PS Chaville
PS Chaville

ENQUETE SUR LE CDT.

La communauté d’agglomération GPSO soumet à avis du public des 7 communes qui la composent, un contrat de développement territorial (CDT). Il s’agit d’énoncer les grandes lignes des projets urbains, économiques, culturels et environnementaux qu’elle compte mettre en œuvre, en lien avec la réalisation du métro Grand Paris Express. Conformément à l’article 21 de la loi sur le Grand Paris, un CDT doit présenter les conditions de financement de chaque projet et la participation des aménageurs éventuellement impliqués. Le CDT proposé par GPSO est composé de 43 projets, déclinés par ville et par thème. Tel que présenté, ce document laisse l’impression d’être un inventaire constitué à la va vite de projets épars souvent lancés avant la mise en place du Grand Paris et sans aucune dynamique d’ensemble. Il ne propose pas une vision stratégique de ce que devrait devenir GPSO dans la perspective plus large de l’évolution de la Région. Elus et citoyens de la ville de Chaville appartenant à la communauté d’agglomération GPSO, nous souhaitons apporter les remarques suivantes au CDT proposé :

Urbanisme :
Nous dénonçons une fois de plus la part trop belle faite à l’immobilier de bureau au détriment de l’effort aussi urgent que nécessaire à réaliser en matière de logement et notamment de logements aidés.
A Issy-les-Moulineaux, c’est un projet démesuré de trois tours avec 230.000 m2 de bureau. Est-ce cela la reconquête des berges de la Seine ?
Sur l’île Seguin, le projet de tours de bureaux densifiera à outrance ce lieu unique. Pourtant, il s’agit d’un lieu historique et dont l’urbanisation aura des conséquences réelles pour de nombreux habitants de GPSO qui ne veulent pas être confrontés à la vue d’un quartier d’affaire laissé au plaisir des promoteurs. Car cette île, part important de l’histoire de notre pays, constitue une formidable opportunité d’imaginer ce que peut être l’urbanisme de demain : durable, ouverte, mixte.
L’élargissement de la RD7 à 4 voies est, nous l’avons toujours dit dans les instances communales et intercommunales, la démonstration d’une fuite en avant, en l’absence de tout volontarisme dans la maîtrise des flux automobiles.
Il est surprenant, enfin, de trouver dans le cadre de ce document le projet du centre-ville de Chaville en cours de réalisation…; Dans un CDT, il ne faut pas faire l’inventaire du passé, mais regarder devant et dégager des visions d’avenir. Qui plus est, les projets énoncés dans le CDT sont juxtaposés et non intégrés entre eux. Ainsi en est-il de la « voie royale », qui aurait du faire l’objet d’une réflexion concertée sur l’ensemble de son linéaire, c’est-à-dire de la Porte de Saint Cloud à l’entrée de Viroflay. Il y a longtemps que nous demandons la requalification de cette autoroute urbaine qui coupe Sèvres et Chaville en deux.

Ville durable, logement, transports :
Le CDT proposé ne va pas dans le sens de la ville durable. Il renforce les grands déséquilibres de la région Île-de-France. Les populations les plus modestes habitent toujours à l’est et viennent toujours travailler à l’ouest. Or chacun doit pouvoir travailler à proximité de son lieu d’habitation. Il faut pouvoir loger ceux qui sont utiles à notre vie collective et à nos besoins individuels, répondre aux besoins de tous ceux qui font « marcher » une ville, comme les infirmières, les assistantes maternelles, les enseignants, les agents de la propreté, les policiers les aides-soignantes, les femmes de ménage, etc.  Et rendre ainsi la ville plus facile à vivre. Rater une vision d’ensemble, c’est refuser une politique globale et équilibrée
Nous regrettons que le CDT prenne, au sujet de l’équilibre domicile/travail le contre-pied des propositions du SDRIF (Schéma Régional d’Ile de France), alors même que ce CDT est censé être un outil d’application du SDRIF qui remodèle la Région dans la perspective de rééquilibrer emplois et logements entre l’Est et l’Ouest. Les jeunes et les classes moyennes n’ont plus les moyens de se loger dans les villes de GPSO qui, de ce fait, accueillent une population vieillissante.
Enfin, l’articulation des transports du territoire avec le nouveau réseau du Grand Paris Express est insuffisante. De nombreuses demandes de maillage des transports intracommunautaires ne sont pas prises en compte dans le CDT, pas plus que la mise en site propre de certaines lignes de bus, comme, par exemple le 171 qui va du pont de Sèvres à Chaville. Il faut doter GPSO d’un vrai CDT qui permettra de bénéficier à plein de la dynamique du nouveau réseau Grand Paris Express

