PS Chaville
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88% des Français s’opposent au travail du dimanche

Travail du Dimanche                  Un sondage à peine fabriqué 

Récemment, le Journal Du Dimanche (JDD) faisait ses choux gras d’un sondage selon lequel la grande majorité des salariés étaient prêts à travailler le dimanche. Il faut regarder d’un peu plus près ce sondage, surtout si l’on sait qu’il a été réalisé par l’Ifop dont la présidente n’est autre que Laurence Parisot, présidente du Medef.
Or ce sondage a été réalisé par Internet, ce qui n’est pas la règle.
Quant à la question posée sur l’acceptation ou non de travailler le dimanche, elle mentionne en même temps que celui-ci serait payé avec majoration.
Les trois possibilités de réponse proposées par l’Ifop sont : oui, oui occasionnellement ou bien, non. Le oui obtient 12%, le oui occasionnellement 47%, le non 41%. L’Ifop n’en conclut pas moins que 59% des personnes sondées sont d’accord pour travailler le dimanche.
Si les trois possibilités de réponses proposées avaient été : non, non sauf occasionnellement et oui, on peut conclure que le oui aurait obtenu 12%, le non sauf occasionnellement 47% et le non 41%. Le total des non aurait donc été de 88%.
Bel exemple du fait qu’aux sondages on peut faire dire ce que l’on veut. Mais c’est en s’appuyant sur de tels sondages que le gouvernement voudrait nous faire travailler, sans nous payer plus, tous les dimanches qui interresseront les grands patrons de la grande distribution. 

Article paru dans le Lutte Ouvrière n° 2104 du 28 novembre 2008.

Patrick Fournier 

Réforme de l’audio visuel Public : Payer plus pour en voir moins

D’une idée de départ pleine de promesses, la suppression de la publicité devait permettre de développer une offre diversifiée, renforcer l’impartialité de l’information, s’émanciper des lobbies industriels, et grâce à un financement pérenne, renforcer l’indépendance éditoriale, soutenir la production audiovisuelle, accompagner la mutation vers les nouvelles technologies numériques et s’ouvrir au reste du monde. 

Le projet de loi, examiné cet après midi à l’assemblée nationale, a non seulement perdu toute sa substance, mais abouti au résultat inverse de celui annoncé. Deux amendements en particulier sabotent le projet de départ :
 la possibilité de réduire de 3% à 1,5% la taxe sur la publicité des chaînes privées et de même pour la taxe sur le chiffre d’affaire des opérateurs télécoms qui pourra être réduite de 0,9% à 0,5%
 la nomination du président de France Télévision par l’Etat et non par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. 

Le premier amendement a pour effet de ne plus garantir le financement de l’audiovisuel public. Celui-ci était déjà très largement sous-estimé par le gouvernement qui a catégoriquement refusé l’augmentation de la redevance audiovisuelle, alors que c’est grâce à un engagement financier massif et pérenne que les plus grandes chaînes publiques Européennes ont pu se développer et assurer leur indépendance. Exit donc les grandes ambitions de développement pour l’audiovisuel public. Exit également l’indépendance éditoriale vis-à-vis de l’état. Ce dernier fournissant le complément financier à hauteur d’environ 400 000 000 d’€uros, renégociable chaque année, aura un formidable moyen de pression financier sur toute velléité d’émancipation de la chaîne publique. 

Le deuxième amendement renforce encore les moyens de contrôle par l’Etat de la chaîne publique. Cette dernière n’aura qu’à se soumettre, ou le président de la chaîne publique sera immédiatement remplacé. 

Les objectifs de cette manipulation sont au moins au nombre de deux :
 accessoirement, faire plaisir aux amis du Président, tout en continuant à s’assurer leurs loyaux services
 et surtout, contrôler l’information à des fins de propagande d’Etat 

Ces différents points ont étés largement commentés par les partis politiques d’opposition, les syndicats et même les journalistes du service public. 

Aussi, je souhaiterai soumettre à la sagacité du lecteur 2 remarques personnelles suivantes :
 Pourquoi la droite, habituellement si prompte à prôner les avantages de la concurrence, s’empresse-t-elle de supprimer un concurrent aussi important que la chaîne publique, offrant ainsi à TF1, la quasi exclusivité de fixer les tarifs des pages de publicité ? La droite répond qu’avec les chaînes numériques, le satellite et l’internet, ce sont 200 chaînes nouvelles qui se font concurrence. La belle affaire ! Les chaînes hertziennes généralistes rassemblent l’essentiel des recettes publicitaires et, parmi elles, TF1 en concentre plus de la moitié !
Cette opération est-elle financièrement transparente pour les citoyens ? Qui va payer l’augmentation des taxes sur la publicité ? Qui va payer l’augmentation des taxes sur les opérateurs Télécoms ? L’état fait le pari que les entreprises ne relèveront pas leurs tarifs. Pourquoi ne le feraient-elles pas alors que la concurrence, déjà quasiment inexistante dans ce secteur, sera encore réduite ? Qui encore va payer les quelques 400 millions d’€uros si ce n’est le contribuable ne bénéficiant pas du bouclier fiscal ? 

En résumé, pour Nicolas Sarkozy, la réforme de l’audiovisuel public, se résume à :
Payer plus pour en voir moins ! 

Patrick Fournier

Non à la suppression des Réseaux d’Aides Spécialisés aux Elèves en Difficulté !

3000 professionnels de RASED supprimés
des milliers d’élèves en difficulté sur le carreau !

Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté !Cette mesure va priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une « priorité. » La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Nous exigeons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale)
Nous exigeons l’abandon de la suppression des 3000 postes.
Nous demandons l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.

Signez la pétition sur http://www.sauvonslesrased.org


Pétition à l’initiative de :
SNUipp FSU SGEN-CFDT SE-UNSA SUD éducation SNUDI FO SMedEN FO FNAME FNAREN AFPEN FERC-CGT
Organisations soutenant cette initiative :
AVENIR-ECOLES CRAP Cahiers pédagogiques AGSAS ICEM UDAS

Devinette

Qui aurait contribué à créer Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi dans les années 90 dans l’objectif de contrer les partis italiens qui souhaitaient déposer d’une loi antitrust contre son groupe de presse ?
Jean-Jacques Guillet aidé de William Abitbol et tous deux envoyés par Charles Pasqua.
C’est Charles Pasqua qui le dit lui même dans ses mémoires à paraître prochainement.
Information Le Point, tous les détails en cliquant ici.

résultats des votes des motions

Voici les résultats des votes du 06 novembre 2008 pour la section de Chaville

– Motion C (Benoit Hamon) : 33,33%
– Motion E (Ségolène Royal) : 30,76%
– Motion D (Martine Aubry) : 23,07%
– Motion A (Bertrand Delanoé) : 10,25%
– Motion F (Utopia) : 2,56%
– Motion B (pôle écologique) : 0

Prochainement, les résultats nationaux seront mis en ligne.

Le monde est plein d’espoir ce matin

Le monde est plein d’espoir ce matin car au-delà de la victoire des démocrates aux états-unis, c’est, pour le reste du monde,  tout le symbole d’un homme à la peau noire qui s’est fait élire démocratiquement dans un pays où la discrimination raciale était encore légale au début des années soixante.
Le monde est plein d’espoir ce matin parce qu’Obama est la preuve éclatante que le travail et le talent sont plus importants que les différences d’hier.
Bravo à Obama pour cette élection !

Catherine Lime