PS Chaville
PS Chaville

Election régionale 2015 en Ile-de-France : pour nous, c’est Barto.

Depuis qu’il avait fait acte de candidature, Claude Bartolone s’imposait comme le chef de file du PS. Les militants ont validé ce choix au cours d’un vote organisé jeudi 28 mai en même temps que l’élection du premier secrétaire Claude Bartelone.
Ce sera donc Claude Bartelone qui conduira une liste en Ile-de-France le 6 décembre prochain.

Celui-ci a déclaré être persuadé de la formation d’une large coalition de gauche au second tour du scrutin :   » Je suis persuadé qu’au deuxième tour, nous saurons nous rassembler. Je ne suis pas de ceux qui disent aux communistes, aux écologistes – Attention ! il faut se rassembler dès le premier tour. Non, je pense qu’il vaut mieux se rassembler dans les meilleures conditions possibles sur le même projet ».

PourNouscestBarto

Fibre optique : les Hauts-de-Seine réclament 51,6 millions d’euros à Numericable-SFR.

Le département des Hauts-de-Seine a imposé de nouvelles pénalités de 51,6 millions d’euros à l’encontre de Sequalum, la filiale du câblo-opérateur Numericable-SFR chargée de mettre en place le très haut débit (THD) dans les Hauts-de-Seine, à la suite des retards constatés dans le déploiement de la fibre optique dans le département. Ces nouvelles pénalités s’ajoutent à une précédente amende de 45 millions d’euros déjà imposée par le département en août 2014 pour le retard pris dans la construction du réseau, qui l’avait amené à résilier le contrat fin octobre  (voir Le cg92-reclame-45-millions-deuros-a-son-prestataire/et où nous concluions déjà à l’époque que cette affaire était un très mauvais exemple d’utilisation des deniers publics.

Le montant total des pénalités émises depuis août 2014 par le conseil général à l’encontre du câblo-opérateur pour les retards constatés sur le déploiement de la fibre optique s’élève donc désormais à 96,7 millions d’euros.

422 millions d’euros
En 2007, le département avait confié à Sequalum, filiale détenue à 95% par Numericable et à 5% par SFR, la mission de mettre en place un réseau d’accès internet à très haut débit (THD) destiné à couvrir 100% du territoire départemental d’ici à fin 2015. La régie départementale THD Seine sera appelée à devenir propriétaire du réseau une fois la résiliation du contrat effective, fin juin, et en attendant qu’une solution adaptée (revente, attribution d’un marché d’exploitation et de maintenance, nouvelle délégation de service public) soit trouvée.

Le projet de déploiement du très haut débit dans les Hauts-de-Seine, l’un des plus importants chantiers de fibre optique en Europe, représentait un investissement de 422 millions d’euros : 363 pris en charge par Numericable et 59 millions de subventions publiques.
Cette opération a fait l’objet de contestations au sein même du Conseil général sur la participation de financement public.
A cela s’est ajouté un recours de deux opérateurs sur l’appel d’offres passé en 2007 quand Nicolas Sarkozy était Président du Conseil général et lorsque Jean Jacques Guillet vice-président du Conseil Général pilotait alors le dossier à l’époque.  

Les élus de GPSO envisagent de fusionner leurs communes.

3.000 habitants de GPSO ont été sondés par IPSOS, au cours des dernières semaines, pour connaître leur opinion sur le rôle de leur Communauté d’agglomération, sa fiscalité, la qualité de ses services et son éventuelle transformation en Établissement Public Territorial ; autrement dit la fusion de ses 8 communes… pirates

