PS Chaville
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Retraites : ce que disait Sarkozy

Mardi, devant des militants UMP, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à mettre en cause la responsabilité de François Mitterrand dans les besoins de financement du système de retraite. La raison? Le président de la République élu par les Français en 1981 a tenu sa promesse de campagne: faire la retraite à 60 ans.

Pourtant, le même Nicolas Sarkozy s’enorgueillissait en 1993 dans une émission télévisée d’avoir voté «pour la retraite à 60 ans»*. C’est donc en toute logique qu’en janvier 2007, interrogé par Le Monde sur le sujet, il assurait que «le droit à la retraite à 60 ans», interview qui fut longtemps fièrement affichée sur le blog de l’actuel ministre du travail, Eric Woerth… jusqu’à ce que le PS la mentionne sur son site.

Lors du débat d’entre deux tours en mai 2007, il affirmait également que grâce à la réforme Fillon, le système de retraites était équilibré jusqu’à… 2020, comme le notait le blog Intox 2007. Tellement qu’aujourd’hui, le propre site du gouvernement évalue le déficit du système pour 2010 à 32 milliards d’euros.

Mais de toute façon, le chef de l’Etat le précisait lui même sur les ondes de RTL en mai 2008, il n’a «pas de mandat» pour reporter l’âge de départ en retraite, puisqu’il n’en a «pas parlé» pendant sa campagne.**

Parce que c’est une protection pour les plus fragiles, et une liberté pour tous, les socialistes ont eux toujours défendu la retraite à 60 ans.

Retraites : le Parti Socialiste propose une réforme juste, efficace et durable

Martine Aubryobject>

Des engagements clairs et crédibles :

  • Conforter le niveau des pensions remis en cause par la droite par les réformes de 1993 et de 2003.
  • Prendre en compte la pénibilité et revaloriser les petites retraites.
  • Maintenir l’âge légal de départ à 60 ans.
  • Mettre à contribution l’ensemble des revenus, y compris ceux du capital.
  • Une réforme durable : un financement assuré jusqu’en 2025, et au-delà.

Des mesures précises pour assurer l’équilibre financier :
Il faut mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025. Pour cela nous proposons :

  • 25 milliards d’euros mobilisés sur les revenus du capital, sans pénaliser la croissance.
  • 12 milliards d’euros grâce à l’augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations.
  • Des mesures fortes pour l’emploi des seniors. Cela permettra de dégager au moins 6 milliards d’euros,
  • qui permettront notamment d’améliorer le niveau des pensions.
  • 5 à 10 milliards d’euros grâce aux réformes de structure : incitations pour ceux qui le peuvent et le
  • souhaitent à travailler plus longtemps.

Et pour sécuriser le système, nous alimenterons le Fonds de réserve des retraites pour faire face à
toutes les situations grâce à une surtaxe de 15% sur l’impôt sur les sociétés acquitté par le banques.

Lire le dossier complet en cliquant ici

Déferlante nationale de la petite enfance samedi 29 mai dans toute la France !

Parents, professionnels, citoyens, élus :  contribuons à la Déferlante nationale de la petite enfance samedi 29 mai dans toute la France!

Résumé des chapitres précédents:
17 février, 11 mars, 8 avril, 6 mai 2010, par milliers et par milliers, les professionnels de la petite enfance en grève et les parents l’ont clamé haut et fort :
la politique d’accueil de la petite enfance poursuivie actuellement signerait une régression sans précédent de la qualité d’accueil des tout petits.
En effet, en accueil collectif, le décret gouvernemental ferait régresser la qualification professionnelle des équipes et le taux d’encadrement des enfants.
Plusieurs spécialistes de l’enfance ont récemment rappelé que :
« Depuis 50 ans, on sait beaucoup mieux ce dont les bébés ont besoin pour pouvoir se socialiser, en particulier d’une très grande qualité des rencontres individuelles » et les mesures envisagées sont « contraires à tout ce qu’on a appris » (Pr. Bernard Golse),  « le ratio devrait être amélioré pourun meilleur accueil des enfants et des familles qui nécessitent une attention particulière » (Hubert Montagner),  le décret ouvre « une sorte de brèche pour réduire sensiblement la qualité des conditions d’accueil » (Agnès Florin).
Le Haut conseil des professions paramédicales vient de voter à l’unanimité le report de l’examen du projet de décret pour « défaut de concertation ».
Des élus de toute sensibilité politique prennent position contre les mesures prévues par le décret :
le président du Conseil général du Haut-Rhin, le maire de Paris, le président du Conseil général du Val-de-Marne.
Parallèlement, l’Assemblée nationale vient d’adopter une proposition de loi créant les maisons d’assistantes maternelles, véritables structures d’accueil collectif dérogeant à toute norme de fonctionnement et plaçant parents et assistantes maternelles dans des conditions d’insécurité juridique majeure, en laissant croire aux assistantes maternelles que cela conduira à une amélioration de leur statut et sans garantir aux enfants accueillis des conditions de sécurité affective et matérielle favorables à leur socialisation.
Nous interpellons une nouvelle fois le président de la République, qui, pas plus que son gouvernement, n’a pris la peine de nous recevoir le 6 mai, pour enfin prendre en compte l’exigence unanime des parents, des professionnels et des spécialistes de la petite enfance :
– de retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif et de la proposition de loi sur les maisons d’assistants maternels ;
– d’exclusion des modes d’accueil du champ de la directive « Services » ;
– de rétablissement des postes d’enseignants supprimés avec leurs conséquences pour l’école maternelle ;
– d’un plan d’urgence pour l’accueil de la petite enfance, incluant des mesures ambitieuses de formation de professionnels qualifiés.
Avec le mouvement « Pas de bébés à la consigne » nous posons sur la place publique l’enjeu politique de l’accueil de la petite enfance.
Nous appelons parents, professionnels, citoyens, élus à une
Déferlante nationale de la petite enfance samedi 29 mai
lors de manifestations dans les grandes villes de France3
À Paris manifestation à 14h30 départ au RER Luxembourg

Les crèches en grève : pas de bébés à la consigne!

Certaines crèches étaient en grève sur Chaville dernièrement. Les professionnels de la petite enfance – tous métiers confondus – ont cessé le travail au mois de mars pour protester contre un projet de décret.  Les raisons de cette colère.

Nadine Morano veut créer plus de places en crèche, sans ouvrir de nouvelles structures. En pratique, on va appliquer le surbooking, comme dans les avions pour optimiser la place.

Le décret prévoit d’augmenter le taux de remplissage des crèches. Elles pourront être en surnombre certains jours, avec 20% d’enfants en plus (contre une limite maximale de 10% aujourd’hui).  On voit l’idée : augmenter le nombre d’enfants mais pas le personnel, réduire le taux d’encadrement, déqualification programmée du personnel (40% contre 50% aujourd’hui de personnel qualifié dans les crèches, à savoir auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants ou puériculteurs).

Les professionnels de la petite enfance dénoncent aussi la mise en place, «sous prétexte d’une diversification des modes d’accueil», des maisons d’assistantes maternelles. Celles-ci permettent à quatre assistantes de se regrouper dans un local quelconque, sans que soient appliquer les règles de base des structures collectives et constitue le sommet de la déréglementation avec l’absence de tout encadrement et le maintien des contrats de gré à gré avec les parents employeurs.

Ce sont les nouvelles crèches low cost, prisée par la municipalité de Chaville ! D’ailleurs, celle-ci ne parle plus d’accueil des tout-petits mais de mode de garde. La aussi, c’est un retour en arrière.

Un rapport remis au gouvernement en 2008 estimait entre 300 000 et 400 000 le nombre de places manquantes en France dans les structures d’accueil. Rappelons que Nicolas Sarkozy avait promis pendant la campagne présidentielle un droit opposable à la garde. Mais, quand le gouvernement parle de «droit opposable» (et de la possibilité d’aller en justice si on n’est pas satisfait), il faut s’en donner les moyens.

Nous demandons l’arrêt des politiques publiques en défaveur des modes d’accueil collectifs (désengagement progressif de la CAF) et la promotion d’un plan de formation et de recrutement de professionnels qualifiés de la petite enfance : en période de chômage ce n’est pas négligeable. Cela doit être une priorité

Nous affirmons qu’une politique publique ambitieuse pour la petite enfance constitue un investissement pour l’avenir. Elle doit permettre à toutes les familles qui le souhaitent d’accéder pour leur enfant à un mode d’accueil de qualité. Elle est la première condition pour assurer le droit au travail des femmes.

A Chaville, 120 places en crèches collectives ont été créées lors deux précédentes mandature, aucunes devraient l’être d’ici 2014, à part peut-être dans ses fameuses crèche low cost.

Rentrée scolaire 2010 : suppression des classes

Cette rentrée s’effectuera encore une fois dans un contexte de diminution de moyens. Le Service public d’Education est pourtant soumis à une obligation de continuité. Pourtant, force est de constater que le remplacement d’un professeur manquant n’est pas assuré.

