PS Chaville
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Le Premier Ministre s’engage pour le Grand Paris Express.

Jean-Marc Ayrault s’est engagé aujourd’hui à ce que l’Etat puisse débloquer en 2015 un milliard d’euro, si cela est nécessaire au capital de la Société du Grand Paris pour de nouveaux transports en Île de France.

Cette bonne nouvelle confirme ce que la majorité explique depuis plusieurs semaines.Oui, le Grand Paris Express sera réalisé. Oui, le Premier Ministre souhaite que les accords trouvés entre l’Etat et les collectivités locales aboutissent. Oui, le Gouvernement a la volonté de chercher les moyens financiers pour y parvenir.

Pour passer concrètement des effets d’annonces, des chèques en blanc et des mensonges d’hier au réseau de transport de demain, nous devons réaliser aujourd’hui le travail que le précédent gouvernement a refusé de faire ces trois dernières années, malgré nos demandes. Nous devons connaître le coût réel du projet, prioriser et phaser les travaux, mettre en œuvre un plan de financement crédible.

La nouveau gouvernement est attaché à améliorer les transports des 12 millions de franciliens et soutient les projets portés par la Région et les 8 départements d’Ile-de-France. Ce partenariat est indispensable pour les habitants et pour la  dynamique économique du pays.

Demande d’une réflexion au niveau local à Chaville sur les rythmes scolaires.

La ville ne peut ignorer qu’une réflexion s’engage actuellement sur les rythmes scolaires. Elle doit anticiper la manière dont elle assurera la continuité entre les temps scolaires et les activités périscolaires si le mercredi matin redevient un temps scolaire :
Où vont déjeuner les enfants ce jour-là ?
Qui va les conduire aux centres de loisirs depuis leur école ?
Comment la MJC, l’école des sports, le conservatoire, les associations etc. vont-ils reventiler les cours ? Le samedi après-midi ?
Que feront les enfants à la sortie des classes le soir ?  A quelle heure cette sortie aura-t-elle lieu ? Leur proposera-t-on des activités sur place ou ailleurs ?

Nous demandons qu’une dynamique au niveau locale à Chaville se mette en place rapidement dans la foulée de la concertation nationale.
Seule une concertation locale riche permettra de trouver des solutions harmonieuses pour toutes les parties dans le souci de la réussite et de l’épanouissement des enfants.
Nous souhaitons donc un débat ouvert associant les personnels de l’éducation, les élus locaux, les parents et le tissu associatif.

Education: la loi de refondation de l’école au Parlement en janvier.

La loi sur la refondation de l’école sera soumise au Parlement en janvier, après une consultation des acteurs de l’école, a indiqué jeudi Vincent Peillon, rappelant que la semaine de 4,5 jours dans le primaire serait effective à la rentrée 2013.

Le ministre de l’Education a présenté le calendrier des consultations, deux jours après le lancement officiel de la refondation par François Hollande.

« Je suis conscient qu’une loi ne suffit pas à transformer d’elle-même l’école de la République et à opérer le redressement », a dit M. Peillon en conférence de presse, après une séance du Conseil supérieur de l’éducation (CSE).

La loi sera « un moment décisif » de la refondation, mais il y aura aussi des réformes qui seront prises « à côté de la loi », comme celle sur les rythmes scolaires, a-t-il souligné.

La loi de programmation « sanctuarise pour plusieurs années et elle programme les moyens financiers accordés à l’Education nationale », qui sera « la priorité budgétaire » du quinquennat, a-t-il déclaré.

Le ministre recevra la semaine prochaine les représentants des personnels et « entendra leur point de vue » avant de finaliser ses propositions.

Il recevra aussi les élus, les collectivités locales, les parents d’élèves, les lycéens, les étudiants et les mouvements d’éducation populaire.

Le projet de loi doit être rédigé « d’ici début novembre » et présenté alors au Conseil d’Etat. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le 12 ou le 19 décembre et le débat parlementaire « aura lieu à partir de janvier ».

Priorité au primaire

Le ministre a confirmé les mesures qui seront en place à la rentrée 2013. Il a réaffirmé la « priorité au primaire » avec la mise en place du principe de « plus de maîtres que de classes », tandis que « l’accueil des tout-petits à la maternelle devra être effectif » dans les territoires en difficulté.

