Tribune groupe socialiste – Chaville magazine – Novembre 2011

Même dans le fief du Président, le sarkozysme ne fait plus recette!
C’est la première fois que trois sénateurs de gauche sont élus dans le département des Hauts-de-Seine.
La liste de rassemblement de la gauche et des écologistes aux élections sénatoriales est arrivée en tête avec plus de 150 voix d’avance devant la liste UMP et remporte donc un siège supplémentaire.
Cette progression de la gauche dans notre département est le fruit d’un long et important travail en commun qui s’inscrit notamment dans la continuité de nos succès aux élections régionales de 2010 et cantonales de 2011.
Les Hauts-de-Seine ne sont plus une terre demission pour la gauche mais une terre de conquête. Cette nouvelle avancée ouvre de belles perspectives pour l’avenir!
La gauche progresse au Sénat et remporte une victoire historique qui bouleverse le paysage politique et institutionnel: pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, c’est à dire depuis plus de 60 ans, elle a la majorité absolue au sein
de la Haute Assemblée.
Les grands électeurs ont traduit par leur vote leur très fort mécontentement et le rejet massif de la politique du gouvernement qui étouffe les territoires et les collectivités locales.
L’UMP qui était à elle seule majoritaire en 2004 ne détient plus aujourd’hui que 124 sièges sur 348.
Ce basculement du Sénat qui peut paraître symbolique traduit en fait unmouvement profond du pays qui comme nous l’espérons amènera vers le changement en 2012.

Par ailleurs le mardi 27 septembre un enseignant du public sur deux a cessé le travail. A Chaville, la mobilisation a été très importante puisque 7 enseignants sur 10 se sont mis en grève.
Les suppressions de postes par dizaines de milliers et les fermetures de classes par milliers n’épargnent personne. C’est la raison pour laquelle, pour la première fois, dans tous les
cortèges les enseignants du privé ont rejoint ceux du public.
Avec l’augmentation des élèves par classe, le remplacement des professeurs non assuré, la disparition des Réseaux d’aides spécialisés aux élèves en difficulté (RASED), l’envoi des
nouveaux enseignants sur le terrain sans aucune formation, la liste des difficultés s’allonge considérablement.
Qui en fera les frais? Les plus fragiles bien sûr! Nous ne voulons pas d’un système scolaire à plusieurs vitesses.
L’école est un des piliers de la République, sa refondation est notre priorité.

Par Jocelyne Quoniam et Yannick Avelino – Conseillers municipaux groupe PS
01 47 50 50 96

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