« Le gouvernement a bien compris le réservoir de développement économique que représente la transition écologique. »

Denis Baupin, député EE-LV s’exprime sur le positionnement de son parti dans la majorité.

Avec dix-sept députés, douze sénateurs et deux ministres, EE-LV n’a jamais été autant partie prenante du pouvoir.
DB : Nous avons complètement changé de dimension. Nous avons désormais un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale comme au Sénat, et nous appartenons pleinement à la majorité actuelle. Nous sommes aux manettes, ce qui nous place en capacité de vraiment faire changer les choses et nous sort du confortable rôle d’opposant critique.

Après la conférence environnementale, les écologistes ont applaudi François Hollande et de Jean-Marc Ayrault. Votre secrétaire national, Pascal Durand, a même évoqué «un moment de plaisir»…
DB : Le résultat de la conférence environnementale montre la pertinence de notre choix d’être dans la majorité. C’était un pari de signer un accord avec les socialistes, en mettant au cœur la transition écologique. Visiblement, il est réussi. Nous ne sommes qu’au démarrage d’un processus, mais le président de la République et le Premier ministre ont envoyé des signaux très forts. Ils ont ouvert les portes à la transition que nous portons depuis des années. Maintenant, nous leur disons : chiche !

Comment expliquez-vous cette «verdisation» soudaine du discours de l’exécutif ? Par la crise ? Par tactique politique à un moment où des actes forts étaient attendus ?
DB : Il y a sûrement un peu de tout ça, mais peu importe. Depuis des mois, on disait que les écologistes avalaient des couleuvres, or la conférence environnementale a montré le contraire. On ne nous demande plus si nous allons quitter le gouvernement et les couleuvres supposées apparaissent comme des initiatives individuelles. Le gouvernement a bien compris le réservoir de développement économique que représente la transition écologique. D’autant plus en période de crise, dont la forte hausse du prix de l’énergie est une des causes majeures. Nous importons 60 milliards d’euros de pétrole et de gaz chaque année, mieux vaut investir cet argent sur notre territoire. La voiture qui consomme 2 litres aux 100 kilomètres, projet repris par Ayrault, est un chantier majeur et il est important que les plus hautes autorités de l’Etat affirment que le véhicule sobre est l’avenir de l’industrie automobile.

La suite de l’interview : http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/17/denis-baupin-les-ecologistes-sont-sortis-du-confortable-role-d-opposant-critique_846917

 

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