Les 11 mesures pour la rénovation de la politique familiale

Le Gouvernement a annoncé hier une série de mesures pour favoriser les familles.

Le fonds national d’action sociale (FNAS) de la branche famille devra progresser de 7,5% par an, pour atteindre plus de 6,5 milliards d’euros en 2017. Cela représente plus de 2 milliards d’euros d’investissement pour les services aux familles. Ces annonces sont courageuses dans le contexte actuel des finances publiques.

Ces moyens ambitieux traduisent le volontarisme du gouvernement pour améliorer concrètement le quotidien des Français, sur la base de l’ensemble des propositions formulées dans le cadre de la concertation «Au Tour des Parents » menée par le ministère chargé de la famille.

Au cours des 5 prochaines années, 275 000 nouvelles solutions d’accueil des jeunes enfants seront donc proposées aux parents :
◗100 000 créations nettes de solutions d’accueil collectif, grâce au financement de nouvelles structures mais également à l’accompagnement et à la rénovation des équipements existants.
◗100 000 enfants supplémentaires accueillis par des assistant(e)s maternel(le)s, grâce à la revalorisation de cette profession dans le cadre d’un plan « métiers » permettant le développement des carrières, de meilleures formations et un soutien financier accru au développement de « relais assistant(e)s maternel(le)s » afin d’assurer une présence de proximité sur tout le territoire
◗Parallèlement, dans le cadre de la refondation de l’école, 75 000 nouvelles places en école maternelle pour les moins de 3 ans. Le gouvernement inverse ainsi une politique qui a consisté entre 2007 et 2012 à supprimer 55 000 places en école maternelle. Les nouvelles places seront créées en priorité dans les zones d’éducation prioritaire, car il est essentiel pour l’égalité des chances que les enfants de ces territoires puissent être scolarisés précocement.

L’accent sera aussi mis sur la qualité de l’accueil et la réduction des inégalités, territoriales et sociales. Le développement des réponses adaptées aux besoins des parents sera favorisé : accueil en horaires atypiques et en urgence, accueil des enfants porteurs de handicap, etc.

Annonce également du doublement des crédits consacrés au soutien à la parentalité  (de 50 M € par an  aujourd’hui à  100 M € en 2017) afin de de développer ces services très attendus des parents : lieux d’écoute et de partage d’expérience, accompagnement des parents au soutien scolaire de leurs enfants, aide au départ en vacances des familles.

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One Response to Les 11 mesures pour la rénovation de la politique familiale

  1. Barret says:

    En complément,une intéressante chronique a été faite à ce sujet sur le Monde.fr par Guillaume Macher auteur du rapport Terra Nova sur la politique familiale.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/06/une-politique-familiale-de-gauche-par-terra-nova_3425547_3232.html
    « « La solution décidée par le gouvernement bouleverse moins les dispositifs existants que ce que préconisait le rapport Terra Nova. Mais cette solution, comme l’ensemble des mesures annoncées, rejoignent les grands principes qui avaient motivé notre contribution. C’est une rénovation importante de la politique familiale à laquelle nous assistons. :
    -Le premier principe est un principe de justice. Opposer l’intérêt des familles à la justice sociale est un argument strictement conservateur. Il permet de continuer à justifier que les familles les plus aisées soient les familles les plus aidées. Les effets anti-redistributifs du quotient familial sont connus : plus les revenus sont élevés, plus la réduction d’impôt est importante. Quand un enfant sur cinq est pauvre en France, il n’est pas illogique de faire valoir un nouvel équilibre entre solidarité horizontale et verticale.
    L’enjeu est que tous les enfants de la République puissent grandir et s’épanouir dans des conditions matérielles décentes. Il est évident qu’avoir un enfant représente une charge pour les parents. L’Etat n’est pas en mesure d’assumer cette charge.
    Dans ces conditions, vers qui doit s’orienter principalement la solidarité nationale ? Vers les familles qui souffrent et plus largement celles qui sont obligées de compter, ou vers les 12 % de familles les plus fortunées ? Il paraît clair que la décision d’abaisser le plafond du quotient familial va dans l’intérêt du plus grand nombre de familles.
    En prenant cette décision le gouvernement de gauche ne sape pas la politique familiale ; il contribue à en redéfinir le sens. Il affirme que les familles démunies sont celles qui méritent le plus son soutien. Aussi, il augmente de 25 % l’allocation de soutien familial qui bénéficie aux familles séparées, celles que l’on a pris l’habitude d’appeler improprement familles monoparentales. On sait que ces familles sont plus exposées que les autres aux difficultés financières.
    Le deuxième principe qui fonde une politique familiale de gauche : rechercher l’égalité entre les hommes et les femmes. Dans cette perspective, le gouvernement prend deux mesures de grande ampleur :d’une part, l’incitation à mieux partager le congé parental en conditionnant une partie de ce congé au fait que les deux parents s’en saisissent ; d’autre part le développement massif de l’offre d’accueil des jeunes enfants. Cette offre se déploiera à travers la scolarisation des enfants dès deux ans, le financement de places en crèches et le renforcement du réseau d’assistance maternelle.
    Troisième principe : soutenir la dimension relationnelle de la famille. C’est ainsi que l’on peut comprendre le choix de doubler les moyens du soutien à la parentalité, mais c’est aussi, de manière plus éclatante encore, sur ce principe que repose l’ouverture du mariage à tous les couples.
    La gauche au pouvoir ne « casse » pas la famille, au contraire, elle en propose une vision moderne, une vision conforme au vécu de millions de citoyens. Une vision fondée sur la solidarité, l’égalité, et l’amour.

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