PS Chaville
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Parce que les transports sont un pilier de notre vie quotidienne, voici quelques propositions de Jean Paul Huchon pour les élections régionales :

La réalisation du Plan de mobilisation

Les conseils généraux ont tous approuvé le contenu du Plan de mobilisation présenté par la Région dont la mise en oeuvre est prioritaire, pour répondre aux urgences (saturation de lignes, matériels à remplacer ou à multiplier, etc), satisfaire les besoins connus (rénovation des RER) et préparer l’avenir (nouvelles infrastructures en banlieue, notamment la rocade Arc Express et le prolongement du RER E (Eole) vers l’Ouest). Certes l’Etat n’a toujours pas apporté sa contribution alors que le Président de la République l’avait annoncée, mais il est impossible d’attendre. La Région prendra ses responsabilités, quitte à ce que les travaux s’étalent sur 15 au lieu de 10 ans pour réaliser :
> la modernisation de tous les RER : lignes, matériel, système d’information, services
> la désaturation de la ligne 13 et le prolongement de la ligne 14 à Mairie de Saint-Ouen
> la mise en service de trains neufs ou rénovés, de bus en site propre en moyenne et grande couronnes
> l’accessibilité des transports aux personnes à mobilité réduite (gares, trains, etc)
> la création d’Arc Express : rocade de métro automatique pour se déplacer de banlieue à banlieue sans passer par Paris
> le prolongement du RER E à l’Ouest, vers la Défense puis vers Mantes, qui allègera fortement le trafic du RER A
> la création de 6 nouveaux tramways, de 3 lignes ferrées et le prolongement de 4 lignes de métro (4, 8, 12 et 14)

Identité Nationale : Les évadés fiscaux sont-ils de bons Français ?

Ce débat déviant sur l’identité nationale est clos. Ne nous en plaignons pas tant les sujets abordés furent nauséabonds, se cristallisant essentiellement sur la seule immigration :

– Est-on un bon Français lorsque l’on ne maîtrise pas la langue française ?
– Est-on un bon Français si on ne connaît pas la Marseillaise ou que l’on ne met pas un drapeau français devant sa porte ?
– Est-t-on un bon Français si on porte la burka ou le voile ?
– Faut-il comme Christine Boutin déclarer que «Les minarets symbolisent la terre d’islam et la France n’est pas une terre d’islam.» ? 

Pourquoi, à aucun moment, le débat ne s’est-il porté sur d’autres signes d’appartenances à l’identité française ? Des signes pourtant d’une actualité douloureuse pour beaucoup de Français ?

– Est-on un bon Français si on dissimule ses revenus dans une banque Suisse ?
– Est-on un bon Français si on pratique « l’optimisation fiscale » en plaçant son argent dans des paradis fiscaux ?
– Est-on un bon Français si on délocalise son entreprise dans un pays pratiquant le dumping social ?
– Est-on un bon Français si on commerce avec des pays ne respectant pas les droits de l’homme, le droit international du travail ou le droit environnemental ?
– Est-on un bon Français si après avoir été sauvé de la crise mondiale par l’argent du peuple, on s’arroge un an plus tard un milliard de bonus ?
– Est-on un bon Français lorsqu’on fait payer la crise aux peuples en imposant aux états une politique drastique d’austérité (*) ?
– Est-on un bon Français lorsque l’on assume vouloir dépénaliser le droit du travail ?
– Est-on un bon Français lorsque l’on place ses amis aux premières places de l’administration, des finances, de l’industrie, des médias et que l’on noyaute la justice ?
– Est-on un bon Français lorsque l’on pratique à ce point le mélange des genres et la politique « bling-bling » ?
– …etc.

Un tel débat avait peu de chance de faire echos dans nos médias, soumises qu’elles sont au pouvoir de nos dirigeants qui sont les premiers concernés par l’abandon de cet aspect de leur identité nationale.

Si les Français n’ont plus de capacité d’indignation devant autant de perte d’identité française, devant autant d’harmonisation des comportements déviants, et si tous les habitants de la planète en font de même, alors l’identité nationale n’existe plus de par le monde, seule vaut l’identification au profit financier, et rien ne sert de prolonger le débat sur une identité française diluée dans la mondialisation des spéculateurs et profiteurs anonymes.

Patrick Fournier

(*) Les états se sont portés au secours des institutions financières privées (banques privées, assurances privées, organismes privés de crédit hypothéquaires, …etc.) et ce sont les agences de notation internationales, elles aussi privées, complices de n’avoir pas contrôlés les dérapages de la finance mondiale, qui somment désormais ces mêmes états de se redresser, de réduire leur dette en appliquant une politique de rigueur. C’est le coupable devenu juge et qui condamne son sauveur ! On pense là à la Grèce. Mais la Grèce n’est pas le pays le plus endetté. L’Espagne, l’Irlande, le Portugal, les Etats-Unis et le Japon, sans parler de l’Islande et de la Grande Bretagne, le sont nettement plus, surtout si on intégre la dette des ménages.  Ces agences de notation internationales (Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch) et le FMI relayés par la Banque Mondiale et la Banque Centrale Européenne, veulent imposer leur politique d’austérité à tous les états. En France comme ailleurs, celà se traduit concrêtement par la baisse des services de santé, l’augmentation de l’age de départ en retraite et la baisse des pensions, la réduction des effectifs dans l’éducation, dans la recherche, l’accroissement de l’insécurité, la stagnation si ce n’est la baisse des salaires, l’augmentation sans fin de la dette qui sert les intérêts financiers et que paieront indéfiniment les enfants de nos enfants, mais … toutes ces réductions de coûts ne sont pas perdues pour tout le monde !

Tribune groupe Socialiste – Chaville Magazine – Février 2010

BONNES NOTES,FAUSSES NOTES
Lors du dernier conseil municipal du 18 décembre 2009 nous avons approuvé la mise en place du dispositif du micro crédit social personnel.
C’est une bonne chose car il peut permettre de concrétiser un projet soit professionnel (frais d’inscription à une formation par exemple) soit personnel (acquisition d’un bien de première nécessité, accès au logement, santé etc…).
Nous avons également voté la création d’un emploi de manager de ville.
Redonner du dynamisme et de l’attractivité au marché nous paraît essentiel.
Il va falloir être inventif pour inciter nos quelques commerçants à demeurer dans notre commune, d’autres à s’y installer, et tout cela en concertation.
Nous avons dénoncé les ouvertures dominicales à Chaville.
Des questions se posent:
Sont-elles légales? A t’on demandé la création « d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnel » (PUCE)? Le rapport de la Chambre de commerce et de l’industrie établit que l’ouverture d’enseignes le dimanche après-midi, serait susceptible d’avoir des conséquences néfastes à la fois sur les épiceries familiales mais aussi sur le marché qui a lieu le dimanche matin.
Concernant les effectifs communaux, nous avons voté contre la création d’un brigadier de police municipale. Si la sécurité est un droit fondamental pour toute la population, elle doit être assurée par la police nationale dont la
mission est d’être au service des autres, au plus près de la société, de ses problèmes et de ses évolutions.
A l’heure actuelle que se passe t’il?
D’une part, on supprime des effectifs (d’ici 2012, il y aura 8000 policiers et 2500 gendarmes en moins) et de l’autre on veut créer une police privée.
Notons que le commissariat de Sèvres possède l’un des plus faible nombre de policiers par habitant de notre département. En 2015, les agents privés seront plus nombreux que les fonctionnaires de l’état. On privatise partout, c’est la politique néfaste de la droite. De plus, cette police municipale a un coût.
Qui paiera le local, le véhicule et les effectifs, les chavillois bien sûr!
Encore une fois, l’Etat se désengage sur nos finances locales.
Pour nous, la sécurité doit être d’abord assurée par la police de la Nation. Il faut lui donner des moyens pour accomplir sa tâche.