« Nous aurons la semaine de 4,5 jours à l’école primaire », a indiqué M. Peillon, souhaitant que la demi-journée supplémentaire ait lieu le mercredi, mais il a laissé aux élus la possibilité d’en décider autrement.

A la prochaine rentrée, « nous aurons revu l’organisation du temps scolaire et du temps éducatif », a-t-il ajouté, précisant que « les devoirs devront se faire à l’école, et qu’aucun enfant ne sera laissé dehors avant 16H30 ».

A propos de la rentrée scolaire sur Chaville

La rentrée scolaire en Maternelle et Élémentaire s’est passée sans problème de fermeture de classes. Cependant les effectifs sont souvent très lourds, et les réfectoires surchargés dans certaines écoles.
Autre difficulté pour les parents :
Quasiment plus de scolarisation entre 2 ans et demi et 3 ans.
Et plus de 80 enfants sur liste d’attente dans les centres de loisirs : de nombreuses demandes d’inscriptions aux accueils de loisirs du mercredi n’ont pu être satisfaites ; beaucoup de familles restent aujourd’hui sans solution pour la prise en charge de leurs enfants. Comme vous, nous constatons d’année en année la pénurie entretenue dans les offres d’activités, tout comme le manque de souplesse auquel se heurtent les familles. Premiers arrivé, premiers servis, et il n’y en aura pas pour tout le monde ! L’offre doit être en relation avec l’évolution démographique de la ville.

Or La population Chavilloise va connaître ces prochaines années une croissance encore plus forte avec la livraison de trois grands programmes immobiliers.
Julqu’à présent, la réponse apportée par la ville a été essentiellement le reconstruction de l’école Paul Bert, parfois au détriment des espaces collectifs : cours de récréation, salles polyvalentes…
Aujourd’hui, cette réponse ne suffit plus, à l’exemple de la carte scolaire.
Il est donc nécessaire de conduire une réflexion préalable sur les lieux de plus forte demande, les trajets à parcourir pour les enfants : traversées dangereuses, distance…

Ken Loach s’inquiète d’un «désastre» pour le cinéma français

Il a 76 ans et toujours l’envie d’en découdre: Ken Loach, représentant d’un cinéma très «social» et lauréat, ce week-end à Lyon, du Prix Lumière, s’inquiète pour l’avenir du financement du septième art en France,  actuellement en discussion à Bruxelles, et appelle la profession à «résister».

Le réalisateur britannique, Palme d’or à Cannes en 2006 pour Le vent se lève, de nouveau récompensé cette année à Cannes du «prix du jury» pour sa nouvelle comédie La part des anges, était à Lyon samedi et dimanche pour y recevoir le Prix Lumière 2012.

La quatrième édition du Festival Lumière, organisé par Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière à Lyon et délégué général du Festival de Cannes, l’a récompensé pour «l’ensemble de son oeuvre». Son prix lui a été remis samedi soir par Eric Cantona, qu’il avait dirigé dans son film Looking for Eric (2009).

Faisant part de ses «inquiétudes» pour l’avenir du cinéma hexagonal, dimanche lors d’une conférence de presse, Ken Loach, très en verve, a fustigé «ceux qui, à Bruxelles, veulent en finir avec le système» qui permet au septième art français, grâce à une fiscalité originale, d’être florissant.

«On m’a demandé de signer plusieurs lettres pour défendre» un système, qui, «s’il devait s’arrêter, mènerait à la destruction» du cinéma français, a-t-il affirmé. «Ce serait un désastre, une pure folie!», a-t-il lancé, dénonçant «les attaques» de Bruxelles contre le cinéma français.

Selon lui, «il faut s’organiser de toutes les manières possibles, avec les syndicats du cinéma, les partis politiques, les organisations communautaires» pour «résister».

Le cinéma français bénéfice d’un système de subventions unique en Europe: toute la filière paie des taxes dont une partie est reversée au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), qui la redistribue à son tour à l’industrie cinématographique.

Le spectateur intervient dans cette chaîne puisqu’un pourcentage du prix du billet alimente également le CNC et donc le cinéma français. Ce système, rôdé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, entre aujourd’hui dans des turbulences qui pourraient le mettre en danger. Les nouveaux venus dans la filière, fournisseurs d’accès à internet, Google, Itunes, Amazon, Google, Youtube, Dailymotion… , rechignant à payer leurs taxes, ont fait appel à la Commission européenne qui penche en leur faveur. Depuis six mois environ, Paris et Bruxelles bataillent sur ce sujet, Bruxelles devant rendre son verdict le 21 novembre.

