PS Chaville
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Dépendance : La feuille de route de la droite est claire… vers le privé

Dans son intervention de clôture du colloque sur la dépendance organisé le 8 février 2011 au Conseil économique, social et environnemental, Nicolas Sarkozy a bien pris soin de ne rien annoncer de précis.

Comme sur les retraites, cette fiction de concertation masque mal les choix de la droite : on nous dit que tout est ouvert, mais le gouvernement écarte d’office le recours à la solidarité nationale et insiste beaucoup sur la piste des assurances privées ! Une nouvelle fois avec N. Sarkozy, la grande réforme annoncée se transformera en grande régression.

Les enjeux démographiques et financiers sont dramatiquement exagérés par le gouvernement alors même qu’il ne prévoit rien pour répondre dès 2012 aux besoins des familles et à la demande de financement des départements, étranglés par les dépenses sociales. 25 milliards d’euros, c’est déjà la somme actuellement mobilisée par l’assurance maladie, l’Etat et les conseils généraux pour financer la perte d’autonomie.

L’effort nécessaire n’est pas insurmontable pour la France. A titre de comparaison, le gouvernement a bien su trouver plusieurs milliards pour un cadeau fiscal aux restaurateurs. Cette réforme n’est pas une question de coût, c’est une question de choix de société.

L’allongement de l’espérance de vie est une chance pour nos sociétés mais quelques mesures dans le PLFSS 2012 ne pourront répondre à l’enjeu de civilisation que représente le vieillissement, qui aura un impact à l’horizon 2030-40 sur tous les aspects de notre vie sociale.

Les Français, qui s’impliquent énormément sur le plan humain et financier pour leurs parents âgés souhaitent que la puissance publique prenne davantage ses responsabilités. A l’inverse, la droite culpabilise les individus, coupables d’être dépendants, et leurs familles, qui n’en feraient jamais assez. En plus de payer pour leur santé, dont la couverture est de plus en plus grignotée par les franchises médicales et autres déremboursements, les personnes vont devoir souscrire une assurance privée pour leur perte d’autonomie, ce qui va leur coûter plus cher en étant moins efficace.

Le Parti socialiste appelle à mettre en œuvre une réforme de grande ampleur, qui permette un meilleur accompagnement des personnes, un soutien effectif aux aidants et la création d’une filière professionnelle pour l’aide à domicile. La perte d’autonomie est un risque social. La création d’un nouveau champ de protection sociale doit permettre de la compenser à tout âge de la vie, sur la base d’un financement public et solidaire.

Tribune groupe socialiste – Chaville magazine – février 2011

GPSO souffle sa première bougie.

Depuis un an, les élus du groupe Gauche GPSO demandent une
meilleure organisation lors des conseils d’agglomération (ordres
du jour démesurés empêchant tout débat approfondi, décisions
prises par délégation simplement listées pour information …) qui
permettrait, de travailler enfin dans de bonnes conditions.
Nous considérons que le conseil ne doit pas être une simple chambre d’enregistrement mais une réelle instance démocratique.
La gestion de 300 millions d’argent public et la charge de tout un pan de notre vie quotidienne (voirie, transports, culture, espaces verts, etc…) le mérite.
Avant même que les débats dans l’ensemble des villes de notre
communauté d’agglomération ne se soient achevés, il nous a été
demandé de nous prononcer sur l’intérêt économique et social du
projet Grand Paris.
La question fondamentale est de savoir ce qu’apporte ce projet pour notre région, notre département et GPSO.
En effet, outre son coût (25milliards d’euros), il ne répond pas aux
besoins de l’existant.
Où est l’urgence aujourd’hui? En petite couronne où les réseaux sont saturés, les trains bondés et en retard.
Pour nous, Arc Express propose de réaliser ce qui est utile, souhaitable et finançable (10 milliards d’euros).
Les élus du groupe Gauche GPSO ont voté lors des derniers débats contre le projet de mutualisation du service des ressources humaines de Chaville avec la communauté d’agglomération.
Pourquoi?
Aucune réponse ne nous a été faite concernant les économies d’échelles.
Pour rappel, la Chambre Régionale des Comptes a souligné dans
son dernier rapport sur la communauté d’agglomération Arc de
Seine et Val de Seine que « les bénéfices d’unemutualisation des
besoins se font toujours attendre ». « Bien au contraire », ajoute
ce document « ils se traduisent par des surcoûts très importants
par rapport à la situation antérieure et difficilement explicables. »
Nous nous sommes prononcés très favorablement pour le lancement de l’élaboration des travaux de construction du PLH (programme local de l’habitat) de Grand Paris Seine Ouest.
Au vu de l’observatoire de l’habitat que constatons-nous?
Le marché de l’immobilier est hautement spéculatif et pénalise
les salariés. Ces derniers ont de plus en plus demal à se loger et
cumulent des heures de transport.
Avec 18,71%de logements sociaux notre communauté est en dessous des 20 % exigés par la loi SRU. Son objectif de production
annuellen’a même pas été atteint en 2008 et 2009 alors que les trois quarts des ménages aujourd’hui sont éligibles au logement social.
Nous demandons qu’une part plus importante du budget soit
consacrée à l’habitat afin d’accroître la part de logements aidés, et d’atteindre les objectifs fixés par GPSO.

