élargissement du 1% artistique dans les politiques régionales d’investissement afin de développer la création.

5 • Booster l’emploi

Entreprendre : simplification et accompagnement pour la création d’entreprises.

Soutien aux PME : Amplification du dispositif régional PM’UP et mise en place d’un fonds d’investissement régional public/privé dédié au renforcement de la compétitivité de nos entreprises, à la transition vers l’industrie du futur et à la reconversion des friches industrielles.

Premier emploi : création de 5 000 emplois-jeunes régionaux supplémentaires.

6 • Droit au logement

Premier logement : la garantie locative étendue à tous les jeunes.

Pouvoir d’achat : encadrement des loyers déployé dans toute la région.

Solidarité : conditionnement des aides régionales au respect de la loi SRU.

7 • La santé à moins de 15 mn de chez vous

Accès à la santé : lancement d’un plan régional de lutte contre les déserts médicaux ruraux et urbains, avec le renforcement des incitations à l’installation de médecins et aide spécifique aux praticiens qui s’engagent à modérer leurs honoraires.

Proximité : développement d’une offre médicale de proximité avec le renforcement de l’installation regroupée des praticiens dans des Maisons de Santé.

8 • Bien vivre sa vie de sénior

Bénévolat : soutien des activités associatives, culturelles et sportives des séniors.

Alzheimer : lancement d’un programme régional de financement de Maisons spécialisées dans l’accueil des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer.

9 • Aux côtés des familles

Petite enfance : lancement d’un programme régional d’investissement en faveur du développement des crèches à horaires décalés.

10 • Vivre ensemble

Egalité réelle : les Droits des femmes, déclarés grande cause régionale.

Discriminations : inscription dans les critères de la commande publique de l’égalité salariale et de lutte contre toutes les discriminations.

Tolérance : mise en place d’une semaine régionale d’éducation et de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le sexisme et l’homophobie.

11 • Oxygéner la démocratie régionale

Inclusion citoyenne : mise en place d’un budget participatif à hauteur de 5% du budget d’investissement de la région hors transport.

Evaluation :  institution d’une « Conférence Citoyenne Permanente », composée de franciliens tirés au sort et appelés à évaluer la politique conduite par la Région.

12 • Fiscalité zéro

Engagement : zéro augmentation de la fiscalité régionale pour les contribuables et les entreprises.

Tribune groupe socialiste – Octobre 2015 – Chaville Magazine.

Début septembre, vous avez été nombreux à nous solliciter sur les nouvelles lignes du Chavilbus.
En effet, la ligne rouge a été modifiée et ne dessert plus ni le Marché, ni le Cours Général de Gaulle.
C’est un véritable problème pour les personnes âgées et/ou à mobilité réduite qui ne peuvent plus accéder aussi facilement aux commerces du centre-ville, à la mairie, au CMAC (Club Municipal des Anciens de Chaville) et au CCAS.
Nous demandons que les deux arrêts supprimés soient rétablis rapidement.
Nous avons découvert comme vous les nouveaux commerces du centre-ville. Deux supermarchés bio (Naturalia et La Vie Claire) se sont installés dans les nouveaux bâtiments. En face, « Nature et Compagnie » est déjà installé depuis de longues années et reconnu pour la qualité de ses produits et conseils au-delà de Chaville.
On ne peut que dénoncer cette situation absurde qui crée une concurrence inutile entre trois commerces sans apporter de plus-value aux Chavillois en terme de service.
Plusieurs fois, nous avons essayé d’avoir un compte rendu de la commission dédiée aux commerces du Centre Ville depuis plusieurs mois, sans aucun résultat. C’est pourtant un point essentiel attendu par tous les Chavillois qui souhaitent une ville plus animée.
On peut craindre pour la suite quand on voit les « brillantes » initiatives décidées par la commission.
Pour ces deux sujets, une consultation des Chavillois en amont aurait été nécessaire, car c’est ensemble que nous vivons la ville: questionnaire internet ? réunion publique ? Plusieurs méthodes existent, ce qui manque, c’est la volonté politique de l’équipe en place.
Le prochain conseil municipal est le jeudi 15 octobre. Nous restons à votre disposition si vous avez des questions.

Référendum : les chiffres.