Dans les hauts de Seine :
Plus de la moitié des collèges des Hauts-de-Seine (51 sur 98) verront leur taux d’encadrement des élèves baisser en 2010 ce qui se traduira par près de 500 heures manquants par rapport à 2009. 15 collège subiront à la fois une baisse du nombre d’élèves et du taux d’encadrement.

La promesse de maintenir les heures d’enseignement dans les établissements défavorisés n’est pas tenue. Il ne sera pas possible d’y développer de meilleurs conditions d’apprentissage. La logique de ghettoïsation s’installe durablement dans le département.

De plus, 36 collèges verraient à la fois le nombre de leurs élèves augmenter et le taux d’encadrement baisser. Les élèves de ces collèges sont eux aussi pénalisés. Sur l’aide aux élèves en difficulté et la lutte contre le décrochage scolaire, aucune perspective à l’enseignement spécialisé du premier degré et aucune création de poste. De plus, quand le ministre supprime les moyens pour l’aide aux plus en difficulté, le conseil général des Hauts-de-Seine lui emboite le pas en mettant fin au plan d’Aide à la Lecture, dispositif spécifique dont l’objet visait à favoriser l’envie de lire et de travailler autrement pour les enfants ayant des difficultés scolaires.

Même logique dans les écoles primaires et maternelles sur Chaville :

Deux fermetures de classe aux Paquerettes et à Ferdinand Buisson pour une ouverture conditionnelle à Anatole France.
L’Education Nationale a souhaité supprimer la Toute Petite Section de l’école des Paquerettes qui fonctionnait depuis 7 ans et donnait pourtant pleinement satisfaction.

Tribune Groupe socialiste – Chaville Magazine – Mai 2010

UN SUCCÈS QUI EN APPELLE D’AUTRES

Dans les Hauts-de-Seine, lors des élections régionales, la droite a subi un revers. Pour la première fois depuis très longtemps, la gauche l’emporte sur la droite, dans son fief le plus symbolique, à Issy-les- Moulineaux, Antony, mais aussi Meudon et Chaville.
Le score de notre ville est de 52,15%pour la gauche et les écologistes rassemblés, fait inédit depuis 2004.
Face à la politique gouvernementale qui ajoute de l’injustice à la crise, les citoyens ont plébiscité l’idée du « bouclier social ». Aider les jeunes à accéder à un emploi, les familles à un logement, les personnes en situation de handicap et nos aînés à faire face aux difficultés de l’existence notamment en matière de santé, voilà ce que veulent les franciliens.
Dès le mois de septembre, une mesure phare sera mise en place: la gratuité des transports en Ile-de-France pour les jeunes en insertion. Il faut que ceux qui ne sont ni étudiants, ni en formation, et n’ont pas de travail puissent aussi se déplacer pour s’en sortir.
Le Conseil Communautaire de Grand Paris Seine Ouest s’est réuni pour la troisième fois le 7 avril 2010.
Nous nous sommes abstenus sur le point concernant la concession de l’aménagement de la ZAC du Centre Ville de Chaville à la société publique locale d’aménagement Arc de Seine Aménagement à cause de la perte de maîtrise qu’elle entraîne pour notre ville.
Lors de la désignation des représentants de la communauté d’agglomération auprès des sociétés anonymes d’HLM dans le capital desquelles elle a des participations, aucun de nos suppléants n’a été retenu.
Précédemment nous avions appris une bonne nouvelle. La période transitoire entre la suppression de la taxe professionnelle et la mise en place de nouvelles taxes se déroulera bien pour GPSO. Notre communauté va y gagner. En effet nous ne seront pas obligés de trop verser au Fond de solidarité d’Ilede- France (FSRIF).
Constatant que GPSO est dans le peloton de tête des bénéficiaires de la réforme de la TP, la gauche s’est déclarée pour une péréquation avec des territoires plus défavorisés.

Concernant Chaville, nous n’avons pas approuvé le budget primitif 2010 dans sa globalité. Les impôts augmentent de façon exorbitante, l’emprunt aussi. Les taxes n’ont pas servi à financer les investissements mais à payer la dette.
La hausse des taux fiscaux de 17,5 % en période de crise a pénalisé les chavillois, ils sauront s’en souvenir.

Jocelyne Quoniam, Yannick Avelino.
Tel: 0147505096 (Parti Socialiste -Section de Chaville- BP 20)
Mail: ps.chaville@laposte.net- Site internet: http://chaville.parti-socialiste.fr