 

 Sports :
La dimension sportive est complètement absente du document, alors qu’elle fait partie des objectifs des CDT clairement énoncés par la loi du Grand Paris. Aucun projet de développement sportif n’est énoncé dans le cadre de ce CDT.

 

Financement :
Des questions se posent autours du financement des 43 projets avec un manque certain de visibilité pour la suite, comme sur la capacité de l’Etat à apporter des compléments financiers. On note que pour nombre de projets, le montant de l’investissement est inconnu et /ou les modalités de financement absentes. (Ex, le Globe, projet culturel Ile Seguin, etc.). Les principes de leurs financements sont la plupart du temps à peine définis. Au final, quelle sera la part de la commune, de GPSO, de l’Etat ?

 En conclusion : Ce projet de CDT qui a été soumis aux conseils municipaux des 7 communes de GPSO, et fait actuellement l’objet d’une consultation publique, a manifestement été construit à la va-vite et traduit le manque de cohésion entre les maires de GPSO. Il n’y a pas de chef d’orchestre alors qu’il y a un besoin évident de cohérence d’ensemble du territoire.  Beaucoup de projets présentés demeurent flous, avec des coûts non estimés et des modes de financement non précisés. D’une manière générale, l’articulation des transports du territoire avec le nouveau réseau du Grand Paris Express est insuffisante. Comme d’autres, le CDT de GPSO manque d’une vision d’un avenir métropolitain qui engloberait Paris et l’ensemble des intercommunalités qui l’entourent.  En figeant une situation locale (avant même, d’ailleurs, l’arrivée de Vélizy et de Marnes la Coquette), en créant un « entre soi » de 7 communes qui se ressemblent, le CDT de GPSO risque fort d’isoler notre communauté et de contribuer à durcir les disparités du territoire métropolitain. Or face au risque de créer des territoires auto centrés  juxtaposés et concurrents, les questions de logement, de péréquations financière et de gouvernance resteront longtemps encore des enjeux de rapports de force et non de coopération.
Ce n’est pas l’objet d’un CDT.
C’est pourquoi nous demandons, à l’occasion de cette consultation publique, que le projet de CDT tel que présenté soit un profondément remanié et qu’il fasse l’objet d’une consultation préalable des habitants de GPSO.

Attention : vous avez jusqu’au vendredi 5 juillet pour, en mairie, consulter et déposer vos remarques sur le registre d’enquête portant sur le Contrat de développement territorial de GPSO .

Gare au prochain tsunami financier. Par Michel Rocard (ancien premier ministre) et Pierre Larrouturou (économiste).

« Toutes les grandes défaites se résument en deux mots : trop tard », affirmait le général MacArthur. Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour comprendre la gravité de la situation ? Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour rompre avec des stratégies qui nous mènent dans le mur ? 

Officiellement, il y a eu 40 000 chômeurs supplémentaires en France en avril. Mais le ministère indique qu’en un mois, il y a eu 534 000 nouveaux inscrits à Pôle emploi. Si le chômage augmente de 40 000 personnes « seulement » c’est que, dans le même temps, 494 000 personnes quittaient les fichiers de Pôle emploi. « Presque la moitié ont repris un emploi », indique le ministère. On en conclut qu’une moitié n’en a pas retrouvé : certains sont en stage, d’autres ont des problèmes administratifs mais, chaque mois, 80 000 ou 100 000 personnes arrivent en fin de droit.