«Pour nous, en Angleterre, le système français de subvention du cinéma est très important. Mais pour les politiciens en Europe, en tout cas pour certains d’entre eux, c’est une façon d’interférer dans le marché. Et bien sûr, ils détestent cela», a expliqué Ken Loach.

Isabelle Huppert, présente à Lyon où le film qu’elle a tourné en 1980 avec l’Américain Michael Cimino, La porte du paradis, clôturait le Festival Lumière dimanche après-midi, a également fait part d’une certaine inquiétude.

2013-année de la biodiversité en France ?

L’adoption d’une loi-cadre biodiversité dès 2013 et la création d’une agence nationale dédiée figurent parmi les mesures confirmées dans la feuille de route pour la transition écologique visant à faire de la France un pays exemplaire en la matière.

« Comment rester impassible face aux atteintes irréversibles à la biodiversité ? », a déclaré le président de la République François Hollande, en ouverture de la conférence environnementale le 14 septembre tout en soulignant « l’enjeu » de la protection des écosystèmes « pour notre planète et pour notre pays ». La biodiversité est « notre bien commun, chacun d’entre nous doit en être convaincu », a-t-il lancé, en fixant le cap en matière d’écologie avec pour priorité la préservation de la faune et de la flore aux côtés de la transition énergétique.

Une grande loi-cadre biodiversité adoptée en 2013

Faire de la Stratégie nationale de la biodiversité (SNB) « un outil transversal clé et un déterminant des politiques publiques » était l’une des priorités demandées par les ONG (FNH, Humanité et Biodiversité, LPO…) qui a été confirmée samedi 15 septembre par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en clôturant la conférence. A la satisfaction des associations, la SNB sera déclinée dans tous les ministères. Cette Stratégie « qui fixe des orientations » est évoquée dans la feuille de route pour la transition écologique remise à chaque ministre et rendue publique jeudi 20 septembre au soir.

Mais « des mesures concrètes doivent maintenant être mises en œuvre », souligne la feuille de route, à travers l’adoption en 2013 d’une grande loi-cadre sur la biodiversité (la dernière datant de 1976). La loi-cadre, confirmée dès l’issue de la conférence par le Premier ministre, intégrera un volet sur les paysages et créera « des protections localisées des ressources halieutiques ». Pour « faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité », cette loi reprendra toutes les décisions et les orientations de la feuille de route.

Parmi les « chantiers prioritaires » lancés dans le cadre de la préparation de la loi, la feuille de route réaffirme qu’« une Agence nationale de la biodiversité sera instituée« . Le président de la République, dès son discours d’ouverture, avait annoncé la création de cette Agence « calquée » sur le modèle de l’Ademe et demandée par les ONG. Le débat sur sa création date de 2007, au moment du lancement du Grenelle. Cette Agence « viendra en appui aux collectivités locales, aux entreprises, aux associations pour utiliser tous les instruments qui pourront permettre d’atteindre nos objectifs », a expliqué M. Hollande. Les ministres de ‘Ecologie et de l’Agriculture « mèneront les travaux nécessaires pour fixer son périmètre et ses moyens », a indiqué de son côté M. Ayrault. Ses missions, son articulation avec les collectivités locales, ses relations avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche feront l’objet d’une concertation. Un préfigurateur sera nommé d’ici fin octobre.

Annoncée pour l’an prochain par le Premier ministre, l’Agence nationale de la biodiversité pourrait être créée « fin 2013, suite au vote de la loi-cadre prévue à l’automne 2013″.

Mesures immédiates

Parmi les principales mesures « immédiates » confirmées dans la feuille de route : la publication attendue depuis novembre 2011 des textes relatifs aux trames vertes et bleues d’ici fin 2012. « Des programmes d’actions prioritaires en matière de rétablissement des continuités écologiques, retenus à partir des schémas régionaux de cohérence écologique, seront mis en œuvre avec l’Etat« , indique la feuille de route.

L’intégration de la biodiversité dans les politiques d’aménagement et de projets de territoire sera également renforcée, à la satisfaction des ONG. Les Portraits de la biodiversité communale (données issues d’inventaires) seront ainsi mis à la disposition des collectivités locales sous forme de prototypes d’ici la fin de 2012, puis de produits complétés en 2013. La réalisation des Atlas de la biodiversité  communale, lancés en mai 2010, sera également poursuivie. Ces atlas « doivent in fine permettre de cartographier l’ensemble des enjeux à l’échelle de la commune, en lien avec les activités socio-économiques ».

