La majorité UMP du Conseil général 92 refuse d’apporter son soutien au combat pour le logement de la Fondation Abbé Pierre !

La Fondation Abbé Pierre a présenté son 17ème rapport annuel sur l’état du mal-logement du France.

Ce rapport souligne des réalités nationales alarmantes. Plus de 3,5 millions de personnes sont en situation de mal-logement en France, et près de 5 millions de personnes « en situation de réelle fragilité face au logement », avec notamment de plus en plus de cas de logements surpeuplés ou de situations d’impayés. Il pointe également l’attention sur la précarité énergétique, qui touche près de 4 millions de français, qu’ils soient locataires, mais aussi copropriétaires.

L’urgence aujourd’hui, c’est accélérer la mise en place du tarif social de l’énergie, retardée par le Gouvernement ; un retard qui amène de nombreux foyers modestes à restreindre leur consommation d’électricité, au détriment parfois de leur santé.

L’initiative de la Fondation Abbé Pierre nous interpelle sur la nécessité d’aller plus loin et plus vite en matière de politique de logement, qu’il faut aussi penser à l’échelle métropolitaine.

Seules des mesures efficaces, équitables, fortes pourront préparer long terme. Il s’agit donc de :

-> Donner un coup d’accélérateur dans la construction de logements intermédiaires, sociaux, et étudiants. Aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine, moins de 2 000 logements sociaux sont créés par an, quant il en faudrait au moins 5 000 pour répondre aux demandes ;

-> Mettre en place partout de la mixité sociale, en imposant la règle des trois tiers bâtis : un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements libres ;

-> Lutter activement contre l’habitat insalubre, avec le relogement prioritaire des familles qui y résident et la démolition-reconstruction de ces logements ;

-> Instaurer un système d’encadrement des loyers dès la première location ou à la relocation, dans les zones où les prix sont devenus excessifs, afin de lutter contre la spéculation immobilière ;

-> Rehausser à 25 % le taux de logements sociaux prévu par la loi SRU, en dénonçant fermement ceux qui s’y dérogent ;

-> Donner plus de forces à la mutation énergétique des logements, anciens et nouveaux, en soutenant les propriétaires afin de réaliser des économies d’énergies et d’eau, tout en veillant à leur qualité architecturale et esthétique.

Comme le disait l’Abbé Pierre : « Le logement, c’est une question de justice ».

La majorité UMP-NC du Conseil général des Hauts-de-Seine a voté contre ce vœu de soutien au combat de la Fondation Abbé Pierre présenté par le groupe PS-EELV du conseil général des Hauts-de-Seine. En s’y opposant, la droite départementale montre qu’elle reste éloignée des réalités. Pour notre part, nous continuerons de nous mobiliser pour rappeler qu’une autre politique pour un habitat durable, plus juste, est possible.

 

Previous post
Next post

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *