PS Chaville
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« La France entière pleure Stéphane Hessel ! »

L’ancien résistant, et auteur d’Indignez-vous, est mort à l’âge de 95 ans, dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis l’annonce de son décès, les réactions et hommages pleuvent.

Citons-en quelques uns, sans ne les attribuer à personne, la fidélité à son message universel le nécessitant :

« La constance de ses engagements, depuis la Résistance au nazisme jusqu’au soutien au printemps arabe, en passant par son action internationale en faveur de la Paix et des Droits de l’Homme force le respect. »

« Sa vie s’appelle ‘Résistance’. Il a perçu avec plus d’acuité que d’autres la crise de l’Europe dont le dévoiement l’indignait. A tous ceux qui, aujourd’hui, perdent un ami, il appartient, comme dit le Chant des Partisans, de prendre sa place. Il faut transformer son indignation en projet pour mettre les peuples au cœur de la construction européenne. »

« Stéphane Hessel avait cette particularité rare d’être devenu, pour différentes générations, un exemple (…) Son grand âge n’avait en rien diminué son enthousiasme, sa capacité d’indignation, sa créativité. Pour moi, Stéphane Hessel restera une référence, par sa capacité à faire face à l’adversité, à s’engager pour les autres, à plaider pour une Europe, acteur mondial, et par son sourire bienveillant. »

« Sa capacité d’indignation était sans limite, sauf celle de sa propre vie. Au moment où celle-ci s’achève, il nous laisse une leçon, celle de ne se résigner à aucune injustice.

« Au fur et à mesure qu’il avançait en âge, il devenait de plus en plus résistant et de plus en plus contestataire. Cet homme n’a au fond jamais renoncé à la révolte et c’est cette volonté qui a fait l’incroyable succès de son livre +Indignez-vous+. Il a été pour cette raison un repère pour beaucoup de gens, un signe que le combat ne s’achevait jamais. Des jeunes gens révoltés, il y en a beaucoup mais révolté au-delà de 90 ans, il y en a peu. Et c’est cette incroyable source de jeunesse qui était frappante chez lui. »

« Stéphane Hessel fut un défenseur inlassable de la dignité humaine, solidaire de ceux qui se dressent pour bâtir un monde plus humain. Les jeunes ont reconnu en lui un compagnon d’espérances. Merci à Stéphane Hessel, pour cette belle leçon d’Humanité et de fraternité. »

Ile Seguin : la fuite en avant se poursuit.

Ile Seguin, la fuite en avant à Boulogne se poursuit avec une nouvelle révision du Plan Local d’Urbanisme à 250 000 m2.

Comment faire avaler cette révision aux Boulonnais ?
Car en seulement 4 ans, M. Baguet, maire de Boulogne et président de notre agglomération GPSO, est devenu totalement amnésique. Il a totalement renié un projet qu’il défendait avec tant d’assurance en 2008.
Cette révision à 250 000m2 peut en effet difficilement satisfaire les riverains, les habitants des communes environnantes, ou les Boulonnais trompés par M. Baguet en 2008 par le projet qu’il présentait aux municipales pour une Ile Seguin « verte et bleue » aux droits à construire réduits à 110 000m2. Avec 250 000m2, on est à largement plus de 2 fois les promesses électorales.

Petit historique :
– Pendant sa campagne, Pierre-Christophe Baguet avait attaqué violemment ses prédécesseurs (dont le maire était Jean-Pierre Fourcade) en qualifiant leur projet pour l’Ile Seguin de « bétonnage ». Il avait promis de réduire les droits à construire à 110 000m2. Dès qu’il est élu, le nouveau maire de Boulogne dénonce les permis de construire et les conventions passées avec les investisseurs, et fait table rase du projet
– Le Plan local d’urbanisme fait l’objet alors d’un consensus avec ses 175 000m2 de droits à construire et l’absence de tours. Il est purgé de tout recours en justice. L’Ile est prête à construire.
– En février 2011, Pierre-Christophe Baguet lance une révision du PLU et démarre une enquête d’utilité publique. A la stupéfaction générale, il annonce une constructibilité de 310 000m2, et la construction de 5 tours « sans limite de hauteur ». Malgré la levée de bouclier, la démission de son premier adjoint opposé aux tours, Pierre-Christophe Baguet fait adopter ce PLU.
– En février 2013, pour tenter d’apaiser l’opposition unanime aux tours,  Pierre-Christophe Baguet annonce une nouvelle révision du PLU à 250 000m2, avec le démarrage d’une nouvelle enquête d’utilité publique en avril 2013.

