Grand Paris : le supermétro enfin sur les rails.

Jean-Marc Ayrault a présenté la version définitive du projet qui doit transformer la métropole parisienne d’ici 2030. La métropole se prépare à un bouleversement inédit depuis la construction des lignes de RER, dans les années 1960 et 1970.

De nouveau, les transports sont au centre du projet : demain un nouveau réseau de métro, périphérique, le «supermétro», facilitera les déplacements de banlieue à banlieue. Mais l’objectif général du Grand Paris est de maintenir la position de l’Ile-de-France parmi les grands pôles économiques mondiaux.

Avec ses 72 stations et ses 200 kilomètres de voies, répartis sur quatre nouvelles lignes, le «grand huit» doit répondre aux difficultés de transport de millions de banlieusards, et rompre avec la structure centralisée du réseau actuel : en 2030, on pourra se déplacer facilement d’une ville de banlieue à une autre sans passer par la capitale. D’importantes retombées économiques sont attendues de l’aménagement autour des nouvelles gares.

Tout cela se monte à 26,5 milliards d’euros, selon Matignon. Le coût, considérable, est en nette hausse par rapport aux premières études, qui le chiffraient à une vingtaine de milliards d’euros. A cette somme s’ajouterait le coût de la modernisation du réseau actuel, sa prolongation par endroits et l’étoffement de l’offre de tramways et de RER, un «plan de mobilisation» à 7 milliards environ.

Le financement du projet repose sur la Société du Grand Paris. Il est principalement abondé par des taxes, notamment sur les immeubles de bureaux, ainsi que par une subvention de l’Etat. La SGP se financera également sur la concession des futures lignes aux compagnies exploitantes, qui seront choisies après un appel d’offre européen obligatoire.

Officiellement, tout sera fini en 2030. Les travaux vont débuter de manière progressive, dès 2015. Le gouvernement a choisi de jouer sur plusieurs tableaux à la fois : la rénovation ou le prolongement d’infrastructures existantes (lignes 4, 11, 12 et 14 du métro, notamment), ainsi que la construction des nouvelles lignes du Grand Paris Express.

A terme, annonce Jean-Marc Ayrault, «le temps de transport quotidien, qui n’a cessé d’augmenter pour atteindre une heure vingt en moyenne, contre dix minutes il y a 60 ans, redeviendra un temps raisonnable». 90% des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare.

Le projet doit aussi représenter un levier de développement économique. Grâce au dynamisme économique induit par ces nouvelles liaisons, ce sont 15000 emplois qui devraient voir le jour chaque année. Le premier ministre prévoit ainsi la création de 250.000 emplois à l’horizon 2030, dont 50.000 pour les transports du quotidien d’ici à 2017.

En 2020, la mise en service de la ligne 15 de Pont de Sèvres à Noisy-Champs est prévu.

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