PS Chaville
PS Chaville

Au Goulag pour une chanson.

Pour une prière punk anti-Poutine, les Pussy Riot sont condamnées à deux ans de camp à l’issue d’un procès de Moscou. Tollé international.

Vendredi, dans leur cage, les Pussy Riot avaient l’œil insolent et le sourire effronté. Malgré la lourdeur de leur condamnation à deux ans de goulag pour une chanson, les trois jeunes femmes rieuses continuaient à défier Vladimir Poutine, l’homme aux yeux froids et au sourire mince.  La leader, Nadejda Tolokonnikova, l’avait elle-même expliqué : «Il n’y a pas de tribunal, c’est une illusion.»

Aux ordres du Kremlin, comme aux meilleurs temps du KGB, dont Poutine fut colonel et dont il a gardé les méthodes. Ce procès est révélateur du système de pouvoir sous Poutine et son pantin Medvedev. Une parodie de justice et de démocratie. La Russie n’est pas un Etat de droit, elle n’a rien à faire aux côtés des démocraties du G8. Depuis son élection truquée à la présidence, Poutine n’a de cesse de réprimer toute critique de son régime dans la presse ou sur Internet, bâillonnant les ONG, muselant les médias et emprisonnant les opposants. A l’extérieur, il aide l’Iran et soutient Bachar al-Assad, qui massacre son peuple. A travers le monde, mais peu en France, la société civile et l’univers de la musique se sont justement mobilisés pour les trois jeunes femmes. Vendredi, les politiques ont fait part de leur «consternation». Il est plus que temps de condamner la Russie de Poutine.

Intervenir en Syrie ? Le retraité Sarkozy contredit l’(ex) président Sarkozy

La France doit-elle intervenir militairement en Syrie pour aider les rebelles qui luttent depuis plusieurs mois contre le régime de Bachar Al-Assad ? « Nous ne ferons rien tant qu’il n’y aura pas une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. (…) Chaque fois que nous sommes intervenus, en Côte d’Ivoire comme en Libye, (…) il y a eu préalablement une délibération du Conseil de sécurité, c’est quand même le droit international ! » Voici ce qu’expliquait le président Nicolas Sarkozy le 2 mars 2012, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. « L’intervention militaire ne peut être la réponse à toutes les crises, aussi graves soient-elles », disait-il quelques jours plus tôt, dans un entretien mis en ligne sur le site de l’Elysée

« Une intervention militaire en Syrie est exclue pour trois raisons, confirmait Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, dans un entretien à La Voix du NordPremièrement, il n’y a pas de feu vert du Conseil de sécurité. Ensuite, l’opposition syrienne elle-même est divisée sur la question. Enfin, si la société libyenne est homogène, la Syrie est composée de plusieurs minorités (…). Le risque de guerre civile est majeur. »

 Cinq mois plus tard, Nicolas Sarkozy n’est plus président de la République, et sa position a radicalement évolué. Derrière le communiqué publié mardi 7 août, dans lequel il souligne « la nécessité d’une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres », l’ancien chef de l’Etat estime, selon ses proches, que la France peut finalement outrepasser le veto russe et chinois au Conseil de sécurité de l’ONU, et intervenir avec l’appui de la Ligue arabe et de certains pays occidentaux.

Outre qu’il est constant qu’un ancien président doit observer un droit de réserve sur la politique. Quand un ancien président de la République est accueilli à l’étranger, il ne parle pas d’Europe, ne fait pas de déclaration publique car il a normalement un devoir de réserve.

Il y a donc une grande contradiction chez Nicolas Sarkozy, qui doit siéger au Conseil constitutionnel, puisque c’est justement la Constitution qui prête au président de la République le rôle de chef des armées ! On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, à savoir s’exprimer sur la validité des lois tout en s’exprimant sur la politique globale du gouvernement.