Dans le Sud de l’Europe, c’est pire encore : en Italie, le chômage touche près de 3 millions d’adultes mais il y a trois millions de « découragés » qui ont abandonné leur recherche d’emploi. « On organise une boucherie sociale », affirme le patronat italien. En Espagne, il y a 6 200 000 chômeurs et combien de pauvres ? « A Madrid, plus aucun fils d’ouvrier ne va à la faculté, témoigne une jeune espagnole. Quelque chose est en train de se casser. Si rien ne change, l’Espagne va perdre la maîtrise de son avenir. »

La situation est-elle meilleure dans le reste du monde ? Aux Etats-Unis, malgré des déficits colossaux (la dette publique a augmenté de 1 100 milliards en un an), malgré le soutien de la Réserve fédérale qui crée chaque mois 85 milliards ex nihilo pour financer ces déficits, le taux d’activité est tombé à un plus bas historique : 63,3 %. Les chiffres du chômage sont stables mais, en un mois, 495 000 chômeurs ont renoncé à chercher un emploi et sont sortis des statistiques. Même avec des politiques budgétaires et monétaires ultra-accommodantes, les Etats-Unis n’arrivent pas à sortir du chômage. En mai, l’activité industrielle a commencé à reculer.

Au Japon, le gouverneur de la banque centrale a démissionné il y a trois mois, refusant de cautionner plus longtemps une politique qui, en vingt ans, a poussé la dette publique à 230 % du produit intérieur brut (PIB) : malgré des plans de relance pharaoniques, malgré une politique de recherche très ambitieuse, le Japon n’a que 0,7 % de croissance en moyenne depuis qu’a éclaté sa bulle, au début des années 1990. Et encore, ces 0,7 % viennent des exportations vers les Etats-Unis et l’Europe… Le gouverneur de la Banque centrale du Japon a démissionné mais, au lieu de réfléchir à une politique alternative, son successeur a décidé de continuer comme avant mais en pire. Peut-on soigner une gueule de bois en buvant tous les matins une grande bouteille de Saké ? Le 30 mai, le Fonds monétaire international (FMI) a publiquement averti que, en poussant son déficit public à 9,8 % du PIB, le Japon prenait des « risques considérables ».

EN CHINE, LA BULLE IMMOBILIÈRE VIENT D’ÉCLATER 

Les deux moteurs de la croissance chinoise ont calé en même temps : les ventes de logement ont baissé de 25 % en un an et les exportations vers l’Europe ont reculé de 9,8 %. Officiellement, la Chine ne traverse qu’un « petit ralentissement » mais si l’on observe la consommation d’électricité (indicateur plus difficile à enjoliver que le PIB), la Chine est plus proche de la récession que d’une croissance de 6 %. En mai, l’activité industrielle a reculé : il ne s’agit pas d’un ralentissement dans la croissance mais bien d’un recul.

On a vu en Espagne ce que donne l’éclatement d’un bulle immobilière : le chômage a triplé et José Luis Zapatero a dû démissionner. En Chine, la bulle est plus grosse qu’elle ne l’était en Espagne. Et son explosion risque d’avoir des conséquences sociales nettement plus graves car il n’y a pas de couverture sociale pour les chômeurs, ni de solidarité familiale pour des millions d’hommes déracinés. Mais les dirigeants chinois n’ont aucune envie d’abandonner le pouvoir : ils ont annoncé qu’ils vont doubler le budget militaire d’ici à 2015 afin d’avoir quatre fois le budget de l’armée du Japon, l’ennemi héréditaire.

Début mars, alors que le FMI indiquait que la dette privée de la Chine a augmenté de 30 % PIB en un an, sans que cela suffise à relancer l’activité, Taïwan annonçait avoir installé cinquant missiles tournés vers des bases militaires chinoises… Comme le dit le gouverneur de la Banque d’Angleterre, « la prochaine crise risque d’être plus grave que celle de 1930 ».

C’est dans ce contexte que s’ouvre en France la conférence sociale des 20 et 21 juin. Elle doit lancer un nouveau cycle de négociation sur l’emploi. L’un des hauts fonctionnaires de la direction du Trésor chargé de préparer une « note de cadrage » pour cette conférence affirmait récemment que la France est retombée dans une « petite récession ». Du point de vue comptable et si l’on pense que la France est seule au monde, il a raison. Mais peut-on en rester au point de vue comptable ? Non ! Ceci n’est pas une « petite récession ». Une banale récession comme nous en avons déjà connu quatre en quarante ans. Edgar Morin a raison : nous sommes face à une crise de civilisation. Comme celle de 1929, cette crise peut conduire à la barbarie : guerre aux frontières de la Chine, guerres pour l’eau ou pour l’énergie, émeutes urbaines et montée de l’extrême droite en Europe… Si nous continuons à laisser pourrir la situation, si nous continuons à mettre quelques rustines en misant sur un miraculeux retour de la croissance (auquel plus personne ne croit) tout cela peut, en quelques années, finir dans un fracas terrifiant.