Une nouvelle impasse se dessine : les associations vont attaquer cette nouvelle révision du PLU. Ceux-ci demandent de revenir à la seule solution possible de consensus : le retour au PLU de 175 000m2.
Car les Boulonnais tiennet toujours au projet à 110 000m2 pour lequel ils ont voté en 2008.

En faveur d’une eau à moindre coût !

La Commission européenne a ouvert une nouvelle enquête il y a un peu plus d’un an comme quoi les deux géants qui se partagent l’essentiel du marché de l’eau (Véolia et La Lyonnaise des Eaux) auraient « coordonné leur comportement ».
Et se mettaient du coup en violation des dispositions européennes qui interdit les accords et les pratiques concertées susceptible de restreindre la concurrence.

Véolia a donc du casser sa tirelire pour conserver le premier marché français de l’eau, celui de l’Ile-de-France. Le Sédif – présidé par André Santini – qui regroupe 144 communes (dont Chaville) de la région parisienne, a été contraint de proposer enfin une baisse du prix de l’eau, prix qui reste cependant toujours l’une des plus chères de France.

Néanmoins, ce coût demeure important en comparaison du prix de l’eau obtenu par la Ville de Paris.

Lorsque monsieur Bisson, conseiller municipal et représentant Chaville auprès du SEDIF nous indiquent dans le chaville Magazine de février 2013 que « les différences de prix selon les territoires résultent davantage des conditions d’exploitation que du mode de gestion », nous lui répondons ceci :

Contrairement aux idées reçues, la gestion publique de l’eau est en moyenne moitié moins chère que celle du privé. Ainsi, de nombreuses collectivités locales ont décidé de revenir en régie municipale pour la distribution d’eau.
A l’exemple de Paris, Bertrand Delanoë a bouté Suez et Veolia hors de la capitale en janvier 2010. Une première baisse du tarif a eu lieu en juillet 2011 et au 1er janvier 2012, un parisien paye son eau un peu plus de 3 € TTC/m³ alors qu’un alto-séquanais paye près 4 € TTC/m³ son eau potable. Cette différence, infime pour certains, représente tout de même, pour une famille, qui consomme en moyenne 100 m³/an, un écart de 98 € sur sa facture annuelle.

Le choix du retour en régie est une décision politique qui appartient à chaque collectivité.
La ville de Paris a réussi son retour en régie publique en réalisant d’importantes économies, tout en maintenant une efficacité de service, un niveau d’investissement et une exigence forte en matière de qualité sanitaire.
Cette réussite provient essentiellement de la récupération des bénéfices liée à l’absence de rémunération des actionnaires et d’une exploitation du service optimisée avec, à qualité égale, des coûts d’entretien du réseau, de facturation et de la relation clientèle nettement moindres.
Le reste des gains s’explique par une fiscalité plus avantageuse pour les établissements publics que pour les sociétés.

Le non-cumul des mandats doit entrer en vigueur en 2014

Le Bureau National du Parti socialiste réaffirme la nécessité d’adopter au plus tôt une législation pour faire entrer en vigueur le non-cumul des mandats dès les prochaines échéances électorales, en 2014.

Le cumul des mandats est une exception française, qui n’existe quasiment dans aucun pays d’Europe. Il est temps d’y mettre un terme.

C’est une exigence de rénovation de notre vie publique. Depuis le début du quinquennat, François Hollande a multiplié les initiatives pour approfondir l’exercice de la démocratie dans notre pays : la nomination du premier gouvernement paritaire, la baisse de la rémunération des ministres et du Président, la priorité donnée au dialogue social et à la concertation, une nouvelle étape de la conquête de l’égalité des droits avec la loi du mariage pour tous.

Le Parti socialiste soutient pleinement cette action. Il appelle à prolonger cet élan avec la mise en œuvre du non-cumul des mandats, engagement majeur approuvé lors des élections présidentielles et législatives par les Français.

