Rentrée scolaire 2010 : suppression des classes

Cette rentrée s’effectuera encore une fois dans un contexte de diminution de moyens. Le Service public d’Education est pourtant soumis à une obligation de continuité. Pourtant, force est de constater que le remplacement d’un professeur manquant n’est pas assuré.

Dans les hauts de Seine :
Plus de la moitié des collèges des Hauts-de-Seine (51 sur 98) verront leur taux d’encadrement des élèves baisser en 2010 ce qui se traduira par près de 500 heures manquants par rapport à 2009. 15 collège subiront à la fois une baisse du nombre d’élèves et du taux d’encadrement.

La promesse de maintenir les heures d’enseignement dans les établissements défavorisés n’est pas tenue. Il ne sera pas possible d’y développer de meilleurs conditions d’apprentissage. La logique de ghettoïsation s’installe durablement dans le département.

De plus, 36 collèges verraient à la fois le nombre de leurs élèves augmenter et le taux d’encadrement baisser. Les élèves de ces collèges sont eux aussi pénalisés. Sur l’aide aux élèves en difficulté et la lutte contre le décrochage scolaire, aucune perspective à l’enseignement spécialisé du premier degré et aucune création de poste. De plus, quand le ministre supprime les moyens pour l’aide aux plus en difficulté, le conseil général des Hauts-de-Seine lui emboite le pas en mettant fin au plan d’Aide à la Lecture, dispositif spécifique dont l’objet visait à favoriser l’envie de lire et de travailler autrement pour les enfants ayant des difficultés scolaires.

Même logique dans les écoles primaires et maternelles sur Chaville :

Deux fermetures de classe aux Paquerettes et à Ferdinand Buisson pour une ouverture conditionnelle à Anatole France.
L’Education Nationale a souhaité supprimer la Toute Petite Section de l’école des Paquerettes qui fonctionnait depuis 7 ans et donnait pourtant pleinement satisfaction.

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