PS Chaville
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Hauts-de-Seine, ton univers impitoyable

Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, n’a pas conservé lors du remaniement ministériel le poste de ministre de la Relance. Dans la foulée, il a perdu  la tête de la fédération UMP des Hauts-de-Seine, au profit du député-maire de Chaville, Jean-Jacques Guillet.

Présent dans les médias depuis 1 semaine et très amer de sa défaite, Devedjian accuse Sarkozy et son fils de l’avoir évincé de l’UMP des Hauts-de-Seine. Pourquoi ? Récit du dernier épisode de la longue saga de la droite qui tient les rennes dans le département depuis sa création.

Quand on a plus besoin d’un serviteur qui pourrait devenir gênant, on s’en débarrasse.
Quand Devedjian est arrivé à la présidence du conseil général du 92, celui-ci menaçait de tout révéler en déclarant vouloir « nettoyer les écuries d’Augias » des Hauts-de-Seine. Dès lors, il représente un vrai danger pour tous les barons de la droite car il était susceptible de mettre au grand jour toutes les manipulations financières dignes d’une république bananière. Devedjian  disait qu’il avait trouvé en ouvrant les placards des anomalies anciennes, qu’il faciliterait les investigations de la justice, qu’il évaluait actuellement le fonctionnement des services où il découvrait beaucoup de bizarreries. Rassurez-vous, il ne s’est rien passé. Tout est resté aussi opaque qu’autrefois !

On ne s’attaque pas au fils du roi.
Souvenez vous il y a un an, Jean Sarkozy, avait renoncé à brigué la présidence de l’EPAD (structure publique d’aménagement de La Défense). Sa candidature à la présidence de l’établissement avait suscité une polémique nationale qui avait coûté des points en popularité au président, Nicolas Sarkozy. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux avait été soutenue par Devedjian (qui s’y serait bien vu aussi, mais qui était atteint par la limité d’âge). Là encore, l’attitude de Devedjian dans cet épisode n’est probablement pas étrangère également à l’épisode que nous venons de vivre. Dans ce milieu où le pouvoir et les mandats se transmettent facilement de père en fils, ou de père en fille, ou de mari à femme etc., toucher à la famille revient à vous bannir vous-même.

Le sérieux coup de semonce…
Lors des dernières élections régionales en mars 2010, les partis de gauche et écologistes rassemblés au deuxième tour ont réalisé 51% dans les Hauts-de-Seine. Une première, la gauche est en tête ! Depuis, les élus UMP  montrent de la tension lors des séances au Département : il ne faudrait pas perdre ce bastion comme Paris l’a été en 2001 !

Encore une cuillérée pour Pasqua, une cuillérée pour les Balkany, et une autre pour Devedjian… Mange ta soupe si tu veux devenir grand !
Isabelle Balkany ne s’en cache pas : elle verrait bien son filleul Jean Sarkozy à la tête du département.
Dans cet objectif, la mise à l’écart de Devedjian est inévitable. S’il est élu « par ses pairs », Jean Sarkozy fera alors toutes les télés pour nous expliquer qu’il est légitime puisque élu démocratiquement. Comme il l’avait fait il y a tout juste un an pour défendre son poste à l’EPAD sous prétexte qu’il avait été élu par les électeurs du canton de Neuilly – le fief de papa – ou pour défendre son poste de président du groupe UMP/NC/DD du CG92 où il avait été élu « par ses pairs », élection due à des pressions sur ces mêmes « pairs » »…
Vous suivez toujours ? C’est très compliqué ces soap opéra.

Sauf que cette saga est amusante…cinq minutes
Cela se passe chez nous, dans les Hauts-de-Seine, un des départements les plus riches de France (budget 2010 = 1,8 milliard d’euros). Dans cette bagarre, on assiste à un croisement de plusieurs ambitions et de nombreux intérêts, souvent contradictoires et illisibles politiquement. Argent, ambitions démesurées, phénomène de cour : l’intérêt général et en l’occurrence celui du contribuable du 92, passe après. Où sont les projets d’aménagements durables et solidaires, d’administration saine du territoire via des audits, des comptes rendus de mandats, où est l’innovation sociale ? Se répartir les sièges en politique et faire des campagnes d’affichage contre la crise, ça dure un temps.

