PS Chaville
PS Chaville

Baisse surprise du déficit public en 2014.

Divine surprise pour le gouvernement: le déficit public, qui nous vaut les foudres de Bruxelles, serait, en 2014, bien moins important que prévu. Soit 4% du PIB au lieu des 4,4% attendus, selon l’Insee.

Sous Sarkozy, le déficit a été au dessus de 7 % du PIB deux années de suite. Et il détient la palme de quatre des cinq plus lourds déficits publics français depuis un siècle.

Et ses partisans viennent se plaindre ici parce que Hollande ne réduit pas les déficits assez vite?

Les Balkany : l’affairisme dans le 92 continue.

Depuis la levée de l’immunité parlementaire de Patrick Balkany, une nouvelle affaire est ouverte, celle du Collège Pompidou à Courbevoie.

Isabelle Balkany, ancienne vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine en charge des collèges, est « fortement » soupçonnée de favoritisme et le rapport de la Chambre Régionale des Comptes est édifiant en terme de manque de transparence et d’incohérence.

Les choix de madame ont induit 18% de pertes d’argent public qui n’avaient pas lieu d’être, le tout au profit de sociétés qui seraient intervenues dans leur manoir de Giverny, rien que ça.

Apprendre que la personne qui voulait présider les Hauts-de-Seine a pénalisé à ce point les finances de son département, à quelques jours du second tour !

L’affairisme dans le 92 continue : voir La Cour des comptes s’invite à l’élection départementale des Hauts-de-Seine.

Tribune groupe socialiste – Mars 2015 – Chaville Magazine.

ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES: LES FAMILLES VONT PAYER, LES INVESTISSEMENTS EN FORTE BAISSE.

Le débat d’orientation budgétaire a eu lieu en février 2015. Les familles vont continuer à payer plus (augmentation des tarifs périscolaires, séjours, etc.) pour avoir moins de prestations (fermetures en août, suppression des séances de piscines pour les grandes sections de maternelles).
Côté investissement, des projets sont reportés (Maneyrol, rénovation de l’école Anatole France) ou passés sous silence (Maison Bleue, agrandissement de l’école des Myosotis, maison des associations, rénovation du stade Jean Jaurès).
Le CCAS est démembré petit à petit.
Il n’y a pas un mot sur l’écologie ou le développement économique de notre ville pourtant essentiels.
Nous sommes loin des engagements pris par le député-maire lors de la campagne des municipales il y a quelques mois.
L’équipe de la majorité municipale trouve anormal que les collectivités territoriales participent à l’effort demandé par l’État (5 % sur le budget de fonctionnement). Nous rappelons le montant de la dette laissée par Sarkozy aux Français : 600 milliards d’euros. Nous rappelons aussi les budgets de la communauté d’agglomération GPSO qui ont beaucoup trop progressé et les économies d’échelle qui n’ont jamais été réalisées.
Nous sommes inquiets pour la qualité de vie à Chaville qui manque décidément d’un projet de ville fédérateur, dans lequel toutes les générations se retrouvent. Le projet de Maison de l’enfance et de la jeunesse va réunir, rue Carnot près de la gare Rive droite, un centre de loisirs, les services jeunesse et enfance de la ville. Est-ce un simple regroupement de services ? Ou l’ébauche d’un vrai projet construit et partagé avec les Chavillois ? Pour l’instant, nous l’ignorons.
C’est d’ailleurs un peu le problème au Conseil municipal de Chaville. Nous y débattons de sujets techniques mais jamais la municipalité ne présente au débat des conseillers municipaux de la majorité et de l’opposition une vision d’ensemble sur la jeunesse, sur les personnes âgées, sur les associations, sur le développement économique.
Cela appauvrit le débat démocratique et nous le regrettons.

À très bientôt dans Chaville.

Balkany perd son immunité parlementaire à l’unanimité.

Le problème , ce sont aussi les électeurs de Levallois qui l’ont élu au 1er tour en mars 2014, peu pressés de combler la dette ( près de 750 M€) de la 1er ville endettée de France. Des électeurs qui en revanche fustigent l’assistanat et les aides publiques. Cherchez l’erreur. Lire ce billet sur Mediapart, écrit après sa « belle » victoire en 2014 :
Balkany élu au 1er tour à Levallois: l’aberration démocratique
Dans un monde politique pourtant largement perméable aux délits, fraudes et rapports troubles avec la loi, le couple Balkany réussit l’exploit de cumuler avec force et constance, enrichissement frauduleux et gestion désastreuse. Sa réelection dès le 1er tour de la municipalede Levallois n’est pourtant pas surprenante, tant les électeurs sont habitués aux multiples prébendes, activités culturelles et sportives pour tous les enfants ou presque, ville impeccable, équipements flambant neufs, sorties et voyage pour les retraités. Sans penser à la lourde dette payée par le contribuable francilien, ils souhaitent que cette situation confortable perdure car la victoire d’un opposant aurait signifié la fin du système Balkany et l’augmentation lourde, brutale et obligatoire des impôts locaux. Pour 6 ans de plus, les habitants de Lavallois continueront à vivre à découvert. Balkany garantit, par sa victoire, la continuité dans la distribution des cadeaux electoraux. Les abonnés de Mediapart connaissent les fondements du système illégal du couple Balkany.

La  liste de toutes les entourloupes, fiscales et autres, du couple Balkany est longue comme un jour sans pain. Il suffit le lire cet abrégé de leur chronique judiciaire et des enquêtes de la presse pour s’en convaincre: 

  • Une holding suisse baptisée “Supo” apparaît avoir versé en trois fois, sur le compte bancaire parisien de Patrick Balkany, quelque 31,5 millions de francs (soit 4,8 millions d’euros entre 1989 et 1991) pour acheter « près de 50 % » de la société de prêt-à-porter familiale des Balkany, Laine et soie Réty. La copie du rapport de police (ci-dessous) et du versement de la somme à la holding figurent dans cet article de Mediapart. D’où viennent ces sommes sans rapport avec les revenus officiels de Balkany ?

Rapport_Police_Balkany

 

 

  • Le « Canard enchaîné » assure dans son édition du 16 octobre 2013, que le couple Balkany échappe à l’Impôt sur la fortune (ISF), « grâce à d’étonnants montages financiers », tout en se « prélassant dans ses trois palais de Marrakech, des Antilles et de Giverny ». Lire aussi cet article de Mediapart

            La ville la plus endettée de France

Mais ce court énoncé issu d’enquêtes effectuées par la police, la justice et  la presse, n’impressionne pas les électeurs de Levallois qui ont réelu  Balkany au 1er tour. Ils ont ainsi l’assurance qu’ils ne passeront pas à la caisse pour éponger la dette record de Levallois qui se chiffre à 11.500 € par personne, le champion français en la matière. Tout continuera comme avant avec des investissements financés à crédit en creusant une dette totale de 785 millions d’euros au dessus de leur tête. La hausse de l’endettement de Levallois-Perret est de 305% depuis 2000. Malgré cette gestion catastrophique, ruineuse et l’enrichissement frauduleux de leur maire, les électeurs l’ont réelu. Cette élection pose la question des limites de la démocratie face à une absence assumée de respect du bien commun, de l’intérêt général et des règles qui s’appliquent à tous. Des notions dont le couple Balkany se moque ouvertement face à la justice et à la presse, avec l’assentiment massif de citoyens coupés des réalités et urgence sociales de l’Ile-de-France et du pays. Un égoïsme tranquillement assumé.

Pour prolonger ce billet:

Lire sur Slate, une recension des 36 maires de villes de plus de 10.000 habitants inculpés dans des affaires judiciaires, élus ou en ballotage.

Slate croit bon de préciser qu’ils ne sont « que » 4,3% du total du nombre de maires « En tout, 36 villes rentrent dans notre recension (même s’il y a sans doute des oublis). Les chiffres sont à comparer aux 943 villes françaises de plus de 10.000 habitants, ce qui ne fait que 4,3% de villes concernées. ». 

Il faudrait surtout dire que cette liste ne contient que les maires dument épinglés par la justice. Il faudrait y ajouter ceux qui n’ont pas été inculpés et qui sont sans doute aussi nombreux. Préciser aussi qu’un élu en delicatesse avec la justice donne une mauvaise image des institutions représentatives,  alors que la confiance des électeurs s’érode jour après jour.