CHANGER L’ENSEMBLE DE NOTRE MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT

Et, dès aujourd’hui, nous sommes nombreux à ressentir un malaise plus intime : qui donc est l’homme pour être traité ainsi ? Qui donc est l’homme pour accepter que des millions d’hommes et de femmes vivent dans la plus grande pauvreté alors que, globalement, nous n’avons jamais été aussi riches ? Qui sommes-nous, femmes et hommes, pour être incapables de garder la maîtrise de notre avenir, ballotés comme des fétus de paille, d’une crise à l’autre ? Homo Sapiens Sapiens ou Homo Nullus Nullus ?

Crise sociale, crise financière, crise climatique, crise démocratique, crise du sens… dans tous ces domaines, nous sommes proches d’un point de non-retour. L’humanité risque une sortie de route. C’est l’ensemble de notre modèle de développement qu’il faut changer, de toute urgence.

Pour éviter qu’un tsunami sur les marchés financiers ait un impact direct sur l’économie réelle, pour lutter radicalement contre la spéculation et contre les risques liés au surendettement des Etats, la France doit demander que soit organisé au plus vite un nouveau Bretton Woods – accords pour réorganiser le système financier international après la seconde guerre mondiale, en 1944.

Pour sortir l’Europe de l’austérité et de la récession, il faut mettre fin aux privilèges incroyables des banques privées dans le financement de la dette publique et financer à 1 % la vieille dette publique, lutter frontalement contre les paradis fiscaux (le code des marchés publics doit interdire de commande publique les entreprises qui se soustraient à l’impôt) et négocier la création d’un impôt européen sur les dividendes (en vingt ans, le taux moyen d’impôt sur les bénéfices est passé de 37 % à 25 % en Europe !). Si l’on fait cela, nous pourrons retrouver l’équilibre des finances publiques sans austérité.

Il faut aussi agir avec force contre le chômage et la précarité en fixant à la négociation sociale qui débute les 20 et 21 juin un objectif très ambitieux : au Pays-Bas et au Danemark, les partenaires sociaux ont été capables d’élaborer en quelques semaines un nouveau contrat social assurant un meilleur partage des gains de productivité, qui a permis de diviser par deux le chômage tout en restaurant l’équilibre de la balance commerciale. Pourquoi n’en serions-nous pas capables nous aussi ?

Petite récession ou crise de civilisation ? La réponse est évidente. Politiques et partenaires sociaux doivent absolument se laisser bousculer par la crise. Personne ne leur en voudra de tenir un discours de vérité. Au contraire ! « L’immobilisme et la pusillanimité sont toujours plus dangereux que l’audace, écrivait Pierre Mendes France. Les problèmes sont si difficiles et d’une si grande ampleur, la résistance des égoïsmes est si forte, que c’est avant tout de l’audace qu’il nous faut aujourd’hui. De l’audace intellectuelle et politique, plus rare de nos jours hélas ! que le courage physique. »

Dire la vérité et décider de construire, tous ensemble, un nouveau contrat social adapté aux contraintes et aux désirs de ce temps est sans doute la meilleure façon de renforcer la cohésion et la résilience de notre société

Michel Rocard (ancien premier ministre) et Pierre Larrouturou (économiste)
Michel Rocard et Pierre Larrouturou ont publié ensemble : La gauche n’a plus droit à l’erreur (Flammarion, 300 pages, 19 euros).

GPSO doit adopter les préconisations de la Région Île-de-France.