Les militants socialistes se sont exprimés, lors de notre congrès de Toulouse, en faveur de cette avancée indispensable pour nos institutions. Le non-cumul s’inscrit dans notre volonté de renforcer le rôle du Parlement. Il répond à un devoir d’exemplarité et permettra le meilleur exercice de chaque mandat. Il devra s’accompagner de la création d’un véritable statut de l’élu local. Le non-cumul des mandats permettra d’accroître la confiance entre les citoyens et leurs représentants.

Le non-cumul est une condition du renouvellement et de la parité. Il permettra de partager l’exercice des responsabilités. C’était l’esprit des Primaires citoyennes qui ont permis à plusieurs millions de Français de s’exprimer.

 

Les socialistes, qui portent le combat pour la justice sociale autant que pour le renouveau démocratique, réaffirment donc leur engagement pour le non-cumul des mandats qui sera une respiration essentielle pour notre vie publique.

Résumé succinct du conseil municipal du 4 février 2013

1/ Administration générale- Finances-Intercommunalité
1.1/ Orientations budgétaires pour l’exercice 2013-02-11

Commentaires : le produit des taux des  droits de mutation devraient baisser significativement de 150 000 euros. Nous pensons que le marché de l’immobilier résiste mieux à Chaville que dans certaines communes. Espérons que cette baisse ne soit pas exagérée comme elle l’a été dans le précédent DOB.
La stratégie du désendettement est essentiellement liée au produit foncier vendus à GPSO SOA , foncier accumulé au fil des 15 dernières années.
L’excédent prévisionnel 2012 de la section d’investissement s’élève à 9.800.000 euros, il est à reporter sur l’exercice 2013 auquel s’ajoutera la part d’excédent de fonctionnement affecté à l’investissement pour un montant de 2.500.000 euros. Cet excédent nous paraît inapproprié car ce dernier aurait dû être consacré à la baisse des taux d’imposition.
En investissements :
200.000 euros pour la rénovation des coursives nous paraissent nécessaires, l’Atrium date de 1994. Par contre le changement de tous les fauteuils de la salle Robert Hossein n’étaient pas nécessaires.
950.000 euros pour le confortement des fondations de la maison Gérard. Yannick Avelino réitère sa demande d’un réel cahier des charges qui devrait être réalisé avant d’avancer  toute somme sans quoi la ville risque de se retrouver avec un projet qui dérivera financièrement.
1.700.000 euros pour la réhabilitation des 3 courts de tennis, cela nous paraît très élevé.
Concernant le plan pluriannuel d’investissement nous répétons qu’il nous manque toujours un centre de loisirs primaire et maternel.
1.2/ Adoption du Pacte Financier et Fiscal
Nous avons voté contre.
Intervention : depuis la suppression de la Taxe Professionnelle pour financer les communautés d’agglomération et le transfert aux intercommunalités de la part de la TH ; les élus de Gauche de GPSO demandaient aux maires qui dirigent cette agglomération des engagements fermes pour que la fiscalité ménages n’augmente pas.
Ces demandes réitérées n’ont jamais eu d’écho. Le gel de la TH n’a pas été retenu.. Conséquences : le point d’augmentation sera de 9%. Ajouté à la hausse des bases qui sera de 3% (y inclus les 1,8% de hausse des taxes locatives) c’est donc de 12% qu’augmentera le produit de cet impôt prélevé sur les ménages GPSO.
Et ce n’est pas tout : GPSO crée en plus une part communautaire de taxe foncière : cette taxe appliquée aux propriétaires aura un taux de 0,65%.
En tout cela fera 10,8 millions d’euros que les ménages devront payer. Cela imputera le pouvoir d’achat et donc la consommation des ménages.
1.5/ Adhésion des communes de Vélizy-Villacoublay et de Marnes-la-Coquette à la communauté d’agglomération « Grand Paris Seine Ouest » à compter du 1er janvier 2014 : POUR