 Autres mesures immédiates : d’ici fin 2012 « un plan abeilles » sera finalisé et d’ici fin 2013 un plan pollinisateurs  sauvages, face au déclin de ces espèces. Le gouvernement « s’engage » ainsi « à un développement systématique d’une politique en faveur des pollinisateurs sur l’ensemble de ses terrains délaissés ». Figurent également la création du parc marin de Picardie-Côte d’Opale et la poursuite de la procédure de classement en Parc Naturel Régional du Marais poitevin, déjà confirmées par Jean-Marc Ayrault. Ce dernier avait également annoncé l’installation

Vers l’arrêt de l’artificialisation des sols et de la consommation d’espaces agricoles et naturels

« Préserver la biodiversité, c’est limiter l’artificialisation des sols », avait également appelé de ses vœux le président de la République. La feuille de route a confirmé l’arrêt au niveau national de l’artificialisation nette des espaces agricoles et naturels annoncé par le Premier ministre. Le calendrier de cette mesure phare sera précisé pour le début de l’année 2013 dans le cadre du projet de loi sur le logement, l’urbanisme et la ville préparé par la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement Cécile Duflot.

Cette loi sur la transition écologique des territoires devrait pleinement intégrer la prise en compte de la biodiversité dans le droit de l’urbanisme

Un groupe de concertation commun sera mis en place afin de définir les nouveaux outils et les nouvelles mesures à mettre en œuvre afin d’assurer la bonne coordination et la bonne cohérence des lois « logement, urbanisme et ville » et « biodiversité », indique la feuille de route. Cette loi « sera aussi l’occasion de définir le cadre juridique d’une ville plus dense, moins consommatrice d’espaces et d’énergie ». Le futur texte pourrait être présenté par la ministre fin printemps 2013. De quoi satisfaire les ONG et la profession agricole (FNSEA, Chambres d’agriculture) pour qui l’annonce de stopper l’étalement urbain a fait un vrai consensus même si les objectifs et les moyens doivent encore être précisés dans la loi Duflot.

« Révolution doublement verte » des politiques agricoles

S’agissant de l’agriculture, quatre décisions annoncées par M. Ayrault sont confirmées pour favoriser « la révolution doublement verte » des politiques agricoles prônée par le Président Hollande. Un nouveau plan en faveur du développement de l’agriculture biologique sera lancé d’ici mi-2013, avec l’objectif de « doubler d’ici fin 2017 par rapport à fin 2012 le pourcentage de surface agricole utile en agriculture biologique ». Selon l’agence Bio, seulement 3,5% de la surface agricole utile (SAU) nationale étaient bio fin 2011, loin des 6% prévus en 2012 par le Grenelle. L’agence Bio table sur 4% de SAU fin 2012.

Le moratoire sur la mise en culture de semences OGM autorisées au niveau communautaire est également maintenu. Idem pour l’interdiction de l’épandage aérien des produits phytosanitaires et une pause dans le développement des biocarburants de première génération plafonnés à 7 % d’incorporation. Un bilan des dérogations à l’interdiction d’épandage aérien sera également établi d’ici la fin de l’année 2012, précise la feuille de route. L’arrêté du 31 mars 2011 encadrant les conditions de dérogations sera « révisé en conséquence et le Gouvernement définira les modalités de sortie de cette pratique ».

Alors que les ventes de pesticides ont progressé de 1,3 % en volume en 2011 en France, »l’efficacité » du plan Ecophyto, visant à réduire leur utilisation de 50% d’ici 2018, sera également évaluée d’ici fin 2012, avec des mesures de renforcement « immédiatement après« . La mise en œuvre du plan n’ayant pas été « correctement assurée », estime le gouvernement. Le suivi des autorisations de mise sur le marché du Plan EcoPhyto 2018 sera également « amélioré ».

Au niveau européen, le gouvernement entend défendre « un verdissement ambitieux du premier pilier » de la politique agricole commune (PAC), au service de la biodiversité et de l’environnement (préservation des prairies permanentes, présence d’infrastructures et de surfaces d’intérêt écologique, diversité des assolements), ainsi qu’« une mise en œuvre ambitieuse des mesures du deuxième pilier de nature à encourager de nouveaux modèles de production », ajoute la feuille de route.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau d’ici 2015, un volet spécifique sur l’utilisation de la ressource en agriculture fera par ailleurs l’objet d’une mission distincte dont le rendu est attendu en fin d’année.

Ces objectifs écologiques fixés dans la feuille de route devraient être pris en compte dans la lettre de cadrage « développement durable » annoncée par M. Ayrault pour chaque ministère fin 2012.

Autres engagements de la feuille de route : La cartographie des habitats sur la France entière (terre et mer) sera également réalisée d’ici 2017. Les inventaires de la biodiversité Outre-mer seront achevés à la même échéance. Le dispositif juridique d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages (APA) issus de leur utilisation en vue de la ratification du Protocole de Nagoya sera en outre inscrit dans la loi-cadre biodiversité.
En matière d’éducation à l’environnement, la sensibilisation et l’information sur la biodiversité sera par ailleurs développée notamment dans les programmes scolaires, « afin d’accélérer la nécessaire prise de conscience sur la gravité de son recul ».

 

(D’après actu-environnement du 21/09/2012)

 

Législatives: pourquoi Patrick Devedjian (et Henri Plagnol) ont été invalidés

l l leur a été reproché d’avoir pris pour suppléant un élu qui était déjà suppléant d’un sénateur. Un des dix moyens de perdre devant le Conseil constitutionnel son siège au Palais-Bourbon…

Le Conseil constitutionnel a procédé, jeudi 18 octobre, à ses premières invalidations portant sur les législatives 2012: les élections de Patrick Devedjian (UMP, 13e circonscription des Hauts-de-Seine) et Henri Plagnol (UMP, 1e circonscription du Val-de-Marne) ont été annulées, les Sages leur reprochant d’avoir pris comme suppléant une personne qui était déjà suppléant d’un sénateur, ce qui est interdit par le Code électoral.

Une élection partielle sera organisée dans ces deux circonscriptions, offrant une seconde chance de victoire à leurs adversaires Julien Landfried (MRC) et Akli Mellouli (PS), même si les législatives partielles sont traditionnellement défavorables au pouvoir en place.

Voici dix cas, en commençant par celui qui a été appliqué jeudi, qui peuvent obliger un député à affronter une seconde élection: cinq portant sur la procédure de vote et la campagne elle-même et cinq sur son financement, situation dans laquelle l’invalidé se voit offrir un an d’inéligibilité en bonus.

1-Le coup du suppléant inéligible.

Cela semble évident, mais ça va donc apparemment mieux le disant: un candidat ou son suppléant doit être éligible pour rester élu. En 1988, le Conseil constitutionnel avait pour cette raison annulé l’élection de la socialiste Véronique Neiertz car son suppléant était également suppléant d’un sénateur, et que les deux mandats ne sont pas cumulables.

Vingt-quatre ans plus tard, les Sages sont donc allés dans le même sens pour annuler les élections de Patrick Devedjian et d’Henri Plagnol, leurs suppléants, George Siffredi et Jacques Leroy, figurant, lors des élections sénatoriales de septembre 2011, immédiatement après le dernier candidat élu de leur liste respective. Ils ont également considéré que la lettre de «démission» de son poste de suppléant sénatorial envoyée par George Siffredi aux autorités début mai 2012 était sans effet sur l’application du code électoral.

Il est très vraisemblable que, connaissant très bien ce cas d’invalidation, P.Devedjan ait sciemment choisi G.Siffredi, maire de Chatenay, dans l’espoir que ce dernier lui apporte des voix du fait de son mandat, quitte à risquer une nouvelle élection avec l’espoir d’être considéré comme une victime.

2-Le coup de la signature manquante

Maladresses ou malhonnêtetés, assesseurs d’un bureau de vote qui oublient de faire signer des électeurs ou qui font signer des électeurs qui ne sont pas venus voter, procès-verbaux et feuilles d’émargement qui disparaissent… Quand le Conseil constitutionnel constate des fraudes dans un bureau ou des discordances entre le nombre d’enveloppes dans l’urne et le nombre d’électeurs, il rectifie le nombre de votes. Si un bureau est annulé ou que des votes sont retranchés, il suppose que 100% d’entre eux étaient allés au candidat vainqueur: quand le nombre de votes douteux est plus grand que l’écart, l’élection est donc annulée.

