Le changement est en marche.

Le président de la République a été élu le 6 mai et les députés le 17 juin, soit depuis deux mois et demi. (Nul ne devrait ignorer en effet que, avant de disposer d’une majorité parlementaire, le président et son premier ministre ne pouvait rien décider).
Depuis 2 mois et demi et pour cinq ans, cela ne devait pas, non plus être ignoré, des commentateurs et de la population.
Malgré le temps très court depuis la mise en place de la nouvelle majorité, ont été réalisés :

-la réduction des indemnités versées au président de la république, du premier ministre et aux ministres

-le plafonnement de la rémunération des chefs d’entreprises publiques

-la retraite à 60 ans pour ceux ayant travaillé tôt

-la hausse du SMIC (la 1ère depuis 5 ans)

-l’augmentation de 25% de  l’allocation de rentrée scolaire

-le blocage des loyers en cas de relocation

-le durcissement de l’ISF

-la baisse du prix des carburants

-l’adjonction du volet « croissance » au traité européen

-la suppression de la TVA  dite sociale (+1.6 point)

-l’annonce du retrait des forces combattantes d’Afghanistan

-le texte de loi contre le harcèlement sexuel (l’ancien texte conçu par le gouvernement Fillon  ayant été retoqué par le conseil constitutionnel)

-la hausse de 25% du plafond du livret de Caisse d’Epargne (1ère étape de son doublement)

-la création de 1280  postes d’urgence pour la rentrée scolaire 2012

Sont en cours, avec propositions de lois passés en conseil des ministres :

-le développement du logement social (construction de 150 000 logements sociaux par an)

-le « contrats de génération » (500 000 emplois aidés prévus sur les 5 ans) : une entreprise embauche un jeune de moins de 26 ans en contrat à durée indéterminée et s’engage à maintenir dans l’emploi un salarié senior de plus de 57 ans, qui sera chargé de l’accompagner et de le former

-l’emplois d’avenir (150 000  postes)

Dans les tuyaux d’ici la fin 2012 :

-la mise en place d’une tarification écologique des énergies

-la réforme territoriale avec un nouvel acte de décentralisation (avec refonte des projets du gouvernement précédent rejetés par l’ensemble des collectivités locales)

-l’acte supplémentaire du Grenelle de l’Environnement

-la loi contre le cumul des mandats

-la révision de la loi Hadopi, inadaptée

-lataxe d’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à 1 millions d’euros

-loi d’assainissement des activités bancaires

-la refonte des rythmes scolaires

-Création de 1 000 postes (dans le cadre de l’enveloppe quinquennale de 5 000 postes) pour la sécurité et pour la justice – loi de finances pour 2013 votée automne 2012.

-la lancement du plan de lutte contre le cancer 2013-2016.

Suivront en 2013

-la loi de développement économique et social : création de la banque publique d’investissement pour financer les entreprises, notamment les TPE et PME dans les quartiers, et favoriser l’innovation, la production en France et l’export ; lutte contre les licenciements boursiers et les restructurations « sauvages » ; mise en place des « contrats de relocalisation » ; participation des salariés aux conseils d’administration et aux comités de rémunération des grandes entreprises ; notation sociale des entreprises.

-la oi d’orientation et de programmation pour l’Éducation nationale (réforme de la formation des enseignants, réforme des rythmes scolaires, programmation du recrutement de 60 000 postes dans l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur, création de l’École nationale supérieure de formation pratique des maîtres…).Rappelons que les  nouveaux enseignants commencent leur travail sans formation préalable !

-le droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples.

-le droit de finir sa vie dans la dignité.

On ne peut, objectivement, comme le répète, sans doute avec une certaine malveillance (ou cédant à une certaine mode, comme le suggère le journal Le Monde)  certains organes de presse, nier que les actions avancent. On ne peut que se dire que « Finalement, pour quelqu’un à qui on reproche de ne pas bouger, il a plutôt pas mal avancé sur son programme » Certes, et cela change du président précédent, tout n’est pas fait dans la précipitation et le temps de la réflexion et de la concertation est pris pour rendre durable les réformes annoncées. La concertation, la réflexion étaient des mots devenus sans signification sous les gouvernements précédents qui ont, de ce fait, été amené à défaire et à refaire ce qu’ils avaient eux-mêmes entrepris !

Que les contraintes financières n’aient pu permettre d’aller plus loin concernant certaines mesures vu leur coût (exemple de la baisse des carburants ou de la hausse du SMIC) et que, de ca fait, une certaine impatience se manifeste est tout à fait compréhensible, du fait de l’aggravation de la crise avec le chômage et  la paupérisation qui se développent. Mais laissons à l’équipe gouvernementale et présidentielle le temps nécessaire pour mettre en place les actions dans la cohérence, le dialogue indispensable au combien avec un « corps social « précédemment oublié ou méprisé.

Que cette impatience soit relayée par certains à gauche est, par contre, incompréhensible, voire suicidaire, tout comme l’est l’hostilité de certains, semble –t-il, par principes, à tout ce qui est européen !

On peut seulement regretter que la communication et la pédagogie sur ce qui a été fait et sur ce qui est prévu ne soit pas suffisante, à l’opposé du gouvernement et du président précédent qui était « tout com’ » !

Au fait, que les esprits chagrins se souviennent de l’été  2007 : la victoire de N.Sarkozy fêtée au Fouquet’s, les vacances sur le yacht de V. Bolloré, les textes sur la loi TEPA dont le bouclier fiscal …

Et puis, pour revenir à 2012, grâce à l’action de la nouvelle majorité, la France en arrive même à emprunter (à court terme) à un taux d’intérêt (légèrement) négatif, preuve que la confiance dans la France et ses nouveaux dirigeants est  plutôt en hausse !

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