II/ Aménagement urbain-Développement Durable-Economie
2/1 Avis de la Commune sur le Programme Local de l’Habitat de la communauté d’agglomération 3 Grand Paris Seine Ouest »
CONTRE.
Intervention : « Nous tenons à saluer le travail qui a été fourni dans cette présentation.
Cette délibération est importante car le PLH c’est la feuille de route en matière de logement de notre communauté d’agglomération pour les 6 années à venir.
Le diagnostic sur le logement nous donne des informations très importantes concernant le territoire. Si nous sommes d’accord sur le diagnostic il n’en est pas de même sur les solutions à apporter comme nous le verrons par la suite.
Pour des milliers de célibataires, de familles, de jeunes actifs et de retraités, il est très difficile de se loger sur GPSO.
Car si le revenu moyen annuel des habitants est plutôt élevé, 22% des foyers fiscaux gagnent moins qu’un Smic mensuel, 27% sont non imposés et 13% des ménages perçoivent une allocation logement.
Avec des loyers ( hors charges ) du locatif privé qui s’échelonnent de 19 à 28 euros le m2 et des prix moyen d’accession à la propriété de 7840 euros le m2 dans le neuf , de 6150 euros le m2 dans l’ancien et un prix médian de 870 000 euros pour une maison individuelle, le logement est soumis à toutes les spéculations.
Le PLH confirme donc que le marché privé est dans l’incapacité de répondre aux besoins d’une grande partie de la population.
Nous constatons que 60% des ménages des territoires peuvent prétendre à un logement social et que les demandeurs de logements sociaux ne cessent de grandir (11.854 demandeurs au 31 décembre 2011).
Nous voyons qu’une des réponses à apporter est la production de logements à loyer modéré. En matière de logements sociaux des efforts ont été produits permettant à GPSO d’atteindre 19,55% de la loi SRU au 1er janvier 2011.
Mais GPSO a pris du retard. De 2000 à 2010 la cible précédente de 625 logements/an n’a pas été atteinte puisque seulement 520 logements/an ont été agréés en moyenne.
En programmant la production de 650 logements sociaux/an est insuffisante et ne permet pas de combler le retard. Il faut dons ambitionner la production de 900 logements sociaux/an pour obtenir les résultats escomptés.
La répartition par type de logement (page 133) fait toujours la part belle au PLS : 47% des logements agréés sont des PLS, loyer 13 euros le m2 alors que 93% des demandeurs sont éligibles aux logements plus sociaux de type PLUS à 7 euros le m2 et PLA6I à 6 euros le m2. Il faut donc accroître la production de ces logements.
Concernant l’accession sociale nous y sommes défavorables. Par contre nous sommes pour l’acquisition sociale de logements neufs dans le cadre du PSLA ( prêt social de location-accession) qui permettent de peser sur le prix du marché : 3582 euros le m2 soit la moitié du prix du marché. La ville pourrait fournir un effort sur le prix du foncier pour permettre la construction de ces logements neufs. On pourrait alors proposer ces logements à des locataires qui libéreraient ainsi les logements existants. Des clauses spéculatives encadreraient bien entendu le PSLA.
On pourrait également mettre en place des coopératives d’habitants.
La prise en compte du vieillissement de la population page 137 :
A l’échéance 2020 ; le territoire comptera 30% de plus de 60 ans. Il faut construire des EHPAD (Etablissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes) à des prix accessibles aux revenus des habitants. L’affaire Beausoleil qui reste privée a fait ressurgir ce grave problème. Dans le PLH de Chaville on parle d’un foyer pour personnes âgées, c’est bien mais insuffisant car que fait-on de ces personnes lorsqu’elles perdent leur autonomie ? On peut également créer des foyers-logements au sein des logements sociaux comme cela existe à Issy.
Concernant les logements vacants (4096 sur le territoire), 8% à Chaville, il faut les recenser si la vacance dure depuis 2 ans et plus et savoir pourquoi. Après avoir identifié les propriétaires, prendre contact avec eux et s’ils le souhaitent les mettre en relation avec des associations de réinsertion présentant toutes les garanties pour louer leurs biens.
Il existe un problème de sous et de sur occupation dans les logements sociaux. Des personnes âgées ne peuvent pas quitter leur appartement devenu trop grand car ce qu’on leur propose est plus cher. Il faut donc mettre sur pied une bourse d’échange garantissant le prix du loyer pour permettre une rotation.
En ce qui concerne les surloyers, en attendant la suppression de la loi Boutin, il faut trouver un équilibre pour ne pas détruire la mixité sociale. En effet si les surloyers provoquent des déménagements il n’y aura plus que des personnes défavorisées comme locataires.
2.6/ Rénovation du gymnase Léo Lagrange sis 2, rue Jean Jaurès : POUR
2.7/ Acquisition d’un terrain sis 5 à 11, rue des Petits Bois. POUR
Il s’agit d’une bande de terrain pour faire des parkings. Nous avons cependant rappelé que la réalisation d’un immeuble à cet endroit empêchait l’extension du collège Jean Moulin dont les effectifs explosent.

III/ Equipements Communaux-Réseaux- Sécurité- Citoyenneté
3.1/ et 3.2/
ABSTENTION.
Il s’agit de la rénovation des 3 courts de tennis couverts car nous trouvons le prix des travaux bien élevé.

 

 

 

 

 

Politique du logement à Chaville – zéro pointé pour le maire et sa majorité municipale.

La crise du logement sévit à Chaville comme dans tous les Hauts de Seine. Les loyers dans le privé ont très fortement augmenté et les demandes pour des logements sociaux sont extrêmement nombreuses. Et pendant ce temps, la mairie construit de manière très parcimonieuse des logements sociaux. En témoignent les chiffres de la préfecture des Hauts de Seine sur les financements des logements sociaux par commune, que vous pouvez télécharger ici

En 2010, aucun logement social a été financé et en 2011 , 27 logements sociaux ont été financés. Et encore, ce sont des logements sociaux intermédiaires, c’est-à-dire non accessibles aux familles les plus modestes. En 2010, sur GPSO, Chaville est bonne dernière en production de logements aidés en compagnie de Sèvres. En 2011, Chaville est avant-dernière, juste devant Ville d’Avray. Paradoxe, le pourcentage de logements sociaux dans la commune augmente fin 2011 à 22,55% grâce aux opérations initiée par la municipalité précédente. C’est un zéro pointé pour le maire et sa majorité même si le chiffre de 2012 sera certainement meilleur du fait de l’opération centre-ville.

La politique menée par le maire et sa majorité municipale en termes de logements sociaux est donc très loin de répondre à l’enjeu et à la crise du logement que les Chavillois vivent.

Et pendant ce temps-là , des personnes continuent à vivre dans des conditions dramatiques à Chaville. Ils sont discrets et modestes, et pourtant comme tous les autres Chavillois, ils ont le droit de vivre dans des conditions dignes.

 

 

 

Politique : les rois du cumul.

ENQUÊTE LE PARISIEN MAGAZINE – Bientôt déposé, le projet de loi sur le non-cumul des mandats provoque un tollé chez les parlementaires qui sont aussi conseillers généraux, maires… Enquête sur les mille activités de nos élus.
Publié le 08.02.2013.

En France, 83 % des parlementaires sont des « cumulards » : 476 députés (sur 577) et 267 sénateurs (sur 348) sont à la fois titulaires d’un mandat parlementaire – député ou sénateur – et d’un mandat exécutif local – maire ou maire-adjoint, présidentt ou vice-président du conseil régional, président ou vice-président du conseil général.

S’ils respectent la loi aujourd’hui en vigueur, la question de leur efficacité est posée. Car chacun de ces mandats électifs s’accompagne d’activités annexes, de plus en plus nombreuses et chronophages avec l’extension de la décentralisation. Sans parler du métier d’avocat ou de médecin que certains continuent d’exercer à côté.

De la mairie… au refuge d’animaux
Au total, le nombre de ces fonctions peut approcher la trentaine
, comme le montre notre classement des élus les plus occupés, établi en collaboration avec l’association de lutte contre la corruption Anticor.
La palme revient au socialiste Philippe Duron, qui détient quatre mandats dont découlent… 24 autres fonctions. La liste de ses activités, non exhaustive, est vertigineuse.
Député et maire de Caen, il est aussi à la tête de l’agglomération Caen-la-Mer et de Caen Métropole, qui gère l’aménagement du territoire pour 143 communes. Il préside également la Conférence de l’arc atlantique, censée promouvoir une trentaine de villes côtières en Europe, et le conseil d’administration de Normandie Aménagement, une société visant à soutenir des projets immobiliers. Et ce n’est pas tout ! En charge de la culture dans sa ville, l’édile préside le mémorial de la bataille de Normandie et administre le Comité pour l’organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen. Plus insolite, il est représentant de l’Association de la gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson (Calvados).  Vice-président de l’Union amicale des maires du Calvados et membre du bureau de l’Association des maires des grandes villes de France, il soigne son réseau.