A l’inverse, quand le nombre de voix douteuses est trop faible vis-à-vis de l’écart, le Conseil est trop faible vis-à-vis de l’écart, le Conseil constitutionnel valide l’élection, même si les irrégularités sont avérées constitutionnelles valide l’élection, même si les irrégularités sont avérées.

 

3-Le coup de la procuration gabonaise

Quoi de mieux qu’une salve de procurations pour gonfler le nombre de votants, parfois sans que les «procurants» soient au courant? En 1988, Bernard Tapie avait obtenu ainsi l’annulation de l’élection de celui qui l’avait battu de 84 voix à Marseille, l’UDF Guy Teissier. Les Sages avaient relevé, dans leur langage froidement juridique, que plusieurs centaines de procurations avaient «été établies au domicile d’électeurs ou dans des établissements d’hospitalisation ou de soins où séjournaient des électeurs» sans que ceux-ci aient «sollicité» le déplacement du fonctionnaire chargé de les établir.

Dix ans plus tôt, ils avaient tiqué sur les procurations établies au nom de Français du Gabon(les Français de l’étranger peuvent voter dans leur commune d’origine), sans que ceux-ci l’aient «personnellement choisi» et par des «tiers», lors d’une élection législative parisienne remportée par le RPR Christian de la Malène.

4-Le coup de la campagne du samedi

A partir du samedi zéro heure, il est interdit de faire campagne: ceux qui violent cette disposition s’exposent à une annulation, le Conseil constitutionnel considérant que leurs adversaires qui ont respecté la loi n’ont pas été en mesure de répliquer à leurs nouveaux –et ultimes– arguments.

Ce principe vaut également quand le candidat vainqueur n’est pas à l’origine du tract. Et il s’applique aussi quand ce sont les médias qui violent la loi, et pas les candidats.

 

5-Le coup du faux soutien

Pour s’assurer des reports de voix favorables, des candidats qualifiés pour le second tour ont parfois cédé à la tentation de s’inventer le soutien d’un des éliminés du premier tour ou d’un autre parti sur leurs tracts. Ce qui n’a pas du tout plu au Conseil constitutionnel, qui a annulé pour cela plusieurs élections en jugeant que l’entourloupe était «de nature à tromper un nombre d’électeurs suffisant pour modifier le résultat de l’élection».

 

6-Le coup du chèque personnel

Les articles 52-4 et suivants du Code électoral imposent une série d’obligations aux candidats en matière de financement. Le candidat doit nommer un mandataire financier ou une association de financement chargée de recueillir des fonds et de régler les dépenses, ne peut dépasser un plafond de dépenses (60.000 euros pour les plus grandes circonscriptions en 2012), doit publier un compte de campagne retraçant l’ensemble des dépenses et recettes…

7-Le coup de l’homme de paille

C’est l’un des moyens les plus originaux ayant conduit à l’annulation d’une élection. En 1998, le Conseil constitutionnel avait reproché au député RPR messin Jean-Louis Masson d’avoir financé la campagne d’un candidat divers droite dont l’unique activité avait consisté à torpiller le bilan d’une concurrente qu’il voulait éliminer au premier tour.

8-Le coup du tract de supermarché

Le code électoral interdit donc de faire financer ou régler des dépenses de campagne par des «personnes morales» autres que des partis politiques. En 2008, le Conseil constitutionnel avait ainsi retoqué la victoire, lors d’une partielle à Chartres, de la candidate PS Françoise Vallet, au motif qu’un supermarché Leclerc local, furieux d’avoir vu sa demande d’agrandissement rejetée, avait édité et diffusé un tract défavorable au député-maire sortant, et que la candidate s’était associée à cette démarche

9-Le coup du logement HLM

En tant qu’élus locaux, beaucoup de candidats aux législatives ont des responsabilités dans des organismes chargés des questions de logement. Quoi de mieux pour s’assurer la sympathie des électeurs? En 2007, les Sages avaient annulé la victoire du maire de Chartres Jean-Pierre Gorges  en lui reprochant d’avoir procédé pendant la campagne électorale à dix-huit cérémonies d’inaugurations de logement en tant que président de l’office public d’HLM local, «accompagnées de cocktails offerts [aux locataires] et à leurs proches».

