Tribune groupe socialiste – Mars 2012 – Chaville Magazine

CHAVILLE AVANCE .. AU RALENTI.                                                                         

2009 : hausse de plus de 17% des taxes d’habitation et foncières à Chaville alors que la crise économique et sociale pesait et pèse encore sur le pouvoir d’achat des ménages.
Il s’agit de la plus forte hausse annuelle des impôts locaux jamais réalisée, inappropriée, injuste et infondée.
Inappropriée parce que l’importante augmentation de la fiscalité en 2009 était un contresens économique en période de crise.
Injuste car au-delà d’un certain nombre d’astuces dans le budget permettant d’arriver à cette hausse, la municipalité augmentait uniformément la taxe d’habitation, payée par toutes les familles, et la taxe sur le foncier bâti payée par les seuls propriétaires, en général économiquement moins fragiles. A cela s’ajoutent des hausses de tarif sans commune mesure avec l’inflation.
Infondée parce qu’aujourd’hui, la municipalité annonce une baisse des taux de 5%, après avoir décidé la même mesure en 2011.
Une fois encore, le Maire s’adonne à son exercice favori : la posture politique. Décryptage : on augmente fortement les taux dès le départ, puis, grâce bien sûr à la bonne gestion de la ville, on finit par les baisser mais pas d’autant.
Nous trouvons pour notre part, dans cette baisse, la confirmation que cette très forte augmentation des taxes 2009 n’était pas nécessaire.

Le premier conseil municipal des jeunes (40 au total) issus des 5ème et des 4ème des 2 collèges de la ville s’est réuni pour la première fois le 9 février 2012. C’est une bonne initiation à la citoyenneté.
Par contre la mise en place des rencontres chavilloises ne nous satisfait pas.
Pour nous la démocratie locale n’est pas du ressort d’animateurs bénévoles aussi investis et compétents soient-ils.
La démocratie locale ne se décrète pas mais se crée à partir d’instances qui ont fait leurs preuves : les conseils de quartiers.
Ils sont mis en place après élection de leurs membres qui travaillent aux côtés des élus municipaux. Ils votent un budgetavec chaque quartier qui en décide l’utilisation, ceci bien sûr sous le contrôle de la municipalité.
Une charte des conseils est établie et un service de la démocratie locale institué sous la responsabilité d’un élu.
Ils participent (entre autre) aux grands projets de la ville, associés aux habitants, aux partenaires économiques et institutionnels .

Sans ce partenariat, la concertation n’est qu’un « trompe l’oeil ».
Nous l’avons constaté lors des « Etats Généraux », des réunions concernant le PLU et le projet centre-ville.
Pour nous la démocratie locale tourne au ralenti, il faut elle aussi qu’elle progresse !

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