Inscrivez-vous avant le 31 décembre 2010 sur les listes électorales

Si vous ne relevez pas d’une procédure d’inscription d’office, vous devez vous être inscrit sur les listes électorales de votre commune avant le 31 décembre pour pouvoir voter en 2011.

Qui peut être électeur ?

Les conditions sont les suivantes :

• être âgé d’au moins 18 ans la veille du 1er tour de scrutin,

• être de nationalité française (les citoyens européens résidant en France peuvent s’inscrire sur les listes complémentaires mais seulement pour participer aux élections municipales et/ou européennes)
• jouir de ses droits civils et politiques.

À noter : Les jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans sont inscrits d’office. Les fichiers permettant cette inscription pouvant toutefois être incomplets, il est préférable de se renseigner auprès de sa mairie pour vérifier son inscription. Les autres personnes ne relevant pas de la procédure d’inscription d’office doivent déposer elles-mêmes une demande d’inscription.

Où s’inscrire ?
• Soit à la mairie de son domicile (ou de sa résidence : dans ce dernier cas, il faut y résider de manière effective et continue depuis au moins 6 mois),
• Soit à la mairie d’une commune dans laquelle on est assujetti aux impôts locaux depuis au moins 5 ans,
• Soit à la mairie de la commune où l’on est assujetti à résidence en tant que fonctionnaire public.

Comment s’inscrire ?
• Soit en se rendant à la Mairie avec les pièces exigées
• Soit par courrier en envoyant à la Mairie, le formulaire d’inscription et les pièces exigées

Documents à fournir
• une carte nationale d’identité ou un passeport, en cours de validité.
• deux justificatifs de domicile avec nom et prénom, datant de moins de trois mois : une facture de consommation d’électricité ou de gaz ou votre avis d’impôt sur les revenus

IMPORTANT: Dans le cas d’un hébergement ou si la personne habite chez ses parents : fournir une attestation des parents ou de l’hébergeant (sur papier libre), certifiant qu’il habite chez eux ainsi qu’un justificatif de domicile des parents.

Nicolas Sarkozy et la fille de Madame Angot

La fille de Madame Angot est un opéra comique créé et joué à partir de 1873 à Paris. L’action se situe pendant le Directoire, sous la Révolution,  et est inspiré du personnage traditionnel de Madame Angot.

Embarrassée, à la fin de l’acte 1, Clairette, la fille de madame Angot  entonne :

« C’n’était pas la peine (bis)
Non pas la peine, assurément
De changer de gouvernement »

Et, pour la petite histoire est envoyée en prison pour avoir entonnée ce chant et l’opéra eut un grand succès, puisque joué 411 fois rien qu’aux Folies dramatiques à Paris, puis dans le monde entier.

Si ce n’était pas triste, nous serions tentés à notre tour de chanter  « que ce n’était pas la peine, assurément, de changer de gouvernement » !

Mettre 6 mois, pour reconduire le premier ministre, faire un vaste jeu de chaises musicales pour envoyer une ministre de la justice aux affaires étrangères ou un autre de l’immigration à l’industrie, « tout cela pour cela serions nous aussi tenté de dire », pour faire aussi, et c’est cela le plus important, LA MEME POLITIQUE ! Et la même politique, rejetée par la grande majorité des français .

Pôle Léonard de Vinci : le PS demande la démission de Pasqua

Extrait du journal Le Parisien du 23.10.2010

« En quinze ans, le département a dépensé un demi-milliard d’euros pour cette fac privée », a rappelé hier en séance Pascal Buchet, président du groupe des élus socialistes au conseil général des Hauts-de-Seine, à l’occasion de la présentation publique du rapport de la chambre régionale des comptes sur le pôle universitaire Léonard-de-Vinci (PULV), établissement d’enseignement supérieur qui accueille 2 500 étudiants à La Défense.