10-Le coup du livre-programme

Des candidats utilisent parfois le bulletin municipal ou un livre pour vanter leur action en vue des législatives, sans toujours intégrer cet avantage à leurs comptes de campagne.

(d’après Slate du 18/10/2012)

le « Laboratoire des idées – Chaville 2014 ».

Retrouvons-nous pour prendre le temps d’échanger ensemble
Samedi 20 octobre 2012 à 10h30
1 bis avenue de la Résistance – 92370 Chaville (au-dessus de la Sécurité Sociale).

La ville de demain se construit avec les citoyens. C’est le fondement de la démarche que le « Laboratoire des idées – Chaville 2014 » entreprend dès à présent en consultant les Chavillois afin d’améliorer leur quotidien en vue des élections municipales de 2014.
Jeunesse, logement, transports, impôts, sécurité, crèches, affaires scolaires, urbanisme, développement durable, commerces, démocratie locale, associations, culture, sport et politique de la ville…
Autant de sujets qui feront du projet municipal 2014, un projet en adéquation avec les attentes des Chavillois.

Ce travail est un début. Il a vocation à enrichir le projet municipal élaboré, nous l’espérons, par l’ensemble des forces progressistes et écologistes dans un esprit de rassemblement.

Vous pourrez aussi retrouver sur le blog http//chaville2014.fr (prochainement disponible) l’avancement des ateliers au jour le jour, des zoom sur des sujets précis, des exemples pris sur d’autres villes, et sur les pratiques démocratiques innovantes.
Faire le bilan des 4 dernières années, se donner le temps d’imaginer la ville de demain en regardant aussi ce qui se fait ailleurs, en France comme à l’étranger, partager, échanger, débattre.

Imaginons ensemble la ville de demain, participez à la grande consultation citoyenne en apportant vos contributions et/ou en animant des ateliers thématiques.

Le Nobel de la paix pour l’Union Européenne.

Plus souvent attribué à une personnalité, le prix Nobel de la paix est parfois décerné à une institution :depuis l’Institut de droit international, en 1904, jusqu’au Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), en 2007. Médecins sans frontières (1999) ou les Nations unies (2001) ont aussi obtenu le prix.

Le comité norvégien a choisi de récompenser l’Union européenne pour son rôle dans l’unification du Vieux Continent depuis soixante-deux ans.

«L’UE et ses ancêtres contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe», a déclaré le président du comité Nobel, le Norvégien, Thorbjoern Jagland

Le président du Parlement européen, le socialiste allemand Martin Schultz  s’est dit «profondément ému et honoré» par cette distinction. «La réconciliation est l’essence même de l’UE. Cela peut être une source d’inspiration. L’UE est un projet unique qui a remplacé la guerre par la paix, la haine par la solidarité», a-t-il réagi sur Twitter.

 

Fierté ou sarcasme

Le prix Nobel «confère à l’Europe une responsabilité encore plus grande, celle de la préservation de son unité, de la capacité à promouvoir la croissance et l’emploi, et de la solidarité à l’égard de ses membres», a communiqué vendredi l’Elysée. Plus tard vendredi, le président français  a estimé à Dakar que cette attribution était «un grand honneur» fait à l’Europe. «Nous sommes honorés, nous sommes fiers et en même temps nous sommes devant nos propres responsabilités», a-t-il déclaré François Hollande.

Face à certaines réactions ironiques suite à cette attribution, disons qu’il ne s’agit pas de tout mélanger  et notamment les  problèmes économiques, les problèmes de bureaucratie de l’Union Européenne et la paix. N’oublions pas que qu’il y a seulement 7 décennies, l’Europe était en guerre et que cette guerre a fait plusieurs dizaines de millions de morts. N’oublions pas  que pendant des siècles et des siècles, l’Europe a toujours connu des guerres. Cette paix en Europe nous la devons largement  à l’Union Européenne.

Le numéro de rentrée « Chaville Socialiste » d’octobre 2012 est arrivé.

Vous trouverez ci joint le dernier numéro du Chaville Socialiste qui va être diffusé dans tout Chaville. Au sommaire :
Lancement du Laboratoire des idées : Chaville 2014,
Le Plan Local d’Urbanisme,
Retours sur les résultats des législatives bureau par bureau,
Le chiffre du mois,
Cumul des mandats : comment en guérir ? ….

Il suffit de cliquer sur Chaville Socialiste Octobre 2012 pour en savoir plus.
En vous souhantant bonne lecture.