Contrat de génération : la mesure vise 500 000 jeunes

Le principe : la solidarité entre générations.
Le constat social est simple : les jeunes sont les premières victimes du chômage. Avec un taux de 24% pour les moins de 25 ans, ils sont souvent contraints d’accepter des contrats précaires. De leur côté, les seniors sont certes moins touchés (7%), mais pour les demandeurs d’emplois de plus de 55 ans, sortir du chômage est une mission quasi impossible.
A cela s’ajoute une analyse économique consensuelle : pour redresser ses déficits publics, de commerce extérieur, d’emplois et de compétitivité, la France doit travailler plus. Or plutôt que d’augmenter la durée de travail hebdomadaire, il semble plus cohérent d’augmenter la durée de travail sur l’ensemble de la carrière.
François Hollande propose donc un contrat destiné à inciter les entreprises à la fois à l’embauche des jeunes et au maintien des seniors. Ce ‘tutorat’ permettra de préserver des savoir-faire et d’intégrer durablement les jeunes dans la vie professionnelle. Sur le papier, tout le monde y gagne. Les jeunes, alors considérés comme une chance et comme un investissement plutôt que comme un risque ; et les salariés âgés, dont il est temps de reconnaître la valeur.

Le dispositif : le bâton et la carotte
Le gouvernement se fixe pour objectif 500.000 contrats d’ici à 2017. Pour y parvenir, il a prévu une carotte et un bâton. Le contrat s’adresse à tous les jeunes et toutes les entreprises, mais la loi fait la différence selon la taille de l’entreprise.
L’Etat n’aidera financièrement que les entreprises de moins de 300 salariés, partant du principe que les petites entreprises sont moins souples du point de vue de leurs effectifs, et que leur grand nombre en fait une réserve d’emplois importante

Toucher près d’un million de personnes
L’objectif est de toucher 500.000 jeunes, donc un million de personnes en incluant les seniors, en cinq ans. Le contrat de génération vient après la mise en œuvre des emplois d’avenir (voir Emplois d’avenir pour aider-les-jeunes-a-retrouver-un-emploi : Chaville ne s’y intéresse pas/), qui s’adressaient à une catégorie de jeunes, en grande difficulté, et une catégorie d’employeurs, et avant la fin de la grande négociation sur la sécurisation de l’emploi, qui doit se terminer avant la fin de l’année.
99% des entreprises sont concernées et pourront bénéficier d’une aide sonnante et trébuchante.
La prime, de 4.000 euros par an pendant 3 ans maximum, sera versée pour l’embauche en CDI d’un jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans si handicapé) et un salarié de plus de 57 ans maintenu en poste (55 ans si handicapé ou nouvelle embauche).

Quel coût ?
Le contrat de génération devrait coûter à l’Etat près d’un milliard d’euros par an quand le dispositif aura atteint son régime de croisière, en 2016.

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