Deuxième de notre classement avec trois mandats et 19 fonctions, le sénateur-maire UMP Gérard Larcher est lui aussi bien occupé. Ce qui étonne le plus dans son CV ? Il est délégué de la ville à la Société des courses de Rambouillet (Yvelines). « Mon emploi du temps a parfois explosé. J’ai alors empiété sur ma vie personnelle », tente-t-il d’esquiver. Un inventaire difficile à faire.

Troisième du classement, André Santini (UDI) avec 3 mandats et 17 fonctions

Dans ce top 10 figurent les maires des grandes villes, vent debout contre la future loi sur le non-cumul : Gérard Collomb (PS, Lyon), François Rebsamen (PS, Dijon), Jean-Claude Gaudin (UMP, Marseille) et Roland Ries (PS, Strasbourg), ainsi que des maires non parlementaires qui additionnent les fonctions territoriales.

Dresser la liste exhaustive des activités de nos élus n’est pas une sinécure, tant le système est opaque. Même l’entourage des parlementaires peine à s’y retrouver : « On n’a pas tout en tête », reconnaît-on, tout en insistant que telle ou telle fonction « ne prend pas beaucoup de temps ; elle est honorifique, rattachée automatiquement à un mandat ou bénévole. » Un maire est de fait président du Centre communal d’action sociale et du Conseil de surveillance de l’hôpital local, même s’il peut désigner un représentant.
En revanche, s’il est fréquent que les maires, présidents ou vice-présidents de conseil généraux sont également à la tête d’un syndicat intercommunal, parfois contre rémunération, c’est selon leur bon vouloir. « Cela répond à une logique territoriale », se justifie Hervé Planchenault, le vice-président UMP du conseil général des Yvelines, 8e dans notre classement : il siège dans une dizaine de syndicats publics. « Mes fonctions sont liées à ma spécialité, la question des ports et du littoral », renchérit Christian Gaubert, vice-président socialiste du conseil général de Gironde, 10e de notre palmarès, présent dans une dizaine d’organismes locaux.  Et il trouve encore le temps de recevoir des patients trois matins par semaine dans son cabinet de dentiste.

Voyager aux frais de la princesse
Certaines charges sont pourtant de plus en plus lourdes. N’en déplaise aux sénateurs-maires PS Gérard Collomb et François Rebsamen, tous deux présidents d’une agglomération, un rapport du Sénat soulignait déjà, en février 2012, l’incompatibilité de cette fonction intercommunale avec leur mandat parlementaire pour des raisons d’emploi du temps. Selon Jean-Luc Trotignon, délégué national de l’association de lutte contre la corruption Anticor, additionner les fonctions répond au besoin des élus de « montrer à leurs électeurs qu’ils se battent soi-disant mieux pour leur territoire tout en privant de places leurs concurrents ». Chez les parlementaires, les titres sont à géométrie variable. Ils siègent de droit dans une commission mais ne sont pas tenus de faire partie d’un groupe d’amitié (cercle d’influence diplomatique). « C’est souvent un moyen de voyager aux frais de la princesse », tacle le député UDI Charles de Courson, qui a toujours refusé d’intégrer l’un de ces groupes.
Réélue en juin, la députée socialiste Annick Lepetit a abandonné son poste d’adjointe au maire de Paris. « Avant, je cumulais. Mais aujourd’hui, je suis députée de la majorité, les responsabilités sont plus importantes », confie-t-elle. L’élue de Paris sait repérer les cumulards à l’Assemblée nationale : « Ils pianotent sur leur téléphone, quand ils ne sèchent pas habilement les réunions. » En cas de surcharge d’activité, c’est souvent le travail de parlementaire, jugé moins déterminant pour la réélection, qui trinque.
Laurent Bach, enseignant-chercheur en politique économique et auteur de Faut-il abolir le cumul des mandats ? (Editions Rue d’Ulm), constate qu’un cumulard va privilégier les questions écrites et la session médiatisée des questions d’actualité aux séances en commission, longues et fastidieuses, où est réalisé le travail législatif.
« En cas de non-cumul, la participation des élus aux travaux des commissions et des séances publiques augmenterait de 25 % », plaide-t-il.