 Hors sujet sur le dossier syrien,  N.Sarkozy semble avoir oublier  les invitations inconséquentes qu’il avait formulé envers Kadhafi et Bachar Al Assad reçus en grandes pompes !

Que ne ferait semble-t-il N.Sarkozy pour faire parler de lui , alors qu’il avait promis de ne plus intervenir sur la scène politique après sa défaite ! . Les journalistes, dans leur ensemble, jugent sévèrement cette intervention  et pensent que l’ancien président « utilise les affaires étrngères pour exister «  . Sur lepoint.fr (peu suspect d’antisarkozysme ), Mireille Duteil écrit à ce propos  : « En réclamant une intervention en Syrie, l’ancien président de la République se trompe sur tous les plans. On peut légitimement se demander si, en regrettant que la nouvelle majorité n’intervienne pas en Syrie, Nicolas Sarkozy se soucie prioritairement du sort des Syriens bombardés dans Alep et ailleurs ou s’il veut mettre dans l’embarras son successeur et sortir d’un silence qui commence à lui peser « 

 Même certains de ses amis politiques  n’approuvent pas cette intervention, tel Pierre Lellouche qui juge, avec bon sens, qu’ »il n’ y pas de place pour 2 diplomaties françaises  «  et « qu « il y a de grandes différences entre lequestions lybiennes et syriennes « ou se taisent, tels JF coppé et F.Fillon, tout occupés qu’ils sont à se disputer la première place à l’UMP et qui ne sont pas du tout désireux d’un retour de N.Sarkozy

 Plusieurs organes de presse mentionnent l’arrestation, jeudi 9 août, de l’ancien ministre libanais du tourisme, Michel Samaha. Celui-ci proche de Damas, a facilité le rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Bachar El-Assad, en 2008.

Ancien patron des services des forces libanaises, Samaha est surtout un affairiste libanais, largement utilisé par Claude Guéant pour reconstituer des liens étroits avec la Syrie. C’est lui qui fait les allers et retours entre Paris et Damas quand il faut préparer le sommet à Paris, en juillet 2008, qui fonde l’Union Pour la Méditerranée.
 
Michel Samaha est également proche de Ziad Takieddine, un des facilitateurs du rapprochement de Sarkozy et de Guéant avec Damas après 2007.

« Les langues vont-elles se délier ? Les documents saisis au domicile de Michel Samaha seront-ils exploités dans les semaines qui viennent par les services de renseignement libanais ? L’offensive de Nicolas Sarkozy en faveur d’une intervention contre Damas pourrait bien être freinée, voire torpillée, par cette arrestation inopinée… « conclut le site Marianne.

Les punkettes qui font peur à Poutine : trois ans de camp requis contre les 3 prévenues de Pussy Riot.

Pour avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou une «prière punk» anti-Poutine, le procureur a requis trois ans de camp contre les trois jeunes femmes membres du groupe Pussy Riot, jugées coupables de hooliganisme et d’incitation à la haine religieuse.

Que ces trois punkettes fassent si peur à Poutine en dit long sur la réalité de son système qui ne tient que par le contrôle de l’ensemble de l’appareil d’Etat, notamment la justice, des médias et de l’économie. La riche et très corrompue Eglise orthodoxe, pilier du régime, accuse les Pussy Riot de «satanisme» et prête la main à toutes manipulations en échange de prébendes. Il est plus que temps que les démocraties prennent position contre Poutine, un autocrate, qui de toute évidence ne partage aucune de leurs valeurs.

En 2011, des membres du collectif dont font partie les trois jeunes femmes avaient dessiné un phallus d’une soixantaine de mètres sur le pont Liteïni de Saint-Pétersbourg, qui se lève la nuit pour laisser passer les navires, en plein centre de l’ex-capitale impériale russe. Le pont relevé, l’énorme dessin se dressait juste en face du siège local du FSB (service fédéral de sécurité, issu de l’ex-KGB).
Voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=kMXQ3U3FSyw&feature=share