La Cour des comptes s’invite à l’élection départementale des Hauts-de-Seine.

Chiffres truqués, estimation biaisées, règles de concurrence bafouées, contrats bâclés … N’en jetez plus ! Dans un chapitre de son rapport annuel, trop discret, la Cour des comptes fusille à bout portant les partenariats public-privé (PPP).

Accusés d’être ruineux pour les contribuables, ces contrats, à la mode dans les collectivités locales, permettent de confier à une entreprise privée, sans bourse délier, la construction et la gestion d’un équipement public. Le paiement se fait plus tard sous formes de loyers versés durant des dizaines d’années. Ce système permet de multiplier les travaux et laissent à leurs successeurs le soin de régler la note.

Partenariat ou concubinage ?
Pour financer son complexe culturel de la Cité musicale sur la pointe de l’île Seguin, le Conseil général des Hauts-de-Seine a opté pour un partenariat privé (PPP).
Le contrat a délégué ainsi au consortium « Bouygues – Sodexo – TF1 » la construction, puis l’entretien de la Cité musicale sur une période de 30 ans.
Dans les Hauts-de-Seine, les magistrats ont relevé que l’un des experts choisi par le département pour l’aider à sélectionner les candidats vivait un troublant « conflit d’intérêt » avec l’entreprise qui a gagné la compétition.

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