RésultatOui

Lors de sa conférence de presse, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé deux initiatives :

Une lettre adressée à l’ensemble des chefs de files dans les régions, afin de leur proposer un contact pour poursuivre la discussion, «car l’unité peut se faire, dès le 1er tour ». Lettre-aux-chefs-de-file-europe-ecologie-les-verts-et-parti-communiste-francais-en-regions/l
Roberto Romero, vice-président de la Région Ile-de-Feance, rappelle que « ce que nous avons fait à la Région, nous l’avons fait ensemble, pour les franciliens. C’est vrai du Pass Navigo unique, du plan transports, de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle ou des politiques. Ce bilan est bon, il est le fruit d’un travail collectif. »  Nadège Azzaz, tête de liste socialiste du 92 pour les régionales, espère que les discussions vont reprendre et vont pouvoir aboutir. Elle estime que « Les propositions formulées par Claude Bartolone sont de nature à rassembler la gauche, les écologistes et même tous les humanistes. A partir du travail fait par l’équipe de Jean-Paul Huchon, il propose d’amplifier les politiques régionales au service de ceux qui en ont le plus besoin ».

La deuxième initiative annoncée est une lettre aux «compagnons de l’unité». Comme l’a rappelé le Premier secrétaire, «puisque 250 000 personnes ont voté nous leur adresserons une lettre qui est la préfiguration de l’alliance populaire que nous voulons fonder après les régionales».

Oui à l’unité !

 

CeWeekendRéfUnitéVoteUni

Pourquoi ce référendum

« Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?»

Du 16 au 18 octobre 2015, chaque citoyenne et chaque citoyen pourra personnellement répondre à cette question.

Ce référendum sur l’unité est une initiative de plusieurs partis politiques de gauche dans un moment particulier pour notre pays, où l’extrême droite se banalise et la droite s’extrêmise.
      

Votre voix compte !

Face aux divisions, il faut défendre l’union car ce sont les régions qui agissent pour votre quotidien. Oui, pendant ces 3 jours, chaque voix compte pour pousser à l’unité de la gauche et des écologistes !

Pourquoi un référendum pour l’unité ?

Parce que chaque citoyenne et chaque citoyen doit pouvoir s’exprimer directement, au-delà des appareils politiques, pour l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales.
Parce que les Françaises et les Français ont besoin de régions solidaires, humaines et écologiques qui améliorent leur quotidien.
Parce que l’unité de la gauche et des écologistes est le meilleur rempart contre une droite qui veut défaire les régions solidaires et une extrême droite qui veut défaire la République.

Qui peut voter ?

Ce vote est ouvert à toute personne qui se retrouve dans les valeurs de la gauche, des écologistes et de la République.

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« Près de chez moi » : Des urnes seront installées dans plus de 2.000 points de vote en France pour permettre aux citoyens de s’exprimer. Les lieux de vote et leurs horaires sont consultables en ligne sur le site Internet http://www.referendum-unite.com/ou-voter/.
A Chaville, vendredi 16 octobre de 18h00 à 19h30 à la Gare rive droite et sur le marché avenue Roger Salengro samedi 17 octobre de 10h à 13h.
Il sera demandé, pour chaque participant, de préciser sur un registre d’émargement les informations suivantes : Nom, prénom, adresse électronique et/ou postale et date de naissance

« En ligne » : Les internautes peuvent voter en ligne sur le site Internet dédié.
Rendez-vous sur http://jevote.referendum-unite.com/ à partir de vendredi 8h et ce jusqu’à dimanche 20h pour faire entendre votre voix !

Chaque vote est soumis à l’acception de la charte d’engagement.

 

La métropole du Grand Paris, instance de gouvernance entre Paris et son agglomération, n’est pas encore née qu’elle est déjà vivement critiquée.

Coquille vide, périmètre à revoir, retards… La création de la métropole du Grand Paris est prévue pour le 1er janvier 2016.

La métropole sera un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Elle sera constituée de 131 communes, dont Paris, soit toutes les communes de la petite couronne, avec en plus Argenteuil et les six communes de la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne. La métropole sera dotée d’un conseil métropolitain d’environ 210 élus et installée à Paris. Elle disposera de quatre grandes compétences : l’aménagement de l’espace métropolitain, la politique locale de l’habitat, le développement économique et la protection de l’air et de l’environnement.
Les deux premières compétences ne seront en revanche transférées qu’à partir du 1er janvier 2017. La métropole n’aura aucun pouvoir pendant un an, les compétences étant différées à 2017.