Les élus PS, EELV, et PC de GPSO  (Boulogne, Chaville, Issy, Meudon, Sèvres, Vanves, Ville d’Avray) ont rendu compte de leur mandat au public le 26 avril dernier à Sèvres. Le constat que tirent nos élus est sévère pour la majorité de droite de GPSO, qui n’a pas su doter notre territoire d’une dynamique d’avenir.
Cette absence d’ambition se retrouve dans les deux documents supposés formaliser le rôle structurant de GPSO

Premier document : le PLH (plan Local de l’Habitat). Il dresse un diagnostic certes lucide de la situation du logement sur GPSO, mais n’en tire aucune conclusion en vue de corriger les insuffisances décrites: logement social insuffisant dans plusieurs communes, immobilier hors de prix, déséquilibre de l’offre avec trop de bureaux, mais pas assez de logements. De plus, le coût exorbitant du logement éloigne les foyers modestes : la mixité sociale en pâtit et des emplois de proximité peinent à être pourvus. Il est aussi indispensable de rapprocher les emplois des lieux d’habitation.

Deuxième document : le CDT  (Contrat de Développement Territorial) de GPSO, conclu avec l’Etat dans le cadre du Grand Paris. Il n’apporte aucun projet nouveau qui permettrait à GPSO de se structurer autour du nouveau métro Grand Paris Express.

Enfin, la création de GPSO n’a jusqu’ici pas été l’occasion de réaliser des économies de structures, ni d’échelles ou d’offrir plus de services à structure équivalente. Qui plus est, après une réforme de la taxe professionnelle que beaucoup, y compris à droite, estiment mauvaise, ce sont désormais les ménages qui vont supporter désormais l’essentiel de l’effort fiscale.

Or GPSO dispose de beaucoup d’atouts. Pour ne pas les gâcher, notre territoire doit fédérer une politique d’ensemble. Nous avons besoin d’une infrastructure de raccordement entre Grand Paris Express et plusieurs villes de GPSO, d’une offre de logement pour tous.

Et, pour commencer, les objectifs de la Région qui, avec le SDRIF propose un rééquilibrage en faveur du logement dans les Hauts de Seine, doivent être adoptés sans réserve.

Tribune groupe socialiste – Juin 2013 – Chaville Magazine.

UNE COMMUNICATION TRONQUÉE
Depuis quelque temps, nous assistons à un grand étalage de communication. Tous les moyens sont bons pour parler des projets comme celui du centre ville, de la reconstruction de la MJC, des études concernant la réhabilitation d’écoles ou de la rénovation des terrains de tennis.
Mais on passe sous silence les grands travaux des promoteurs immobiliers qui auront construit sur des terrains achetés par la précédente municipalité et revendus à GPSO.
On ne parle pas non plus des immeubles de standing à 7000 euros le m² réalisés souvent sans équipements collectifs synonymes de dépassements de prix, marchés trop chers et dépenses hasardeuses sur certaines réalisations.
Nous sommes d’accord avec la municipalité sur le fait de savoir anticiper et de répondre à l’objectif d’accueillir plus de jeunes dans de meilleures conditions.
Mais comment expliquer alors la vente des terrains municipaux des Petits Bois au promoteur Franco Suisse, empêchant toute extension du collège Jean Moulin, saturé, à l’heure où le projet du centre ville n’est même pas sorti de terre ? Comment expliquer les listes d’attente qui s’allongent en centres de loisirs ?
Chaville va bientôt compter 20 000 habitants et davantage demain. Il n’est pas exact d’affirmer que les capacités d’accueil sont en phase avec cette évolution. L’annonce de 15 % en plus de capacité d’accueil dans la petite enfance depuis 2008 est en fait deux fois moindre. Cette réalité explique les tensions d’inscription, bien plus importantes qu’auparavant, mettant les parents en difficulté dans une ville où les trois quarts des conjoints travaillent.
Comment affirmer prendre en compte le vieillissement de la population et adapter notre ville à l’évolution de l’âge alors qu’il n’y a aucune maison médicalisée publique sur Chaville et que les concours financiers de la ville au Syndicat Intercommunal pour l’Équipement Sanitaire et Social de Sèvres, Chaville et Villed’Avray (SICESS) sont en nette diminution ?
Ici, comme ailleurs, on voit bien que l’urbanisme et les équipements représentent un enjeu majeur pour les générations futures : c’est là que se construit une ville.

Pierre Mauroy : une vie au service du progrès.

Pierre Mauroy s’est éteint à l’âge de 84 ans. Avant l’hommage national qui lui sera rendu aux Invalides mardi 11 juin, retour sur le parcours d’un militant du socialisme et de l’éducation populaire.

