Guillet se vante de faire baisser les impôts à Chaville. C’est de la poudre aux yeux.

Devant une gestion non régulière des deniers publics depuis 4 ans qui impose un équilibre du budget et non la constitution de réserves sur le dos des contribuables, les élus de gauche avaient proposé une baisse significative des taux, après une hausse de 17% en 2009.
Le maire avait raillé notre irresponsabilité devant la crise qui secouait nos finances locales
Nous nous réjouissons qu’il nous rejoigne aujourd’hui avec cette décision d’atténuer un peu le poids des impôts locaux.
Si elle a des saveurs de mesure électoraliste de court terme, cette diminution des taux se fait aujourd’hui à contre-temps. En effet, d’importants problèmes vont se poser à Chaville et à GPSO suite à la mise en place des péréquations et du blocage des dotations aux collectivités décidés par le gouvernement que soutient le maire. Le manque de visibilité et les gros nuages qui s’accumulent sur nos ressources, en particulier celles issues des entreprises semblent devoir mettre en péril les ressources des communes dans les années qui viennent.
Ainsi, la contribution des communes et de la communauté d’agglomération GPSO au titre de la péréquation est cette année de 2,6 millions d’euros, prise en charge en totalité par GPSO. Elle sera de 10,5 millions en 2014 et de 20,5 millions en 2016. Dans le même temps, la cotisation des entreprises n’aura aucune stabilité et pourra diminuer dans des proportions importantes. Il est clair que cela voudra dire un réexamen des dotations de compensation et des fonds de concours au sein de GPSO et donc des besoins de financements non pourvus.

Ci-dessous, un article lu dans le Parisien du 22 février 2012 à propos des impôts locaux.
« Les impots vont baisser » par Roberto Cristofoli.

En période de campagne électorale, il est des contagions dont on peut se féliciter… La baisse des impôts décidée le mois dernier à Issy-les-Moulineaux par André Santini (Nouveau Centre) fait des émules. Le député-maire UMP de Chaville, Jean-Jacques Guillet, vient à son tour de décider de baisser de 5% les deux principaux taux d’imposition, celui qui agit sur le foncier bâti et celui qui opère sur la taxe d’habitation… ce qu’il avait déjà fait l’année précédente dans les mêmes proportions.
A son arrivée en 2009, le maire les avait augmentés de 15 %
Les esprits chagrins ne manqueront pas de rappeler que Jean-Jacques Guillet a désormais le beau rôle pour annoncer une baisse alors qu’à son arrivée en 2009, il avait augmenté les mêmes taux de 15% : « A l’époque, nous n’avions pas le choix, nous étions étranglés, justifie l’élu. Ce n’est pas une décision que j’ai prise de gaieté de cœur, mais il n’existait pas de marge de manœuvre. » Le député-maire de Chaville met en avant une amélioration du service à la population : « Je ne prends qu’un exemple. Précédemment, nous accueillions 320 enfants dans les centres de loisirs ; aujourd’hui, ils sont 500. »
Jean-Jacques Guillet voit un autre avantage à sa démarche initiale : « Cet appel à la fiscalité locale a été accompagné de la déclaration d’intérêt communautaire de la ZAC du centre-ville, souligne-t-il. N’oublions pas que cette déclaration d’intérêt communautaire va nous permettre d’utiliser, sans recourir à l’emprunt, des recettes de charges foncières correspondant à la vente des terrains situés dans le périmètre de la ZAC. Et ce n’est pas un mince avantage. Sans cet argent, nous n’aurions jamais pu construire le groupe scolaire et la réalisation du centre-ville n’aurait pas été possible. »

La démonstration de bonne gestion de Jean-Jacques Guillet n’est évidemment pas du goût de la section locale du PS, qui la qualifie de « poudre aux yeux » et y décèle « des saveurs de mesure électoraliste de court terme ».
« Devant une gestion non régulière des deniers publics depuis quatre ans qui impose un équilibre du budget et non la constitution de réserves sur le dos des contribuables, les élus de gauche avaient proposé une baisse significative des taux, après une hausse de 17% en 2009. Le maire avait raillé notre irresponsabilité devant la crise qui secouait nos finances locales, dénoncent-ils en chœur. Nous nous réjouissons qu’il nous rejoigne aujourd’hui avec cette décision d’atténuer un peu le poids des impôts locaux. »

 Le Parisien

 

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