La métropole ne pourra en effet se charger ni de l’élaboration du schéma de cohérence territoriale (Scot), ni du plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement (PMHH) avant cette date… Elle pourra en revanche travailler à l’élaboration du plan climat air-énergie territorial dès sa création en 2016. Certaines compétences opérationnelles, comme les opérations d’aménagement ou la constitution de réserves foncières ne seront quant à elles exercées par la métropole que si elles sont reconnues d’intérêt métropolitain. Un intérêt métropolitain qui doit être défini avant le 31 décembre 2017. D’ici là, les compétences sont exercées par les établissements publics territoriaux (EPT) qui constituent la métropole.
Celle-ci est en effet organisée en douze EPT (Chaville se trouve être dans l’EPT Grand Paris Seine Ouest (GPSO) avec Boulogne, Issy, Meudon, Sèvres, Vanves, Ville d’Avray, Marnes-la-Coquette), comprenant chacun au moins 300.000 habitants. Il s’agit d’EPCI sans fiscalité propre (sauf de 2016 à 2020 où ils percevront la cotisation foncière des entreprises), soumis aux dispositions applicables aux syndicats de communes.
Le préfet de région a dévoilé en juillet 2015 la carte de ces douze futurs territoires envisagés. Il est actuellement soumis aux communes membres ( voir combien-de-conseillers-territoriaux-a-chaville-dans-le-cadre-de-la-future-metropole-du-grand-paris/GPEssoneCes EPT seront dotés dès le 1er janvier 2016 de l’ensemble des compétences des EPCI préexistants et de celles fixées par la loi, à savoir : politique de la ville, assainissement et eau, gestion des déchets et assimilés. Ils devront élaborer un plan climat air-énergie, compatible avec celui de la métropole, et un plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) qui devra être soumis pour avis simple à la métropole.

Il est prévu que la métropole ait une compétence infime en matière de PLU : le texte prévoit qu’elle donnera un avis sur les PLU élaborés par les intercommunalités et si une commune n’est pas d’accord, il y aura un droit de veto des intercommunalités.
Le périmètre géographique du Grand Paris est également critiqué. A force de ne vouloir faire de peine à personne, on perd le fil de l’ambition. Il faudra revoir le périmètre de cette métropole. Et créer un sens à cette métropole !

Claude Bartolone détaille ses propositions sur les transports en Île-de-France.

Sécurité, adaptabilité, modernité, ponctualité : des mesures concrètes pour les transports en ‪‎IDF.

Retrouvez ci-dessous l’interview de Claude Bartolone telle qu’elle estparue dans la revue Mobilettre.

Transports

Depuis 2006 et la régionalisation du STIF, beaucoup de choses ont été faites pour améliorer et développer les transports franciliens. Mais la qualité de service ressentie par les voyageurs reste insuffisante ; les résultats de ponctualité sont loin des objectifs affichés. Quel est votre état d’esprit en ce début de campagne électorale ?
Claude Bartolone. Je mesure le travail qui a été accompli en dix ans. Sur tous les sujets qui relevaient de sa responsabilité, la région a énormément investi. Faut-il rappeler les 7,3 milliards investis dans le renouvellement et la rénovation du matériel roulant ? La multiplication par cinq du réseau de tramways ? Le Pass Navigo à tarif unique ? C’est la gauche qui s’est battue pour le plan de mobilisation des transports du quotidien, avec ses schémas directeurs des RER, ses prolongements de lignes, ses nouvelles infrastructures, parallèlement au Grand Paris.

L’héritage de Jean-Paul Huchon, en entrant dans la négociation du Grand Paris, c’est d’avoir fait comprendre qu’il fallait à la fois remettre le réseau historique à niveau et le connecter au nouveau réseau. Sarkozy proposait quelque chose de neuf mais oubliait l’existant.

Mon ambition, c’est donc d’accélérer, en supprimant les derniers boulets qui entravent la performance. Accélérer, ce n’est pas simplement compter les rames neuves et promettre que ça ira plus vite. Il faut agir fortement sur tous les éléments du système : mes propositions vont dans ce sens.