Nommé Premier ministre après la victoire de François Mitterrand en 1981, Pierre Mauroy fut le premier des socialistes à Matignon sous la Ve République.

Jusqu’en 1984, où Laurent Fabius lui succède, il dirige trois gouvernements d’Union de la gauche. Parmi les réformes majeures de ces trois années, on retiendra bien sûr, l’abolition de la peine de mort, les lois de décentralisation, la cinquième de congés payés mais aussi les 39 heures et la mise en place de l’impôt sur la fortune.

Pierre Mauroy, c’est aussi l’homme du Nord. Maire de Lille de 1973 à 2001, député du Nord (1973-1981, 1986-1992), président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (1974-1981), il marquera durablement l’histoire de sa ville et de sa région.

1988 à 1992, il fut le Premier secrétaire du PS avant d’être élu à la tête de l’internationale socialiste de 1992 à 1999.

UN PARCOURS MILITANT
Né le 5 juillet 1928 à Cartignies, Pierre Mauroy est l’aîné d’une famille de sept enfants. À 16 ans, il adhère aux Jeunesses socialistes dont il sera secrétaire national de 1955 à 1959.
Diplômé de l’Ecole normale d’apprentissage de Cachan, il sera professeur dans un lycée technique de la banlieue parisienne de 1952-1956.
En 1951, il fonde Léo Lagrange, grande fédération d’éducation populaire.
Dix ans plus tard, il devient premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord et accède en 1963 aux responsabilités nationales au sein de la SFIO.
Pierre Mauroy accompagnera François Mitterrand dans son entreprise de reconstruction du PS lors du congrès d’Epinay en 1971.
Après son passage à Matignon, il reprend une place de premier plan en 1988 en devant Premier secrétaire du PS jusqu’en 1992.

L’HOMMAGE NATIONAL ET L’HOMMAGE DE SA VILLE
Mardi 11 juin est prévu un hommage national aux Invalides à 10h, par le Président de la République et Jean-Marc Ayrault. Après quoi le corps reviendra à Lille où le cercueil sera présenté pour que les Lillois puissent lui rendre un dernier hommage. Un hommage républicain lui sera également rendu pendant la semaine avant les obsèques qui devraient avoir lieu à la cathédrale. Par ailleurs la mairie de Lille restera ouverte tout au long de ce weekend et des livres d’or seront à disposition des Lillois dans les mairies de quartier.

Mise au point.

Selon le compte-rendu du Conseil Communal de Développement Durable de Chaville du 20 avril 2013 figurant sur le site internet de la ville, Monsieur Bertrand Barré, Président de ce CC2D, « informe l’assemblée qu’un tract du parti socialiste stipule l’inactivité du CC2D ».  Description : http://omarlatuee.free.fr/public/2012/aout/mise_au_point.jpg

Pour que cela soit parfaitement clair, dans le Chaville Socialiste de Mars-Avril-2013.pdf, nous indiquions en page 1 que « les Chavillois ne sont pas écoutés, les structures comme le CC2D sont en panne (ses recommandations ne sont pas écoutées..) ». Puis en bas de la page 2 concernant le centre-ville, nous indiquions sous le titre « SUIVI DU CHANTIER ? (recommandations du CC2D) : pas d’informations ni de retours de la part de la municipalité sur les recommandations du CC2D concernant la ZAC et le chantier (source Procès Verbal CC2D du 24/11/2012 et du 19/01/2013) ».

Nous portons au contraire un intérêt aux travaux sérieux et construits de l’instance du CC2D. En effet, il nous paraît important que la municipalité prenne en compte ses recommandations et ses demandes, notamment sur la question de l’aménagement du centre-ville. A cette  date ce n’est pas le cas, toujours selon les comptes rendus du CC2D, et nous le regrettons vivement.

Meurtre de Clément Méric – rassemblement aujourd’hui 18h30 St Michel.

La section socialiste de Chaville exprime un sentiment de tristesse et d’écœurement après l’agression ignoble dont a été victime Clément Méric.

