L’Itinérant du 18 au 24 mai : Extrait de l’Edito de Rodolphe Clauteaux,

Pour 2 €uros – le prix du journal l’Itinérant – ,vous contribuerez chaque semaine à financer le premier hebdomadaire de lutte contre la misère et la précarité, mais surtout vous y découvrirez un franc parler, des mots simples et naturels, ceux qui résistent encore au politiquement correct, à la pensée unique ou au poids des sondages, ceux qui vous font dire que les jeunes des banlieues, tant décriés, sont les derniers à avoir conservés leur bon sens. Parfois vous y trouverez quelques perles comme cette histoire de gros-gras triomphants facho-facho ou facho-staliniens qui, l’un comme l’autre, finissent par se servir de l’Etat plutôt que le servir. Lisez cet article que nous compte, avec un certain humour, Rodolphe Clauteaux dans son édito de la page 3.

 

 

Extrait :

 

« … Il faut dire que lorsque les conseillers économiques de Reagan et de Tatcher étaient encore à l’université, ce devait être aux alentours des années 30-40, les Etats forts, dominants, agressifs, étaient fascistes. Facho-facho ou facho-staliniens. Leurs économies étaient centralisées, les nomenklaturas nationales concentraient tous les pouvoirs, vivants comme nababs tant qu’ils complaisaient au Petit Père, au Duce ou au Fuhrer. Il était donc compréhensible que de jeunes professeurs, leur frais doctorat à peine en poche, prêchent la bonne parole libérale à leurs jeunes étudiants.

Bonne parole qu’un peu de sagesse intellectuelle et de recul historique leur auraient fait reconnaître dans la marche de l’Humanité qui, avec tant d’effort, était sortie de la jungle afin d’échapper à sa loi.

Car de fait, l’ultralibéralisme, la disparition de l’Etat national, c’est ça. Tout bonnement. Simplement. Courtement dit. C’est le désir des gros, des gras, d’instaurer la loi de la Jungle. En effet, dans la jungle, les gros et les gras triomphent. Or nos gros et nos gras veulent continuer à triompher.

Cela dit, aux maigres et aux petits, il reste un espoir. En effet, la jungle est un endroit difficile. On y rencontre facilement un plus gros que soi. Il faut courir, constamment, se cacher. Monter aux arbres, en descendre… Or, plus on est gros et plus on est gras, et plus c’est difficile. Et plus on maigrit. Et plus, si on n’a pas eu la chance de trouver à temps la bonne diète, on se fait manger !

Voici donc l’espoir qu’il nous reste. Que les ultralibéraux se mangent et remangent entre eux. Et que, lorsque la situation leur deviendra épineuse, qu’ayant suffisamment maigris pour avoir l’air d’être des petits et des humbles, ils changent de comportement, de lois, qu’ils se mettent alors à désirer un Etat fort et, bien sûr, ses ressources.

C’est-à-dire la sueur de nos fronts et le contenu modeste mais innombrable de nos poches.

Rodolphe Clauteaux.

PS : Mais au fait ! Ne serait-ce pas ce que viennent de faire tous les boursiers, les banquiers, les financiers de l’univers !?… »

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