Il faut affecter 800 millions d’euros par an, pendant dix ans, à la régénération des infrastructures ferroviaires franciliennes. Comptez sur moi pour rappeler l’Etat à ses devoirs. Si on dit 800 millions, ce n’est pas pour dire qu’on a de l’argent, mais bien pour obtenir des résultats.

Comment expliquer aux usagers, justement, qu’ils devront encore attendre de longues années avant de constater des améliorations tangibles ?
La meilleure manière de montrer aux usagers qu’il se passe quelque chose, c’est de changer tous les trains. Sur le RER A, le renouvellement des rames à deux niveaux est bientôt achevé. L’appel d’offres du matériel roulant du RER E permettra de greffer les matériels du B et du D, puis du C. Les dernières lignes du Transilien seront elles aussi équipées de matériel neuf, de même que les plus anciens des tramways, comme le T1. Même s’il y aura encore des pannes, ces voitures neuves et modernes, avec de la vidéosurveillance et du wifi créeront un électrochoc dans la perception du système de transport.

Êtes-vous favorable à l’automatisation des lignes les plus chargées ?
Il faut jouer cette carte à fond. D’abord en poursuivant l’automatisation intégrale des métros : après les lignes 14, 1 et 4, il faut faire la 11 et je propose de rajouter la 13. Plus nous aurons une masse critique en termes de commandes, plus nous donnerons naissance à une filière industrielle française de l’automatisation.

Pour les RER et le Transilien, je propose un pilotage automatique avec conducteur. Il permettra une meilleure régularité, et une augmentation de capacité de 30 à 40%. Je suis prêt à prendre cette décision dès le début de l’année 2016, ce qui permettra d’obtenir, après le RER A (NDLR le pilotage automatique devrait être opérationnel en 2018 dans le tronçon central), le RER B en 2021 et l’ensemble du réseau en 2023.

J’insiste sur la modernisation du RER B : c’est un signal fort pour le dossier de candidature aux Jeux olympiques. On n’attendra pas d’avoir gagné pour engager la rénovation complète de la ligne.

Vous insistez sur les fondamentaux : l’infrastructure, le matériel, l’exploitation. Mais les transports modernes, ce sont aussi pour les voyageurs des supports dématérialisés et multiservices, une information multimodale de qualité et accessible, des accès 3G ou 4G… Que proposez-vous ?
Il faut mettre le paquet sur le numérique. Le temps subi doit devenir un temps géré. L’information en temps réel doit être disponible partout, en ligne et en stations avec le wi-fi, en tunnels avec la 3G et la 4G dont il faut accélérer le développement. Et quand je dis information en temps réel, cela va jusqu’à la disponibilité des ascenseurs et des escaliers mécaniques – c’est notamment essentiel pour les personnes à mobilité réduite.

S’agissant de la billettique, il faut étendre les fonctionnalités du Pass Navigo à d’autres services de mobilité tels qu’Autolib, les parkings relais, le covoiturage, les taxis, les services en gares…

Je pense aussi qu’il est judicieux, pour les voyageurs occasionnels, de proposer une tarification à la distance parcourue, via les unités transports disponibles sur une carte Navigo. Cela aura un avantage supplémentaire : mieux lutter contre la fraude, grâce aux validations en entrées-sorties. Je considère qu’elle est moins une fraude de subsistance, compte-tenu des tarifications sociales, qu’une fraude de look. Il faut casser cette idée, mettre davantage la pression sur les bus et les tramways en accès libre.

Est-ce que vous gardez le Grand Paris Express tel qu’il est défini aujourd’hui ? Les critiques se multiplient sur son coût et l’opportunité de certaines lignes…
On a eu un consensus national. Toute remise en cause amènerait à supprimer une partie du réseau ou à accumuler des retards qui seraient très coûteux. Y compris sur la ligne 18, il faut accélérer et pousser jusqu’à Versailles – ce qui est un atout supplémentaire pour les JO et la candidature du site de Saint-Quentin-en-Yvelines. Et s’il faut rentrer dans des systèmes de financement innovants pour surmonter d’éventuelles difficultés, cela ne me dérange pas – j’ai eu recours aux PPP en Seine-Saint-Denis pour rénover et construire des collèges.

Je ne conçois pas une Ile-de-France de la spécialisation de ses territoires. Pour qu’il y ait de l’énergie, il faut que ça grouille, et donc que ça communique. Si vous voulez que la révolution énergétique et écologique se diffuse jusqu’à la grande couronne, alors il faut aussi faire la 15, la 16 et la 17.