Fusionner pour ménager ses marges d’autonomie au sein de la Métropole du Grand Paris ?
Et si demain Meudon, Boulogne, Issy, Ville-d’Avray, Vanves, Sèvres, Chaville et Marnes la Coquette ne faisaient plus qu’un ?
Alors que la loi de réforme territoriale (NOTRe), qui doit donner naissance notamment à la Métropole du Grand Paris qui atteindrait 10 millions d’habitants, est toujours en discussion au parlement, les maires de GPSO, la communauté d’agglomération à laquelle appartient Chaville, recherchent des moyens pour pérenniser cette entité et lui garantir un maximum de compétences.
Entre autres pistes, certains de ces élus locaux, qui sont aussi parlementaires, sont passés à la manœuvre pour rendre possible la fusion des 8 villes membres en un vaste Établissement Public Territorial.
Il n’y aurait plus qu’une vaste commune de 315.000 habitants environ, avec 8 maires d’arrondissement, représentant les communes actuelles.
Si ce genre de fusions est préconisé par l’Association des Maires de France pour permettre le regroupement de petites communes et limiter la dispersion de leurs ressources, sur des territoires principalement ruraux, ce n’est évidemment pas le cas des communes de GPSO, et on peut s’interroger sur la pertinence, voire la viabilité de ce nouvel ensemble assez hétéroclite, aux personnalités très affirmées.
La voie de l’amendement parlementaire
L’objectif est probablement de tenter de faire contrepoids à l’emprise de la « Métropole du Grand Paris ».
Deux Sénateurs, Hervé Marseille, Sénateur-Maire de Meudon et Philippe Bonnecarrère, Sénateur du Tarn, ont saisi l’opportunité de l’examen, en deuxième lecture au Sénat, du projet de loi sur « L’organisation territoriale de la République » pour présenter, le 8 mai 2015, des amendements à son article 17.
Ils visent à dispenser « les communes nouvelles d’au moins 300.000 habitants » d’intégrer l’Établissement Public Territorial du Grand Paris. Ces communes nouvelles seraient alors considérées comme des partenaires à part entière, pouvant accéder à ses services communs, sans se voir imposer ses décisions, notamment en matière de péréquation. Les auteurs de ces amendements font l’hypothèse que plusieurs grandes communes pourraient ainsi être constituées pour faire contrepoids à la Métropole du Grand Paris, dont les structures et les frontières sont loin d’être établies.
Beaucoup de questions en suspens
Interrogé par son opposition en conseil municipal le 18 mai dernier à Ville d’Avray, son maire Denis Badré, a expliqué la démarche des élus de GPSO, en soulignant qu’elle n’était qu’à l’étude, et a laissé entendre que tous les maires de GPSO n’étaient pas forcément favorables, a priori, a ce projet.
Le sondage commandé à IPSO intervient dans ce cadre, mais ses résultats n’ont pas encore été communiqués.
Ce nouveau type de collectivité de plein exercice, préconisé par les deux Sénateurs, pèsera-t-elle réellement d’un poids plus important que l’actuel GPSO, voire un GPSO élargi, pour la répartition des charges communes et des ressources, notamment la « Dotation globale de fonctionnement », à l’intérieur de cette nébuleuse que pourrait être le « Grand Paris » ?
Peut-on administrer dans une même commune qui ressemblerait plus à un syndicat intercommunal, des localités aussi dispersées géographiquement et aussi disparates que, notamment, Chaville ou Issy ?
Ce changement de statut de GPSO dispensera-t-il cette nouvelle grosse commune des charges de solidarité avec des communes plus pauvres de la Région Parisienne que de nombreux élus déplorent aujourd’hui et redoutent plus encore pour demain ?
Lui permettra-t-elle plus aisément une véritable politique globale d’urbanisme, respectant les spécificités de chaque commune actuelle et une meilleure maîtrise de leurs finances ?
Quelle sera la représentation au sein de cette nouvelle instance ?
 
Autant de questions qui seront certainement agitées lors du prochain conseil communautaire, le 24 juin à 18h30 à l’Hôtel de Ville de Boulogne ou lors du prochain conseil municipal de juin à Chaville. (les séances sont publiques).

Soutien à Najat Vallaud Belkacem.

Lettre de soutien envoyé par Michel Petiot à Najat Vallaud Belkacem

De Michel Petiot                                                                             Chaville le 13 mai 2015
216 av Roger Salengro
92370 Chaville

à

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale.

 

Chère Madame,

En guise de soutien, je témoigne de  mon expérience personnelle.

Je suis né en 1957 dans une petite ferme du Massif Central de moyenne altitude.

En primaire je suis allé à l’école du village. Il y avait deux classes qui regroupaient tous les enfants du préparatoire au CM2.

En 6éme j’ai rejoint le collège de la grande ville de Saint Bonnet le Château (Plus de 2000 habts). Il y avait plusieurs classes de 6 ème… toutes identiques.

