L’argent ? Y en a en France !

Le président de la république  n’arrête pas de dire que l’Etat n’a plus d’argent !
Or, la France, les français et leur Etat disposent de ressources pour peu qu’on veuille les recenser d’une part et ne pas les gaspiller d’autre part.

Rémunérations et fortunes
Savez vous que :
– selon le classement du mensuel économique Challenges , les 50 plus grandes fortunes de France totalisent, en 2009, 130 milliards d’euros, le premier du classement , Gérard Mulliez possédant 15 milliards à lui seul et les 10 premiers 75 milliards ! Même si leur niveau s’est érodé avec la crise, le magazine souligne que les grandes fortunes s’en sortent bien « les gros patrimoines restent à des niveaux très élevés, après une croissance gigantesque ces dernières années. Entre début 1996 et début 2008, les dix premières fortunes françaises estimées par Challenges ont été multipliées par cinq. Une envolée très supérieure à celle du patrimoine de l’ensemble des ménages, qui a été multipliée par 2,7 sur la même période. » Et encore certains économistes pensent que les chiffres de Challenges sont sous-estimés…. Par exemple parce qu’ils n’incluent pas les comptes bancaires dissimulés à l’étranger …
A comparer avec les dépenses prévues du budget 2010 de la France : 384 milliards d’euros.
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

– le rapport de décembre 2009 de la société Proxinvest montre que la rémunération annuelle moyenne des dirigeants des 40 sociétés cotées au CAC 40 se monte à 3,6 millions d’euros (soit 300 000 euros mensuels ou 300 SMIC). Le rapport mentionne que « les présidents français sont parmi les mieux rémunérés en Europe, juste après leurs voisins latins et plus de quatre fois leurs homologues allemands et néerlandais »
http://www.proxinvest.com/index.php/fr/news/read/82.html

– entre salariés, les inégalités de salaires se sont creusées ces dernières années, selon une étude de l’INSEE. Au cours des dix dernières années, les 0,1 % les mieux rémunérés (environ 13 000 salariés) ont vu leur salaire mensuel brut progresser (inflation déduite) de 19 374 à 24 000 euros, un gain de 28 % soit 5 426 euros. Pour la plupart des 60 % des salariés les moins bien payés, le gain n’a pas dépassé les 130 euros.
http://www.lesmotsontunsens.com/inegalites-salaires-france-insee-5005

Et comme le montre le résultat des déclarations d’impôts de 2008, publié par le magazine capital, Chaville figure en bon rang des communes comportant des hauts salaires:
http://www.capital.fr/le-magazine/extras-online/extra-on-line-magazine-capital-decembre-2009/exclusif-la-nouvelle-france-des-riches-453584
Sur 10 654 foyers fiscaux Chavillois, 600 (5.6%) ont un revenu fiscal annuel supérieur à 97 500 euros (8 125 mensuel net imposable après déduction) : ces 600 foyers ayant un revenu annuel moyen  de 165 000 € (13 700 mensuel).
http://www.capital.fr/le-magazine/extras-online/extra-on-line-magazine-capital-decembre-2009/impot-sur-le-revenu-le-classement-de-4.000-communes-selon-les-revenus-des-foyers/(s)/1/(o)/u/(offset)/700


Des allégements fiscaux continus et injustes

Le rapporteur de la commission des finances du Sénat (Ph. Marini-UMP) et le président de la commission des finances de l’assemblée (D.Migaud-PS) s’accordent à analyser les tendances récentes :
– risque de diminution durable et subi des prélèvements obligatoires (c’est la somme des impôts, taxes et cotisations) déjà constatée depuis 2002, et accentuée avec la crise.
Le manque à gagner en termes de recettes représente la moitié du déficit actuel de l’Etat.
– injustice aggravée dans la politique fiscale appliquée depuis 2002 et aggravée depuis 2007 .
Les allégements et baisses d’impôts de multiples natures regroupées sous l’appellation de niches  fiscales représentent un manque à gagner de 70 milliards d’euros par an pour l’Etat.  « Il faudra réduire les exceptions, les régimes particuliers en ayant le souci de l’équité » précise le sénateur UMP Marini.
Quels sont ces cadeaux fiscaux ? abaissement des droits pour les successions les plus importantes, exonération des heures supplémentaires, bouclier fiscal ramenant l’impôt total versé à un maximum du revenu. C’était
la fameuse loi TEPA de 2007, qui entraîne une baisse d’impôts de 15 milliards chaque année. A noter que grâce au bouclier fiscal, en 2008, année de déclenchement de la crise, 834 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 15 millions d’euros ont, chacun, perçu un chèque de l’État de 368 000 euros !
Y ont été  ajouté : refonte du barème de l’impôt sur le revenu (tranche maximale ramenée à 40%), exonération de charges et d’impôts sur les entreprises sans contreparties, baisse de la TVA sur la restauration. D’ailleurs,  selon un rapport récent, les 40 plus importantes sociétés françaises payent 2,3 fois moins d’impôts sur les bénéfices que les petites et moyennes entreprises, selon un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires publié par La Tribune : il arrive ainsi à un taux  d’imposition qui est de 30% pour les entreprises de moins de neuf salariés et passe à 13% pour les entreprises de plus de 2.000 salariés et 8% pour les entreprises du CAC 40.
Cette situation, dit le rapport, est due à ce que les sociétés appellent « l’optimisation fiscale », diverses techniques utilisées pour alléger la facture des impôts et qui passent souvent par une implantation dans les paradis fiscaux.
Sans doute que cette disparité de taux d’imposition entre les entreprises explique la difficulté des PME.
http://www.latribune.fr/depeches/reuters/les-groupes-du-cac-40-paieraient-moins-d-impots-que-les-pme.html

Depuis des années, la Cour des comptes sonne le tocsin contre « le maquis des multiples exonérations, abattements, déductions ou réductions » de charges sociales en tous genres, mais rien n’y fait. Le robinet fiscal continue de
fuir… Et tous les ans ou presque, de nouvelles mesures de défiscalisation sont instaurées…, Le volume de ces exonérations n’a jamais cessé d’augmenter, atteignant aujourd’hui la bagatelle de 32,6 milliards d’euros.
La cour des comptes conclut à  une efficacité « trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité »
Ainsi pour les entreprises et pour les particuliers, le gouvernement applique une politique fiscale injuste, qui explique largement les déficits actuels constatés. Pour résoudre la dette de la France, il sera nécessaire, à l’image de ce qui est prévu dans des pays voisins, de :

– revenir sur les exonérations injustifiées socialement et/ou économiquement
– réformer les taux d’imposition des particuliers et des entreprises, en
restaurant le caractère progressif de l’impôt (selon le principe républicain
de juste  contribution à l’impôt)
– alléger les impôts et taxes  des revenus contribuant à l’activité
économique au détriment de l’argent « dormant « et inactif

Au fait, vous connaissez les déficits des collectivités locales, communes, départements, régions ?
Réponse : aucun, la loi les oblige à avoir un budget à l’équilibre…..  »

Pierre Barret

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