Jocelyne Quoniam, Yannick Avelino, conseillers municipaux
Tel: 0147505096 (Parti Socialiste – Section de Chaville – BP 20)
Mail: ps.chaville@laposte.net – Site internet: http://chaville.parti-socialiste.fr

Régionales : le projet de Jean Paul Huchon pour l’Ile de France

huchon20101Jean-Paul Huchon a présenté hier le projet pour l’Ile de France de la liste PS/PRG/MRC/MUP.

Ce projet, à l’écoute des franciliens, est le fruit d’un travail collectif. Face à une droite qui divise les Français, nous avons la volonté de rassembler.

Nous nous sommes fixés trois exigences : La justice sociale, l’impératif écologique et l’ambition économique.

Après le bilan, nous vous invitons à découvrir notre projet : Notre projet pour l’Ile de France*

A Chaville, venez nombreux samedi 13 février 2010 à 10h à la brasserie La Chavilloise.
Jean Levain (maire de Chaville 1995-2008, conseiller régional sortant)  et Alexis Girszonas (conseiller municipal à Ville d’Avray) vous présenteront le projet lors d’un café débat convivial !

Etats généraux : tout ça pour ça ?

Une part du voile vient donc d’être levée suite à la conclusion des Etats Généraux, en gestation depuis des mois. Une part seulement, tant il demeure de zones d’ombres dans ce qui nous a été présenté présentée le 4 février dernier. Mais une part cependant suffisante pour réaliser que le chef-d’œuvre annoncé relève bien davantage du bricolage, de l’improvisation, de la communication.
Combien en aura-t-il fallu, pourtant, d’ateliers de réflexion, de groupe de travail, … pour en arriver à ça ?.
Certes, l’emballage de l’opération est d’un aspect chatoyant.
Nous ne sommes plus à la grande époque 2009 :
– où la très courte concertation sur le projet centre ville a été programmée en plein été, sans échanges ou débats au préalable avec les habitants.
– où les chavillois se sont vu dessaisir du projet de centre ville déclaré d’intérêt communautaire.
– où la décision de fusionner Arc de Seine à Cœur de Seine s’est menée au sabre d’abordage, sans que la population de ces deux intercommunalités (300.000 personnes) n’ait été consultée sur le sujet. Tout juste l’a-t-elle été par un concours lancé auprès des habitants pour trouver le nom de la future entité. En fait, les habitants n’ont pas eu de bonnes idées et il a été confié à une agence de communication le soin de trouver le nom : Grand Paris Seine Ouest, voilà, l’imagination est au pouvoir !
L’année 2010 sera, pour le maire et son équipe, marquée par davantage de savoir vivre dorénavant, de savoir faire. On s’engage à écouter.
Mais sur le fond, rien n’a vraiment changé. Toujours le même flou artistique sur les véritables finalités de ses Etats Généraux, les mêmes platitudes sur ses justifications. Et toujours, à l’arrivée, cette incapacité à ajuster les moyens aux besoins des Chavillois.

Ces Etats Généraux sont tout sauf porteur d’une quelconque ambition pour les Chavillois. A peine dévoilé, il nous laisse dans la bouche le goût amer de la confusion, de l’inabouti, et surtout d’une belle occasion manquée : les Chavillois ne s’y sont pas trompés en définitive au vue de leur très faible participation aux ateliers.

Retraites : Puisque les femmes vivent plus longtemps !

« Puisque les hommes vivent plus longtemps, il est logique de travailler plus longtemps ».

C’est le genre de raisonnement simpliste, populiste, abêtissant et inconsistant que nous assène la bien pensante élitiste. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas poursuivre la logique et affirmer avec le même aplomb :

« Puisque les femmes vivent plus longtemps, il est logique qu’elles travaillent plus longtemps ! ».

Pourquoi une telle unanimité devant tant d’ineptie ? Et pourquoi aussi peu d’esprit critique ? Ne serait-il pas tout aussi légitime et « logique » de défendre :

« Puisque la productivité a explosé en 50 ans(*), il est logique de travailler moins longtemps »,

« Puisque les peuples du monde ont contribués à sauver les banquiers à coups de milliers de milliards, il est logique que ceux-ci, une fois la rentabilité revenue, rendent la monnaie de la pièce »,

« Puisque les paradis fiscaux et l’évasion fiscale engloutissent des sommes astronomiques au détriment des citoyens honnêtes, il est logique de les accuser d’être en grande partie responsables des déficits publics et de vouloir les combattre »,

« Puisque le PIB ne cesse d’augmenter, il est logique qu’il y ait une place pour le financement des retraites »,

« Puisque le CAC 40 à lui seul génère plus de 100 milliards de bénéfice annuel, il est logique qu’une partie serve à financer les retraites (20 milliards suffiront, et encore, à partir de 2020 seulement0 »,

« Puisque la part des salaires dans le PIB ne cesse de diminuer au profit du capital(*) (ce qui représente 180 milliards d’€uros),  il est logique d’imposer davantage le capital ou d’inverser la courbe de répartition des richesses »,

« Puisque Nicolas Sarkozy prétend chercher la croissance avec les dents pour faire chuter le chômage, et donc augmenter le nombre de cotisants et baisser le nombre de bénéficiaires, il est logique que le financement de nos retraites en sera renforcé (**) »,

« Puisque le papy boom, qui accroît actuellement le nombre de retraités, va forcément s’arrêter un jour et que nous subiront un papy « creux », il est logique que le nombre de retraités va finir par diminuer à nouveau »,

« Puisque les femmes françaises font désormais 2 enfants par génération, alors qu’elles n’en faisaient que 1,7 lorsque le précédent rapport sur les retraites a été publié, il est logique que le nombre d’actifs se maintiendra mieux que prévu »,

« Puisqu’on est capable de mettre des milliers de milliards d’€uros pour sauver les banquiers consanguins, il est logique que l’on puisse financer nos retraites, nos hôpitaux, nos services publics, notre recherche, notre éducation. »,

« Puisque le chômage augmente de partout dans le monde, il est logique de chercher des solutions différentes et de lever le tabou du travailler moins pour travailler tous »,

« Puisqu’à 55 ans les entreprises considèrent les salariés comme moins performant et cherchent à s’en débarrasser, il est logique de respecter leur « bon sens » et de plafonner l’age de la retraite vers 55 ans. », …etc, etc, etc.

Une dernière question :

Pourquoi les libéraux, habituellement si confiant dans la capacité créatrice humaine lorsqu’il s’agit de risque nucléaire par exemple, du risque climatique ou lié à la pollution, sont-ils soudainement défiant envers la capacité d’innovation humaine lorsqu’il s’agit du financement des retraites ? Ne font-ils plus confiance en la créativité humaine ? A sa formidable capacité d’invention, d’innovation ? Seraient-ils comme ces obscurantistes, craintifs du progrès, ou comme ces immobilistes, refusant les réformes, au point de n’oser imaginer que l’Homme soit un jour capable de trouver 20 petits milliards ridicules par an pour sauver les retraites ? Quels défaitistes font-ils ! Quelle image rétrograde et en complète opposition avec leur idéal libéral montrent-ils soudain ! Auraient-ils une confiance à tiroir en la capacité créatrice de l’homme ?

Non bien sûr ! Mais, pour bien comprendre leur raisonnement, il faut comprendre leur objectif. Que cherchent-ils ? Que veulent-ils ? Et bien ni plus ni moins que d’appliquer l’autre partie de leur doctrine : le profit. Et pourquoi s’en priver puisque les citoyens ont désormais une peur bleue du chômage, peur de l’avenir, peur de l’état répressif, peur de l’appareil judiciaire ? Ils ne bougeront pas, trop affaiblis qu’ils sont par des salaires et des retraites de misère qui ne leur permet plus d’affronter l’injustice avec dignité, peur du lendemain avec la précarisation, la difficulté de se loger et de boucler les fins de mois, et bientôt, ils auront peur de ne plus pouvoir se soigner si la politique de destruction des services de santé se poursuit. Il ne leur restera plus qu’à courber l’échine avec soumission. Au mieux, certains se suicideront comme chez France Telecom ou Renault Guyancourt. Ils resteront tétanisés, bien sagement, à regarder le pillage organisé de l’état par ces prédateurs « profiteurs » qui s’enrichissent en toute indécence. « Et alors ! Quel est le problème ? » rétorquent-ils ?