Quand la professeur de français venue de la très grande ville de Saint Etienne m’a rendu ma première rédaction, elle l’a roulée en boule et me l’a jetée à la figure en disant devant toute la classe : « C’est la copie de quelqu’un qui n’a fait que garder des cochons et qui ne fera rien de mieux dans sa vie. »

Une fois avalées la honte et la déception je me rappelle très bien avoir eu sur le fond ce raisonnement : « Mon travail n’est pas au niveau des autres élèves mais il est d’abord la conséquence de là où je suis né. Aujourd’hui je suis dans la même classe que les gens de la ville, et je peux essayer de saisir cette chance pour faire aussi bien. »

J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur, un DEA et je fais une carrière assez honorable dans un groupe multinational.

Si à mon époque il y avait eu en 6ème des classes de différents niveaux fussent sous le prétexte latin, langue ou Europe… je ne serai pas monté dans le bon train.

Et sans être sociologue ou psychologue je suis convaincu que la 6ème est encore de nos jours le créneau charnière pour offrir sa chance à chaque enfant de la république.

Avant la 6ème l’individualité de l’enfant n’est sans doute pas assez mature pour prendre du recul sur son origine sociale. Après la 6ème si on ne lui a pas donné d’autre perspective,  l’adolescent mettra très vite en place des stratégies psychiques pour ne plus se confronter frontalement à la « valeur » des enfants favorisés. La 6ème est donc bien ce moment charnière ou un individu si on lui en laisse la chance dans un collège unique peut essayer de dépasser son héritage social.

Aujourd’hui les inégalités  passent sans doute plus par les banlieues que les campagnes mais cela ne doit pas changer fondamentalement ces interactions entre la société et l’individu.

Mme la Ministre il y a bien trop d’injustices en France pour que vous cédiez sur ce projet. Pour offrir à chaque enfant de la République la chance de pouvoir se forger son propre destin, tenez bon.

Bien cordialement

Michel Petiot

 

Tribune groupe socialiste – Mai 2015 – Chaville Magazine.

LA MÉTROPOLE DU GRAND PARIS C’EST L’ AVENIR

La métropole du Grand Paris sera mise en place en 2016. C’est une réorganisation du territoire dont Chaville fait partie et qui regroupe Paris et les départements de la petite couronne. Ses objectifs sont simples :
– faire rayonner la Métropole du Grand Paris au niveau mondial à l’égal de New-York ou Londres, notamment dans le domaine économique (activités, emplois).
– améliorer l’action publique en la rendant plus efficace, plus lisible. Les départements de la petite couronne et de Paris seront supprimés. Les agglomérations (GPSO pour Chaville) seront transformées en Établissements Publics Territoriaux (EPT). Le mille-feuille administratif est simplifié.
– aménager notre territoire d’une manière globale et cohérente: les besoins en transports et en logements abordables sont grands et il faut répondre au défi environnemental (qualité de l’air notamment). Il s’agit aussi de réduire les fortes inégalités de notre territoire.
Cela permet de soutenir de grands projets comme la ligne de transport du Grand Paris Express, les Jeux Olympiques ou l’exposition universelle.
Cela ne changera rien pour les services publics rendus aux Chavillois par notre Communauté d’agglomération. En effet, aujourd’hui celle-ci ne porte aucune vision politique d’ensemble en matière économique, de transports, de logements, d’environnement ou de grands projets. Les élus de droite se contentent de gérer les services publics et d’utiliser un “droit de tirage” pour des projets qui restent dans le pré carré de leurs villes.
Ce sera toujours le cas dans la prochaine organisation mais avec une vision plus globale, plus ambitieuse et plus transverse.

Dernière minute dans la catégorie “la droite augmente les services publics” : les tarifs du conservatoire vont être augmentés de 10 % à partir de septembre 2015. Nous avons voté contre.

Toupet.