Le rapport, désormais disponible sur le site Internet de la CRC, reconnaît la qualité des formations dispensées et des diplômes, mais souligne des coûts élevés (salaires prohibitifs des dirigeants, frais de réception…). L’opposition a dénoncé le « scandale financier » que représente depuis le début le financement par le département de cette structure privée.

« Premier scandale : c’était beaucoup d’argent public pour un projet de fac privée à quelques centaines de mètres d’une université publique qui manquait à l’époque de places pour ses étudiants (NDLR : Nanterre). Deuxième scandale : le conseil général a payé 200 millions d’euros pour la construction du bâtiment, c’est l’un des plus gros investissements de notre département ! Enfin, troisième scandale, je viens d’apprendre que l’université publique de Paris-Ouest- Nanterre doit payer 200 000 € pour que 200 de ses étudiants puissent étudier dans ces locaux, qui ont été financés par de l’argent public » !

Le chef des socialistes et le conseiller général des Verts, Vincent Gazeilles, ont demandé la démission du président du PULV, et ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, Charles Pasqua.

Le Parisien.

Tribune Groupe PS Chaville Magazine – Novembre 2010

Grand Huit et Arc Express

Si la gauche a confirmé son ancrage aux élections régionales en Ile-de-France, le « troisième tour » risque d’être tout autre, puisque le Président de la République, fort de sa majorité parlementaire, peut imposer aux collectivités locales le projet de loi du Grand Paris, en dépit des oppositions qui se manifestent et du désaveu des électeurs.
Deux projets de transport sont soumis à discussion.
Le « Grand Huit » du gouvernement veut créer un métro automatique géant, encouragement au gaspillage foncier en Ile-de-France. La même erreur d’analyse qu’au temps des villes
nouvelles se répète.
Ce « Grand Huit » a deux défauts. Son tempo (il faudra 25 ans pour l’accomplir) et son coût: 21 milliards.
Or il y a urgence. La situation des transports parisiens est inacceptable. Tout se jouera dans les dix ans. C’est dans la banlieue dense qu’il faut améliorer les transversalités par une trame imaginative permettant toutes les mobilités : métro, tramways, bus en site propre.
« Arc Express » veut créer ce métro automatique de  » rocade », principalement souterrain, situé en proche couronne.
Fruit d’études poussées, d’échangesmultiples avec les acteurs locaux et nationaux, ce projet Arc Express du Président de la région Jean-Paul Huchon répond à cette demande de mobilité des Franciliens.
Arc Express favorise les liaisons de banlieue à banlieue et améliore la desserte en transports collectifs de tous, qu’ils aient pour origine/destination la petite ou la grande couronne.
Sa mise en service peut être envisagée pour l’un des deux arcs à l’horizon 2017, son coût: 10 milliards.
4 mois de débat public depuis octobre Les deux projets de métro concurrents – le « Grand Huit » et l’« Arc Express » – sont tous deux soumis au débat public cet automne, sans que l’on sache qui les financera ni comment.
La discussionmérite d’être engagée. Depuis le 1er octobre, plus de 7 millions de Franciliens sont potentiellement concernés par cette consultation, l’une des plus vastes jamais menées.
Les débats se déroulent lors de 51 réunions publiques sur le Grand Huit (essentiellement les localités concernées par les 40 gares prévues de la double boucle) et 21 sur Arc Express (dont une réunion commune prévue à La Défense).

Toute l’actualité du projet Arc Express sur www.arcexpress.fr Site du Débat Public: http://www.debatpublic-arcexpress.org/
Egalement: www.parismetropole.fr
Jocelyne Quoniam, Yannick Avelino.
Tel: 0147505096 (Parti Socialiste – Section de Chaville – BP 20)
Mail: ps.chaville@laposte.net