Patrick Fournier

(*) Graphes « Explosion de la productivité » et « Réduction de la part des salaires dans le PIB »

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(**)Si Nicolas Sarkozy était persuadé que la croissance allait revenir, alors il devrait intégrer que le nombre de chômeurs va diminuer et donc réduire les charges de l’assurance chômage. En parallèle, le nombre d’actifs augmenterait, ce qui ferait entrer plus de cotisations pour les retraites. Moins de charges d’un côté, plus de cotisations de l’autre; l’équation de rééquilibrage des finances publiques est d’une simplicité enfantine. Le fait que Nicolas Sarkozy n’intègre pas cette donnée, c’est qu’il ne croit pas dans la perspective d’une croissance forte et nous ment depuis toujours sur « la solution par la croissance » dont il sait qu’elle n’arrivera jamais. La seule solution viendra du travailler tous pour gagner tous, et donc d’un partage du travail et d’un partage des richesses ; d’une rémunération au mérite et non d’une rémunération élitiste réservée à la caste des héritiers du pouvoir et de l’argent.

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Retraites : la position du PS

Réuni à Paris le mardi 26 janvier, le Bureau national du PS a adopté à l’unanimité sa position sur la réforme des retraites. Dans le débat qui s’engage dans notre pays, le PS est rassemblé pour défendre un système juste et solidaire, basé sur la retraite par répartition.

La retraite par répartition, c’est-à-dire la solidarité entre les générations, est au cœur du modèle social de notre pays et constitue le socle fondamental de notre système de retraites. Nous devons le défendre et le sauvegarder. Or, les réformes du système de retraite de 1993 et 2003 n’ont réglé ni le problème du financement, ni celui du niveau des pensions qui ne cesse de se dégrader, ni permis de prendre en compte pleinement la situation des carrières longues, la pénibilité et les différences d’espérance de vie.
Au total, notre système de retraite n’est aujourd’hui pas financé durablement et n’assure pas un niveau de vie décent au plus grand nombre des retraités. Cette situation est aggravée par le très faible taux d’emploi des plus de 50 ans, une personne sur deux étant au chômage ou en préretraite au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

C’est pourquoi la réforme du système de retraite qui sera discutée à partir de cette année est décisive. Le Parti socialiste prendra toute sa part dans le débat sur l’avenir des retraites.

Le Parti socialiste rappelle que les organisations syndicales doivent, être au premier rang, les interlocuteurs privilégiés du gouvernement en ce qui concerne les retraites. Cela étant posé, le Parti socialiste est prêt à débattre sur cette question majeure pour notre pays. Nous pensons que si la question des retraites doit être traitée, elle ne doit pas faire oublier les actions prioritaires nécessaires sur les salaires, l’emploi et les réponses à apporter pour sortir de la crise.

Pour que le débat ait lieu dans de bonnes conditions, trois temps devraient être respectés.

Le premier est celui, à partir des travaux du COR, d’un diagnostic, qui doit être autant partagé que possible notamment avec les organisations syndicales, sur la situation des retraites en France.

Sur la base de ce diagnostic, devra s’engager un dialogue national au cours duquel chacun, partenaires sociaux, formations politiques, doit pouvoir exprimer ses propositions qui devront être discutées et négociées, en particulier avec les organisations syndicales.

Enfin, un vrai débat devra avoir lieu au Parlement, qui ne saurait être ni précipité, ni tronqué, ni mené dans l’objectif de passer en force pendant l’été comme ce fut le cas en 1993 et 2003.