Jocelyne Quoniam, Yannick Avelino.
Tel: 0147505096 (Parti Socialiste – Section de Chaville – BP 20)
Mail: ps.chaville@laposte.net

« Grand Paris Express » est né

L’accord intervenu entre la région et l’Etat, au terme de 3 ans de débats sur le sujet du Grand Paris et sur le sujet d’Arc Express a enfin été signé.
Cet accord comporte des avancées déterminantes par rapport au premier projet gouvernemental de la Société du Grand Paris.
La Région Ile-de-France et l’Etat s’engagent à unir leurs forces pour la réalisation d’un réseau de transport banlieue-banlieue, une rocade de métro automatique ainsi qu’un Plan ambitieux de modernisation de l’existant.

En effet, avant de construire de nouvelles stations de métro, il faut d’abord améliorer les transports existants, c’est ce que Jean Paul Huchon avait proposé dans son plan de mobilisation pour les transports, qui avait été plébiscité par les électeurs en mars dernier ( 58 % des voix), et  pourtant l’Etat se refusait jusqu’à présent à participer à une partie du financement.

Le tracé représente la fusion du projet Arc Express, porté par la Région, les départements d’Ile-de-France et le Stif, et du projet de « grand boucle », porté par la SGP, société du Grand Paris. Cette complémentarité va permettre tout à la fois une desserte fine des territoires franciliens grâce à un maillage avec le réseau existant modernisé, et une desserte des pôles économiques et des aéroports.

Les arrêts entre les stations sont maintenant en moyenne de 1,5 Kms (au lieu de 4 à 5 kms dans le projet initial Grand Paris) et donc correspondent mieux à une vocation de desserte de proximité.

Un désaccord entre la Région et l’Etat demeure sur le développement de Saclay à l’horizon 2020 ; des études menées conjointement devront trancher ce différend, en toute objectivité.
Ce sont ainsi 32,4 milliards d’euros* qui vont être investis d’ici 2025.

Nous entendons cependant demeurer vigilant, au cours des prochains mois et des prochaines années pour que le financement et le calendrier de réalisation (2018-2025) de cet immense chantier d’amélioration des transports collectifs de la région capitale (le plus important depuis la création des RER il y a 30-40 ans) soient respectés.

« Etat, Région et départements se sont totalement impliqués dans la construction de cette contribution. Nous nous engageons pour les 20 ans à venir sur des projets et des montants jamais atteints jusqu’alors. Cette accord fixe un cap, je m’y tiendrai, comme je m’y suis engagé envers les Franciliens qui souffrent aujourd’hui d’un réseau délaissé depuis 20 ans » a déclaré Jean-Paul Huchon.

Un grand pas est aujourd’hui fait pour l’amélioration des transports en Ile-de-France et la construction d’un nouveau réseau pour les 20 ans à venir.
La signature de cet accord constitue un rattrapage, une première victoire des franciliens pour l’amélioration de leur réseau de transports.
Les élus socialistes de la Région veilleront à la traduction, dans la loi et dans les faits de cet accord.

*(9 Mds des collectivités, 9 Mds de l’Etat, 7 de ressources fiscales nouvelles et 7 venant de l’emprunt)