Vous prenez aussi CDG Express ?
Bien sûr, mais dans le cadre du montage financier prévu, avec une participation d’ADP. C’est un élément complémentaire de la desserte de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les tramways sont très fréquentés par les Franciliens. Vous poursuivez le programme de développement prévu par le STIF ?
Oui ! Ils incarnent la ville où il fait bon vivre. Je poursuivrai le T6 à Viroflay, le T3 jusqu’à la porte d’Asnières, le T1 à Val-de-Fontenay à l’est, vers Colombes puis Nanterre et Rueil à l’ouest, le T4 à Montfermeil, le T7 vers Athis-Mons. Et je lancerai les T9 et T10.

L’offre de nuit ne semble plus adaptée à l’évolution des rythmes de vie de la région capitale. Que comptez-vous faire ?
Je veux tendre vers du 24h/24h, car les besoins de mobilité nocturne, en forte croissance, concernent à la fois ceux qui travaillent de nuit et ceux qui sortent. Il faudra donc revoir le périmètre et la carte des Noctiliens, mais aussi développer certaines circulations de nuit des métros, des RER et des trains, en fonction des flux possibles, tout en prenant en compte les besoins de maintenance.

La révolution de la multimodalité et le développement des mobilités complémentaires aux modes lourds ont marqué cette dernière décennie. Faut-il faire élargir les domaines de compétences du STIF ?
C’est évident. Si on veut aller plus loin que la loi Maptam, il faut une proposition de loi pour que le STIF devienne l’autorité organisatrice de toutes les mobilités, ce qui implique d’étendre sa compétence, par exemple, aux taxis et à la voirie départementale. Car la route doit se transformer, faire émerger les nouvelles formes de mobilité : covoiturage, autopartage, abris vélos sécurisés, pistes cyclables, parkings relais…

C’est un chantier de longue haleine…
Je veux occuper tous les temps de l’action politique. Je le dis souvent, l’élu doit manier le microscope et la longue vue. Que voulons-nous ? Profiter de la COP 21 et de la crise du diesel pour accélérer le changement de paradigme au bénéfice d’une mobilité plus propre et responsable, moderniser les transports lourds tout en induisant une nouvelle utilisation de la voiture et de la route – je pense par exemple à ces tracés de bus coordonnés avec des aires de stationnement ou de covoiturage. Mais je ne veux laisser personne sur le bord de la route de ce changement profond. Je proposerai des mesures incitatives pour que tous les Franciliens puissent mettre leurs véhicules polluants à la casse. Il est hors de question de pénaliser certains au moment où l’on avance, comme à Paris, sur des zones de circulation restreinte.

Certains Franciliens considèrent que le réseau routier est délaissé, et l’automobiliste stigmatisé…
On ne peut pas accepter l’état actuel des routes, autoroutes et de leurs abords. Un contrat de service devra être conclu pour l’entretien du réseau national non concédé et les voies rapides urbaines franciliennes. Remises à niveau, les infrastructures routières pourront alors accueillir de nouveaux services grâce aux technologies modernes. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles frustrations, mais au contraire d’encourager une meilleure utilisation des routes.

L’exploitation des lignes du Grand Paris Express sera mise en concurrence, et auparavant les tramways T9 et T10. Est-ce une bonne chose ?
Il faut savoir utiliser cette concurrence pour obtenir une amélioration de nos opérateurs existants, au bénéfice des usagers. Je n’ai pas d’état d’âme, la concurrence est un aiguillon pour la qualité de service. Le contraire serait d’ailleurs difficile : la RATP a une filiale pour les marchés hors Ile-de-France, et l’Ile-de-France serait interdite à ses concurrents ?

La contractualisation est un autre outil puissant pour challenger les opérateurs. La sanction financière de la régularité est insuffisante, je propose de la porter de 0,7% des recettes directes des opérateurs aujourd’hui à 5%, puis à 10% à terme.

