Les communes de GPSO ne fusionneront pas

Le projet que préparaient en catimini les Maires des communes de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO), de transformation de leur intercommunalité en « commune nouvelle ne verra pas le jour.
« Il y a fort peu de chances que cela puisse aboutir », admet Hervé Marseille, sénateur-maire (UDI) de Meudon. Le vice-président de GPSO et ses sept collègues avaient réfléchi à l’opportunité de créer une ville nouvelle avec Boulogne, Chaville, Issy, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d’Avray. Elle aurait permis à GPSO d’éviter la baisse de la dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat pendant trois ans.

A l’origine, ce dispositif, récemment rénové par le Parlement, vise à réduire l’émiettement communal en France, pays où plus de 85% des 36 700 communes comptent moins de 2 000 habitants. Toutefois, les maires de droite des villes de G.P.S.O voulaient détourner l’esprit de la loi qui se destine naturellement en priorité aux communes et intercommunalités les plus modestes.
Les maires ont voulu détourner l’objet du dispositif mis en place pour les petites communes. Il est normal que le gouvernement ne se soit pas laissé racketter. Jacques Pélissard, UMP/LR et ancien Président de l’Association des Maires de France avait lui-même déclaré : « Si nous décoiffons le seuil de 10 000 habitants, les communes nouvelles videront les caisses de la DGF. Ce n’est pas 30 %, mais 50 % de baisse que subiront les autres communes ! »

Nous refusions également la méthode retenue par les maires de droite des villes de G.P.S.O qui consiste à ne pas associer la population. En effet, un simple sondage téléphonique dont les résultats n’ont toujours pas été révélés, avait été effectué. Il ne s’agissait en aucun cas d’une concertation.

 

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