Des revenus déclarés sur la bonne foi
Qu’en est-il des rémunérations ? Les élus le martèlent : en cumulant, ils n’additionnent pas leurs indemnités. Depuis 2010, la loi prévoit un plafonnement à hauteur de 8 272 euros mensuels pour les parlementaires.
Pour autant, il est du ressort de l’élu de déclarer les émoluments liés à ses diverses fonctions. Il n’existe pas de contrôle. La présidence ou la vice-présidence d’un syndicat intercommunal peut donner lieu à un jeton de présence.
« Tout repose sur sa bonne foi. Il y a forcément des oublis, voire des abus », insiste le député PS de l’Aisne René Dosière.
Pendant plusieurs années, le sénateur-maire UMP Gérard Larcher n’a pas indiqué qu’il touchait chaque mois 400 euros environ au titre de président du syndicat de Rambouillet en charge des ordures ménagères. Il a dépassé le plafond légal d’octobre 2007 à janvier 2009. A la suite d’une procédure toujours en cours, il a remboursé une partie du trop-perçu. « Mes services se sont trompés », explique aujourd’hui l’ancien président du Sénat.

Autre sujet de débat : le système d’écrêtement. Le politique dont les revenus sont plafonnés en reverse l’excédent à un ou plusieurs élus d’assemblées territoriales de son choix. « C’est l’un des effets pervers du cumul », estime le député PS de Paris, Christophe Caresche. « C’est un moyen de tenir ses adjoints par le ventre, ce que je n’ai jamais fait », abonde son confrère UDI de la Marne, Charles de Courson.
Avec Patrick Balkany, l’argent reste dans la famille. Réélu maire de Levallois en 2008, le député UMP a reversé son trop-plein à son épouse, la maire-adjointe Isabelle Balkany.
Le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin attribue, lui, 6 000 euros par mois à cinq élus de la ville de Marseille, qui n’ont pas de rémunération à l’extérieur.
Un moyen de pression directe ? « Non, se défend l’édile de la deuxième ville de France. Tous les deux ou trois ans, je change. Il y a un turnover. » En 2011, le député PS René Dosière a tenté de faire supprimer l’écrêtement. En vain.

Un projet de loi présenté d’ici un mois
Lors de ses vœux aux parlementaires, début janvier, François Hollande a annoncé une loi limitant le cumul des mandats politiques.
Elaboré par le ministre de l’Intérieur, Manuel Vals, le texte doit être présenté au conseil des ministres le 27 février ou le 6 mars.
Il devrait être voté avant le 15 septembre, malgré la fronde des élus de tous bords, y compris de gauche. Parmi les plus virulents, François Rebsamen, proche du chef de l’Etat et président du groupe socialiste au Sénat : il draine derrière lui quelque 80 sénateurs mécontents.
A l’Assemblée nationale, c’est la députée de Corrèze Sophie Dessus (PS), qui, forte du soutien de 60 députés, tente d’influer sur le projet de loi.
Elle demande notamment que l’interdiction de cumuler un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire soit réservée aux grandes villes afin de ne pas pénaliser les élus ruraux.
Autres sujets à trancher : la limitation du nombre de mandats dans le temps et celle du nombre de fonctions cumulées.

 

Il aura donc fallu cinq ans.

Cinq ans pour que la justice américaine se décide enfin à porter plainte contre la plus grosse agence de notation financière au monde, Standard & Poor’s (S&P).

Cette agence, propriété du groupe Mc Graw-Hill, est accusée d’avoir manipulé les notes qu’elle a attribuées aux produits financiers toxiques les plus fous, de 2004 à 2007, juste avant l’explosion de la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque qui sont à l’origine de la Grande Crise qui, depuis cinq ans, secoue la planète.