Nous faisons confiance aux services de police pour retrouver dans les plus brefs délais les auteurs de cet acte odieux. Aujourd’hui, l’heure est au recueillement pour tous les Républicains qui doivent dénoncer de la manière la plus ferme cet acte inqualifiable et les idées d’exclusion propagées par des groupuscules violents. Plus que jamais, la question de la dissolution des groupes d’extrême droite qui tiennent des discours de haine est posée.

La section socialiste de Chaville soutient le Front de Gauche et appelle l’ensemble de la population à se retrouver ce soir, à 18 h 30, Place Saint Michel pour exprimer sa solidarité vis-à-vis de la famille de Clément Méric.

Les 11 mesures pour la rénovation de la politique familiale

Le Gouvernement a annoncé hier une série de mesures pour favoriser les familles.

Le fonds national d’action sociale (FNAS) de la branche famille devra progresser de 7,5% par an, pour atteindre plus de 6,5 milliards d’euros en 2017. Cela représente plus de 2 milliards d’euros d’investissement pour les services aux familles. Ces annonces sont courageuses dans le contexte actuel des finances publiques.

Ces moyens ambitieux traduisent le volontarisme du gouvernement pour améliorer concrètement le quotidien des Français, sur la base de l’ensemble des propositions formulées dans le cadre de la concertation «Au Tour des Parents » menée par le ministère chargé de la famille.

Au cours des 5 prochaines années, 275 000 nouvelles solutions d’accueil des jeunes enfants seront donc proposées aux parents :
◗100 000 créations nettes de solutions d’accueil collectif, grâce au financement de nouvelles structures mais également à l’accompagnement et à la rénovation des équipements existants.
◗100 000 enfants supplémentaires accueillis par des assistant(e)s maternel(le)s, grâce à la revalorisation de cette profession dans le cadre d’un plan « métiers » permettant le développement des carrières, de meilleures formations et un soutien financier accru au développement de « relais assistant(e)s maternel(le)s » afin d’assurer une présence de proximité sur tout le territoire
◗Parallèlement, dans le cadre de la refondation de l’école, 75 000 nouvelles places en école maternelle pour les moins de 3 ans. Le gouvernement inverse ainsi une politique qui a consisté entre 2007 et 2012 à supprimer 55 000 places en école maternelle. Les nouvelles places seront créées en priorité dans les zones d’éducation prioritaire, car il est essentiel pour l’égalité des chances que les enfants de ces territoires puissent être scolarisés précocement.

L’accent sera aussi mis sur la qualité de l’accueil et la réduction des inégalités, territoriales et sociales. Le développement des réponses adaptées aux besoins des parents sera favorisé : accueil en horaires atypiques et en urgence, accueil des enfants porteurs de handicap, etc.

Annonce également du doublement des crédits consacrés au soutien à la parentalité  (de 50 M € par an  aujourd’hui à  100 M € en 2017) afin de de développer ces services très attendus des parents : lieux d’écoute et de partage d’expérience, accompagnement des parents au soutien scolaire de leurs enfants, aide au départ en vacances des familles.

Rencontre avec les responsables SNCF de la ligne L.

A la suite de l’enquête sur les dysfonctionnements de la ligne L, des élus et usagers ont rencontré les responsables SNCF. Il nous parait important de vous faire part des questions qui ont été posées et des réponses qui ont été apportées.

Les problèmes récurrents de la ligne L de la SNCF pénalisent et excèdent de nombreux usagers des gares de Chaville Rive Droite (entre autres !).

il a été remis aux responsables SNCF les questionnaires complétés par de très nombreux usagers et qui pointaient les problèmes les plus récurrents : – Trop d’annulations de trains – Pas assez d’informations voyageurs Les responsables SNCF rencontrés sont parfaitement informés de la situation, et conscients des difficultés des usagers. Ils n’ont pas de solution immédiate mais ont présenté des solutions mises en oeuvre à court et moyen terme.

Les données du problème La grosse difficulté demeure la saturation du trafic sur cette ligne (650 000 voyageurs / jour contre 300 000 en 2004). Par exemple, aux heures de pointe, il y a un train toutes les 3 minutes sur le tronçon St-Lazare / Défense. C’est un rythme proche de celui d’un métro. L’état des voies provoque également de nombreux incidents techniques. Là aussi, la densité du trafic est telle qu’un retard de quelques minutes sur un train entraîne une perturbation du trafic pour plusieurs heures. Enfin, la ligne devient un « goulet » à voie simple un peu plus loin sur le réseau (à proximité de La Défense). Autant il peut y avoir des trains « de réserve » en gare de Saint-Lazare, prêt à remplacer des rames en panne, autant, dans l’autre sens, c’est totalement impossible à cause du réseau.

