PS Chaville
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Banquiers : 1 milliard de Bonus pour récompenser leur Echec

Chaque Français sait maintenant que le métier de banquier consiste à favoriser l’accès au crédit afin de faire tourner la machine économique.

Que constate-t-on aujourd’hui ? 20% de crédit en moins pour les particuliers, et un grand nombre de PME-PMI qui n’accèdent plus au crédit.

Bref, les banquiers font mal leur métier. Pourtant, les banquiers ont prévus 1 milliard d’€uros pour leurs Bonus ! Des Bonus pour récompenser leur folie spéculative. Des Bonus pour récompenser leur échec !

Que se passe-t-il lorsqu’un salarié fait mal son métier ? En général, son salaire est bloqué, il n’est pas rare que le salarié soit sanctionné, voire licencié, quant ce n’est licencié pour faute.

Que se passe-t-il lorsqu’un banquier fait mal son métier ? Et que croyez-vous que fasse Nicolas Sarkozy? Qu’il bloque leurs salaires ? Qu’il les sanctionne ? Ou qu’il demande leurs têtes comme il sait très bien le faire en d’autres circonstances ?

Au lieu de tout cela, Nicolas Sarkozy se fâche ou fait mine de se fâcher (*), exige des banquiers qu’ils distribuent plus de crédit sans se donner les moyens de les contraindre, et décide qu’1/3 du Bonus sera perçu tout de suite et le reste étalé sur 2 ans conditionné à l’obtention de bons résultats. In fine, et malgré ses rodomontades, Nicolas Sarkozy fait en sorte que les banquiers touchent bien le milliard de Bonus ! Il faudra seulement qu’ils soient un peu plus patient !

Il y a donc, 2 poids, 2 mesures, la sanction et les licenciements pour les salariés, la récompense et l’argent pour les banquiers, même si ce doit être au prix d’un numéro de virtuose médiatique de la part de notre président – comédien..

A cette injustice de traitement, s’ajoute l’immoralité. Lorsque Nicolas Sarkozy conditionne l’obtention des 2/3 de bonus restant à l’atteinte de bons résultats, de quels résultats parle-t-il ? S’agit-il des mêmes résultats que ceux d’aujourd’hui qui autorisent les banquiers à s’octroyer 1 milliard d’€uros ? S’agit-il des résultats liés à leur spéculation effrénée, dérégulée et sans contrôle, qui leurs permet de s’enrichir au détriment des peuples et qui a déjà conduit à l’effondrement du système ? Ou au contraire, ces résultats ne devraient-ils pas plutôt refléter la capacité des banques à faciliter l’accès au crédit ? A l’évidence, Nicolas Sarkozy, qui a décidé de ne pas entrer au capital des banques, et « respectueux » qu’il est de l’indépendance des banquiers, n’interviendra pas. Les banquiers décideront donc eux-mêmes de la façon d’apprécier leurs résultats afin de s’assurer de toucher les 2/3 de Bonus restant ! La conditionnalité affichée par Nicolas Sarkozy n’est pas prête de les effrayer !

La troisième injustice est celle de l’escroquerie financière. D’où vient l’argent qui servira à payer les bonus des banquiers et des traders, si ce n’est l’argent du contribuable qui a permis de sauver les banques ? 21 milliards d’€uros leurs ont déjà été apportés sur décision de Nicolas Sarkozy.

« Mais les banques rembourseront ces 21 milliards » nous rétorque-t-on ! Et comment rembourser ? En continuant à spéculer sur des opérations déconnectées de toute économie réelle ? Des spéculations qui poussent les acquéreurs à « optimiser leurs coûts », c-à-d à vendre les actifs des entreprises, à rogner sur l’investissement, à délocaliser et à licencier, avant de ne revendre en effectuant une belle plus-value. Jusqu’au jour où il n’y aura plus d’acquéreur assez fou pour acheter ces entreprises exsangues et que tout s’écroulera pour de bon ! Ou encore les banques trouveront des ressources en augmentant les conditions d’accès au crédit avec des taux à 8, 9, 10% ou plus. Chaque citoyen peut voir aujourd’hui que les collectivités territoriales et les municipalités, qui sont les premières victimes de ces taux de crédit exorbitant, les répercutent par l’augmentation vertigineuse des impôts locaux ! Enfin, pour que la pilule ne soit pas trop dure à avaler, et afin d’étaler les dépenses dans le temps, on fera et fait déjà appel à la dette que devront rembourser nos enfants et les enfants de nos enfants. Les banques n’ont jamais travaillées qu’avec l’argent des autres. Le remboursement des 21 milliards sera donc payé d’une façon ou d’une autre par les citoyens !