Standard & Poors a « conçu et exécuté un système pour tromper les investisseurs », dit la plainte.

En clair, ce baromètre de l’économie de marché, cet oracle de la finance folle, aurait sciemment truqué, maquillé, falsifié ses analyses. En un mot : elle aurait donc abusé le monde entier ! Une tricherie dont les conséquences économiques, sociales, humaines surtout, sont incalculables.

Cinq ans, donc.
Cinq ans pendant lesquels il fut quasiment interdit, par les tenants de la pensée économique dominante, de critiquer ces mêmes agences de notation qui, pourtant, n’ont cessé de se tromper et de tromper leur monde.

Cinq ans pendant lesquels à la moindre objection, au moindre reproche adressé à ces pythies de l’ultralibéralisme, l’on était accusé de vouloir casser le thermomètre plutôt que d’affronter courageusement la crise.

Cinq ans pendant lesquelles, surtout, ces agences ont servi de boussole aux Etats pour imposer la cure d’austérité réclamée par les fameux marchés financiers omnipotents.  »

La suite en cliquant ici.

Savez-vous si votre commune est bien gérée ?

0/20 pour la gestion financière de la Ville de Chaville par les « Contribuables Associés »

L’association neutre politiquement, « les Contribuables Associés », qui revendique plus de 200 000 militants contre l’oppression fiscale et le gaspillage de l’argent public, dresse sur son site internet l’état des finances de chaque mairie de France.

 

En termes de maitrise des dépenses, Chaville est parmi le plus mauvais élève du département avec un 0/20 synonyme de « Mairie dépensière ». Au point de vue de la santé financière, c’est cette fois un 5/20 que remporte notre commune!

Et dans le flop 3 des communes du département les plus dépensières, on y trouve Chaville, Ville d’Avray et Vaucresson.

Vous pouvez consulter le site en cliquant sur le lien suivant.

 

 

Tribune groupe socialiste – Février 2013 – Chaville Magazine.

LES RYTHMES SCOLAIRES: ACCÉLÉRONS !
Le projet de “refondation” de l’école est lancé. Le retour à la semaine de quatre jours et demi va avoir un impact sur l’emploi du temps scolaire et périscolaire.
De nombreuses questions se posent. Par exemple, à quel moment placer l’aide pour les enfants en difficulté dans une journée réaménagée?
Que deviendront les activités associatives du mercredi matin?
Comment répartir les créneaux de piscine, etc.?
Pour la mise en place, il faudra évidemment trouver des locaux. À quel endroit? À Chaville, c’est là où le bât blesse. À la rentrée 2012, faute de place, 40 enfants n’ont pas été acceptés en centre de loisirs maternels. Lorsque les familles vont venir s’installer dans le centre ville que compte faire la municipalité sachant que les effectifs de Paul Bert explosent déjà et que là aussi la place manquera? Il ne suffit pas de construire de nouveaux logements encore faut-il prévoir les infrastructures indispensables.
Concernant l’aménagement des rythmes scolaires, de nombreuses villes ont déjà mis en place un “contrat éducatif local” (CEL). Elles ont pris une longueur d’avance car elles ont créé des espaces de concertations. Les parents, les enfants, les médecins de quartiers, les enseignants, les inspecteurs ont été entendus. Les associations périscolaires, celles chargées de l’aide aux devoirs, le conservatoire, la MJC, les écoles de sports ont été consultées. Des comités d’audition ont été mis en place et un rapport remis. À Chaville nous démarrons à peine… Il est vrai que la municipalité n’a pas signé la charte du Réseau français des villes éducatrices et n’est donc pas rompue à l’exercice!
Il faudra également trouver du personnel qualifié pour assurer l’après-classe quand les cours se termineront une demi-heure plus tôt. À Chaville, il existe. Mais avec le remaniement des temps “hors classe”, il sera nécessaire de redéfinir les missions des agents territoriaux spécialisés en école maternelle, des animateurs périscolaires et du personnel de restauration. Les communes ont jusqu’à septembre 2014 pour mettre en place la réforme mais il est grand temps à Chaville d’élargir la concertation pour qu’un consensus soit trouvé avec les différents acteurs locaux.