Les solutions 1) les rames A partir de 2014, de nouveaux aménagements à Nanterre permettront de gagner légèrement en marge de manoeuvre pour adapter le trafic en cas d’incident (retard ou annulation).

2) les voies De 2012 à 2015, des travaux de régénération des voies se déroulent sur l’ensemble de la ligne. Ces améliorations permettront de réduire le nombre d’incidents (retards ou annulations), causés pour 1/3 par des problèmes d’infrastructures.

3) les études voyageurs La SNCF mène des études pour étudier le comportement des voyageurs en gare. Par exemple, quand un trop grand nombre de personnes sort d’un train en face d’un escalier, l’arrêt en gare dure plus longtemps que prévu, ce qui provoque un retard du train qui se répercute sur les trains suivants.

Selon la SNCF, toutes ces améliorations permettront d’une part de réduire le nombre d’incidents (retard ou annulation), d’autre part d’améliorer l’adaptation du trafic en cas d’incident. 

4) L’info en gare Elle sera centralisée à partir de 2014 pour donner une information complète en gare en temps réel. Un central avancé permettra d’informer les usagers en gare des retards, annulations et heures d’arrivée des prochains trains.

5) La formation des conducteurs Auparavant, les conducteurs étaient formés pour apporter aux voyageurs les consignes de sécurité. Désormais, en plus, ils sont formés pour apporter aux voyageurs des infos trafic. Peu à peu, les conducteurs participent à ces formations et l’objectif est que l’ensemble du personnel soit formé à fin 2014. Le blog http://malignel.transilien.com animé par des agents de la ligne L apporte un certain nombre d’informations sur le fonctionnement de la ligne.

6) A plus long terme Le déploiement d’Eole (financé par la Région) se fera en service voyageur à partir de 2020. Le percement du tunnel entre Haussman / St Lazare et La défense débutera en 2014. L’ouverture de cette ligne allégera la ligne L de la SNCF ce qui permettra là aussi des marges de manoeuvre importantes. La ligne du Grand Paris, dont la ligne Nord-Ouest devrait aboutir vers 2028 / 2030 constituera le dernier acte de l’amélioration des transports dans la proche banlieue nord ouest de la Région Parisienne.

Non à la disparition des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) dans le 92.

Les élus socialistes et écologistes des hauts-de-Seine se mobilisent contre la suppression de la subvention du Conseil Général permettant l’emploi des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) dans les établissements du département.

Voici ci-dessous le courrier adressé à Patrick Devedjian, Président du Conseil Général

Monsieur le Président,
La décision de supprimer le financement de 86 postes d’Auxiliaires de Vie (AVS) du département n’est ni justifiable, ni soutenable. Par cette décision de ne plus subventionner la Ligue de l’Enseignement des Hauts-de-Seine et l’Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public (ADPEP 92), notre collectivité se désengage de deux de ses principales prérogatives, à savoir le handicap et l’insertion professionnelle. Plus grave encore, 186 enfants risquent de ne pas pouvoir être scolarisés lors de la rentrée prochaine.

Certes, le gouvernement a annoncé la création de nouveaux postes AVS mais cela n’exonère en rien le Département de sa participation. Bien au cintraire, nous devrions continuer d’oeuvrer pour la scolarisation des enfants en situation de handicap. Supprimer cette subvention est non seulement violent dans son impact humain et social, mais également en terme d’image de notre collectivité.

Aussi, afin de permettre à ces enfants alto-séquanais d’être accueillis dans des conditions scolaires acceptables, au delà de toute considération partisane et idéologique, nous vous demandons de revenir sur cette décision qui ne nous honore pas.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sincères salutations

Martine Gouriet, Luc Bérard de Malavas, Pascal Buchet, Gilles Catoire, Vincent Gazeilles, Guy Janvier, Jean-André Lasserre, Bernard Lucas.