Résultats des sénatoriales en France et dans le 92 : à gauche toute !

Hier avait lieu le scrutin des sénatoriales. C’est une première depuis la création de la Vème République : la gauche est majoritaire dans la chambre haute. La gauche a gagné hier 25 sièges permettant le basculement du Sénat.
Désormais, la droite dispose de 170 sièges, la gauche de 178. La majorité subit un nouveau revers électoral après ceux des élections régionales et cantonales. Le contexte des réformes territoriales et de la taxe professionnelle ont créé un malaise chez les élus locaux, voire une colère, y compris chez ceux sans étiquette.
Pour la gauche, c’est une victoire majeure, l’amorce d’un changement concret avant les élections présidentielles et législatives de 2012.
Le Parti Socialiste a travaillé très en amont avec les partenaires pour présenter dans un maximum d’endroit des listes unies. Europe Ecologie Les Verts disposent notamment de 10 sièges qui leur permettra (après modification du règlement) de créer un groupe parlementaire. Une première !

Dans les Hauts-de-Seine, voici les résultats :
Liste d’union PS/PCF/EELV : 637 voix (30.9%) / Elu(e)s : Kaltenbach, Gonthier Maurin, Gattolin

Liste UMP : 479 voix (23.24%) / Elu(e)s : Karoutchi, Debré
Liste UMP dissidente :  399 voix (19.35%) / Elu : Gautier
Liste NC : 284 voix (13.77%) / Elu : Marseille
Liste MoDem : 198 voix (9.6%)
Liste PG : 33 voix (1.6%)
Liste DVD : 15 voix (0.72%)
Liste CAP21 : 10 voix (0.48%)
Liste FN : 6 voix (0.29%)

Quelques commentaires s’imposent. De même qu’à Paris, la droite est partie très désunie, ce qui montre la fébrilité des responsables UMP et des élus locaux par rapport à la politique menée par Nicolas Sarkozy. Jean-Jacques Guillet, maire de Chaville et président de l’UMP dans les Hauts-de-Seine le reconnaît lui-même dans le Parisien : « C’est un mauvais signe à quelques mois de la présidentielle. Cela démontre un désarroi des élus. Il y a une tendance à aller vers les listes dissidentes plutôt que vers les listes officielles. La gauche ne fait que 637 voix mais, elle, elle était unie. »

L’union à gauche dans les Hauts-de-Seine s’est construite patiemment, au fil des mois. L’union n’est jamais une évidence, c’est un travail fait d’écoute mutuelle et de mise en commun d’un projet politique. Cela s’est traduit pour le département des Hauts-de-Seine par la victoire d’un siège supplémentaire pour André Gattolin d’Europe Ecologie Les Verts.
Ce travail en commun a porté ses fruits. La gauche dans les Hauts-de-Seine doit continuer à oeuvrer dans ce sens, pour proposer aux citoyens un véritable changement de gouvernance.

Le seul point noir concerne la parité qui est en recul. En 2008, 80 femmes étaient élues sénatrices, depuis hier elles ne sont plus que 77, représentant 22% seulement du corps sénatorial.

Catherine Lime-Biffe
secrétaire de section du PS Chaville

 

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