Comment concevez-vous la gestion de la sûreté, aussi bien dans les gares que dans les trains ?
Je propose de mettre sur pied un centre de supervision unique pour plus d’efficacité, qui unifie les différents PC des opérateurs. Certaines séparations sont ubuesques. Mais je crois qu’il faut aussi aller plus loin, vers un corps unique regroupant tous les agents de sûreté. Ils devront bénéficier de certaines prérogatives de la police judiciaire, comme la fouille des bagages, l’inspection visuelle des bagages à main ou le constat par procès-verbaux du délit de vente à la sauvette.

Votre programme est dense. Pourrez-vous tout faire, tout financer ? Les finances publiques ne sont pas au mieux, la tarification unique va grever le budget régional, et les dépenses du STIF augmentent à mesure que l’offre s’étoffe.
Je ne vais pas dire «on rase gratis». Il faut remettre à plat le financement des transports franciliens car la trajectoire actuelle n’est pas soutenable. Mais il va falloir que l’Etat éclaire le tapis, sur le taux de TVA et la compensation du VT (NDLR l’exemption des entreprises de 9 à 11 salariés), mais aussi sur la peréquation entre l’Ile-de-France et les autres régions – tout ce qui pourrait affaiblir l’attractivité de la région capitale pénaliserait la France entière.

Il faudra aussi revenir sur la taxe de séjour régionale – les touristes peuvent contribuer à entretenir un réseau dont le coût d’accès figure parmi les plus bas d’Europe. Je suis également convaincu de la pertinence d’une écotaxe régionale. La loi de transition énergétique donne la compétence aux régions pour agir : je n’attendrai donc pas l’Etat pour trouver des financements supplémentaires, sans que cela pèse sur les usagers ou sur les entreprises.

 

Les limites de la Métropole du Grand Paris.

A J-90 jours du 1er janvier 2016, date de création de la métropole du Grand Paris, le nom des 132 communes sont enfin connues.

La métropole du Grand Paris : Paris et 131 communes
La métropole du Grand Paris regroupe la commune de Paris, l’ensemble des communes des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ainsi que quelques communes des autres départements de la région d’Ile-de-France : MétropoleGP

La métropole du Grand Paris exerce de plein droit, en lieu et place de ses communes membres, les compétences principales suivantes :

  • Aménagement de l’espace métropolitain
  • Politique locale de l’habitat
  • Politique de la ville
  • Développement et aménagement économique, social et culturel
  • Protection et mise en valeur de l’environnement et politique du cadre de vie.
 Transfert de compétences.
Les communes membres de la métropole du Grand Paris peuvent transférer à celle-ci certaines de leurs compétences.
La carte devra être validée par les communes en novembre. Chaville se trouve dans le conseil de territoire Grand Paris Seine Ouest (qui conserve le périmètre de l’actuelle communautés d’agglomération existante GPSO). Actuellement, huit conseillers d’agglomération représentent Chaville.

 

Pour une démocratisation des institutions.

Le Parti socialiste salue l’importante contribution du groupe de travail sur « l’avenir des institutions » coprésidé par Claude Bartolone et l’historien Michel Winock.

Cette contribution, voulue par le Président de l’Assemblée nationale, est, pour le Parti socialiste, la gauche et les Français, une invitation à débattre sur les conditions d’exercice de notre démocratie dans un contexte où l’expression politique citoyenne est devenue plus défiante et plus critique envers nos institutions.

Nous nous félicitons que pour la première fois sous la Ve République, l’Assemblée nationale et son Président aient pris l’initiative d’une telle démarche qui témoigne du souci de faire de la représentation nationale le cœur du débat public en y associant toutes ses composantes. Nous tenons à souligner l’originalité de la méthode de travail retenue. Basée sur un questionnaire préférentiel, elle a permis une expression pluraliste et de dégager des pistes de réformes qui vont au-delà des clivages traditionnels.

Revitalisation du rôle du Parlement, meilleure représentation des forces politiques par une adaptation des modes de scrutin, nouvel équilibre entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif, nouvelles formes d’expression citoyenne, élargissement du droit de vote des étrangers pour les élections locales, septennat non renouvelable, réduction du nombre de parlementaires ou encore l’interdiction du cumul dans le temps et fusion Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Le Parti socialiste prendra donc toute sa part à cet effort de renouvellement et de modernisation de nos institutions. Il déplore à cet égard que cette volonté ne soit pas partagée par Nicolas Sarkozy qui, au nom d’un corporatisme politique d’un autre temps, veut revenir sur le non-cumul des mandats.