La mauvaise foi outrancière avec laquelle la droite et une partie des intellectuels accueillent la réforme de Najat Vallaud-Belkacem a quelque chose d’accablant. Non que ces projets soient exempts de reproches, loin de là. Mais il arrive un moment où le dogmatisme à front bas des procureurs de la gauche passe les limites. D’où vient cette réforme ? D’une constatation attestée par plusieurs études internationales, à commencer par les enquêtes Pisa de l’OCDE, et dont le sens général ne fait pas de doute : depuis une quinzaine d’années, la performance globale du système scolaire français est en baisse. Avec un toupet hors du commun, l’opposition actuelle incrimine «l’idéologie égalitariste» en vigueur à gauche. Mais qui a géré le système scolaire pendant cette décennie funeste ? On croit se souvenir vaguement que de 2002 à 2012 la droite était au pouvoir. La voilà donc implacable avec les résultats de sa propre gestion…

Au vrai, de quoi souffre le système français ? Selon les mêmes études, le niveau moyen baisse non pas à cause d’une moindre réussite des meilleurs mais parce que les élèves peu performants le sont de moins en moins. Les conservateurs taxent donc d’égalitarisme un système… de plus en plus élitiste.

Constatant ces piètres performances, le gouvernement propose d’accroître dans les cursus du collège la part du soutien personnel ; il veut aussi renforcer l’autonomie laissée aux équipes de professeurs pour améliorer leurs résultats. C’est là le cœur de la réforme.

Le sacrifice de l’allemand ? La réforme va, en réalité, mettre fin aux classes bilangues, qui permettent, aujourd’hui, à 16 % des élèves de 6e et de 5e d’apprendre deux langues vivantes, dès le début du collège. Il est vrai que ces classes ont permis de soutenir l’apprentissage de l’allemand dans notre pays. Mais, la même réforme va imposer à tous les collégiens l’apprentissage de deux langues vivantes dès la 5e, ce qui est une bonne nouvelle. L’année de langue vivante perdue par 16 % des collégiens en 6e sera, en revanche, une année gagnée pour les 84 % restant, dès la 5e.

Le sacrifice du latin ? La vérité est que les collégiens qui désirent étudier le latin pourront le faire dans le cadre des heures consacrées aux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), ou dans le cadre d’horaires aménagés à dessein. Ces EPI, sur lesquels pèse un étrange soupçon de principe, ne sont nullement des enseignements au rabais. Ils introduisent, de manière mesurée, des méthodes de travail faisant davantage confiance à la capacité d’apprentissage et à la curiosité des élèves. Ils incitent également les équipes enseignantes à construire des projets dans leur établissement, dans le cadre de programmes nationaux.

La perversion des programmes d’histoire ? L’idée selon laquelle l’enseignement de l’histoire du christianisme deviendrait optionnel, alors que celui de l’histoire de l’islam serait obligatoire, ne tient pas davantage la route. En réalité, c’est l’enseignement du christianisme médiéval qui deviendrait optionnel en 5e. Pour autant, l’étude de la naissance du christianisme figurait déjà – et se maintient – au programme de 6e. Par ailleurs, la religion et la culture chrétiennes sont présentes dans quantité d’autres items du programme : il est ainsi difficile de ne pas les évoquer au sujet de l’Occident médiéval, des pouvoirs du roi ou de l’Empire byzantin… Quant à l’étude de la naissance de l’islam, elle n’a rien de nouveau : elle était déjà obligatoire !

Mais les pourfendeurs de la réforme ne s’intéressent pas au détail des mesures. Ils sont surtout animés par un élitisme conservateur. En réalité, le latin n’est pas défendu pour ses vertus propres, mais pour ce à quoi il sert en pratique : l’identification et la sélection des bons élèves. Le choix de l’allemand comme première langue vivante ainsi que les classes bilangues ont souvent eu la même fonction, du reste.

Mais on n’accepte toujours pas de prendre en considération les pertes d’opportunité des élèves en difficulté, ou même des élèves moyens. Ce qu’il faudrait valoriser, c’est justement tout ce qui permet de combattre l’échec scolaire. Et cela passe de plus en plus par des programmes moins lourds et par des stratégies pédagogiques pensées à l’échelle de l’établissement.

Souvent les systèmes scolaires performants à l’étranger – en Europe en tout cas – sont moins centralisés et moins élitistes que le système français. Il faudrait donc tenir pour nulles et non avenues les expériences des autres pays ? A moins de vouloir détruire le collège unique, pierre angulaire de la politique scolaire dans la plupart des pays. C’est probablement le vrai sens de ces grotesques philippiques.