L’avenir du système de retraites et les réformes nécessaires dépendront fortement de l’évolution de la démographie, de la croissance, de l’emploi et de la masse salariale. Le Parti socialiste rappelle d’ores et déjà les grandes orientations qu’il défendra et ses priorités pour la période 2012-2020 :

– la sauvegarde du système par répartition, fondé sur la solidarité entre les générations, qui nécessite de répondre à des besoins de financement de 25 milliards d’euros à horizon 2020 (compte tenu de l’augmentation du nombre de retraités, de l’allongement de la durée de la vie et de la diminution du nombre de cotisants) ;

– un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement, alors que celles-ci ont baissé de 20% depuis la réforme Balladur et devrait baisser de 25% à nouveau dans les années à venir ; 1 million de retraités vivent sous le seuil de pauvreté et 50% ont une retraite inférieure à 1000 euros ;

– l’introduction de nouvelles ressources dans le système, alors que la droite n’a jamais pris d’initiative sur ce plan. Il s’agit notamment de : l’élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, le prélèvement de cotisations sur les stocks-options et autres rémunérations non assujetties (5 milliards d’euros de recettes possibles selon le rapport de la Cour des comptes) et l’alimentation du fonds de réserve des retraites.

– le maintien de l’age légal du départ à la retraite à 60 ans, c’est à dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite. C’est le seul droit encore attaché à l’âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons.

– nous voulons faire en sorte que les salariés qui ont occupé des emplois pénibles puissent bénéficier d’une retraite anticipée, par exemple en majorant d’un coefficient les trimestres travaillées dans ces conditions. Le traitement des emplois pénibles était un engagement de l’Etat dans l’accord signé avec certaines organisations syndicales, il doit être un préalable des nouvelles discussions.

– Nous savons aussi que l’accroissement de l’espérance de vie, associée à une arrivée plus tardive sur le marché du travail, entraîne un départ réel à la retraite à 61, 62 ans…L’âge moyen de départ à la retraite est aujourd’hui en moyenne de 61,6 ans, mais nous voulons que les salariés puissent faire valoir leurs droits à la retraite dès lors qu’ils ont cotisé le nombre de trimestres requis, ce qui signifie que pourraient partir à 58 ou 59 ans par exemple des salariés qui ont commencé à travailler tôt.

– des mesures vigoureuses et effectives pour le maintien dans l’emploi des plus de 50 ans : le taux d’emploi des plus de 55 ans est de 35% ; une personne sur deux est au chômage ou en préretraite au moment de faire valoir ses droits. Cela pèse sur les recettes des caisses de retraite, en raison des cotisations non perçues, autant que sur les droits des salariés concernés.
Le Parti Socialiste souhaite travailler la question des retraites dans une approche plus large : l’organisation des temps tout au long de la vie. Comment donner à chacun la possibilité de mieux organiser les temps de la vie dans le cadre de garanties collectives ? Comment faire de l’allongement de l’espérance de vie un progrès et non pas une contrainte pour la société ? Comment donner aux seniors une place active dans la société ? Comment prendre en charge la dépendance ? Autant de questions sur lesquelles nous voulons travailler tout au long de cette année, et dont nous souhaitons débattre également avec les organisations syndicales.

Le Parti Socialiste rencontrera les organisations syndicales dans les semaines qui viennent pour entendre leur analyse et leurs propositions.

A partir du diagnostic partagé dont il demande qu’il soit établit, de ses priorités, et du dialogue qu’il aura lui même engagé avec les organisations syndicales, le Parti socialiste fera connaître ses propositions. Il évaluera les propositions du Gouvernement également à l’aune de la méthode qu’il aura mis en oeuvre pour préparer la réforme et du résultat de ses négociations avec les organisations syndicales.

Fort de ces orientations et de ces objectifs, le Parti socialiste présentera ses propres propositions, après les avoir fait valider par les militants selon les modalités prévues par ses règles internes.