La dernière injustice est celle de l’absurdité économique. Si le crédit permet aux entreprises d’investir, d’innover, d’inventer, de créer, de distribuer de la richesse, d’embaucher, développer de nouvelles activités et faire vivre l’économie, à l’inverse, l’absence de crédit conduit les entreprises à réduire leurs investissements, à réduire leurs coûts, à se recroqueviller sur elles mêmes, à ne plus innover, ne plus créer, à stagner, à licencier, perdre des parts de marché, quant ce n’est à mettre la clé sous la porte. Les bonus versés aux banquiers sont autant d’argent qui ne servent pas le crédit et nuisent au développement économique.

En conclusion, loin de sanctionner les banquiers, Nicolas Sarkozy se livre à une manipulation médiatique, à des gesticulations dans le seul but de faire accepter le vol organisé du citoyen victime au bénéfice du banquier coupable.

Patrick Fournier

(*) Voir sur le blog l’Express.fr >>>  Moins de Bonus, ça n’a jamais fait un Malus

 

Conduisons une offensive de civilisation ! C’est nécessaire et possible

Tribune de Martine Aubry parue dans Le Monde du 28 août 2009

L’insupportable surenchère des rémunérations des traders a repris au cœur de l’été, comme si de rien n’était. Le capitalisme financier n’est pas moralisable par des bons sentiments, et poursuit sa route. La crise la plus violente depuis 1929 laisse le “système” insensible et inchangé. Une société n’est durable que si elle se dote de règles justes, acceptables par une majorité de citoyens. C’est vrai pour les salaires, l’impôt ou les retraites. Ce que nous vivons en France ne relève plus de cette acceptation collective.

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La septième réunion avec les banques : la comédie continue

En sept réunions avec les banquiers, Nicolas Sarkozy n’a toujours pas commencé à changer sérieusement  les règles d’un système qu’il dénonçait lui-même comme immoral.. Les six premières réunions n’avaient pas réussi à décourager la BNP de provisionner le cinquième du chèque de l’Etat pour rémunérer ses traders : 1 milliard d’euros, c’est-à-dire plus que le montant cumulé de tous les déficits des hôpitaux publics (800 millions d’euros) que le gouvernement prétend n’avoir pas les moyens de renflouer.. Les médias par le biais du journal Libération avaient débusqué les pratiques de la BNP Paribas. Qu’en est-il aujourd’hui de la Société Générale, du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel, de la BPCE (Banque Populaire/Caisse d’Épargne) ? Nous n’en savons rien. Pour éviter cela il aurait suffi que l’Etat comme nous ne lui demandions entre au conseil d’administration des banques qu’il avait renfloué. Par négligence ou par complicité, Nicolas Sarkozy a toujours refusé cette décision.

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Tribune Groupe PS – Chaville magazine – septembre 2009

CENTRE VILLE : EXPRIMEZ-VOUS !

Un emballement estival s’est emparé de la municipalité.
Comme un lapin sorti d’un chapeau, l’équipe municipale a enfin exposé sa vision du « centre ville » lors du conseil municipal du 9 juillet dernier.
C’est un projet raisonnable qui a été présenté: un périmètre inchangé, abandon des 15000 m2 de bureaux prévus, un nouveau square à côté de l’école.
Si 29500 m2 de logements sont prévus, il nous paraît impératif que la part des logements sociaux proposée dans le projet soit au-dessus du minimum imposé par la loi (25%) pour répondre aux 600 demandes déposées en mairie.

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