PS Chaville
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Investiture de Ségolène Royal dimanche 26 novembre à la Mutualité

Retrouvez la video de son discours d’investiture :
http://www.dailymotion.com/visited-week/search/s%C3%A9gol%C3%A8ne%20royal/video/xpdra_segolene-congres-investiture-ps
Ségolène
A cinq mois de l’élection présidentielle, Ségolène Royal s’est assignée dimanche un « devoir de victoire » pour « toutes celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien ».
Devant plus de 1.500 personnes et 400 journalistes réunis à La Mutualité pour son investiture officielle, la candidate du Parti socialiste et du Parti radical de gauche a promis de « remettre le progrès social au coeur de toutes les décisions politiques ».
Elle a revendiqué la double filiation des figures historiques du Parti socialiste – de Léon Blum à François Mitterrand – et du féminisme – de Louise Michel aux membres de « Ni putes, ni soumises ».
La candidate a assuré qu’elle placerait l’éducation « au coeur de tout » si elle était élue présidente, et que sa première loi serait consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Comme à Melle (Deux-Sèvres) au lendemain de son élection par les militants, Ségolène Royal a invité les socialistes à « gravir la montagne jusqu’à la victoire » et a repris ses thèmes favoris d' »ordre juste » de « République du respect » ou de « reconstruction de la valeur travail ».
Celle qui souhaite « incarner le changement mais le construire avec tous » a estimé que la victoire était « possible » en 2007.
Ses anciens rivaux pour l’investiture, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, avaient pris place au premier rang de la salle baignée d’une lumière rouge.
« J’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de tous les talents, j’ai besoin de tous les socialistes », pendant la campagne à venir, a assuré cette dernière après six semaines de campagne interne parfois tendue.
Ségolène
« LA DROITE FABRIQUE LE DÉSORDRE »
La candidate, qui a déjeuné dimanche avec les premiers secrétaires fédéraux du PS, doit annoncer en début de semaine son organigramme de campagne, qui ne devrait pas intégrer de proches de « DSK » ou de Laurent Fabius.
Attaquant le bilan de douze années de gestion par la droite, la candidate du PS n’a jamais cité le nom de Nicolas Sarkozy, dont elle a dénoncé « l’idéologie insidieuse ».
Elle a accusé le ministre de l’Intérieur d’ouvrir la voie à une « société de méfiance et des communautés rivales ».
« C’est la droite qui par ses choix fabrique de l’insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu’elle croit qu’en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance », a-t-elle estimé.
Le discours de la première femme politique française à avoir une vraie chance d’accéder à l’Elysée a été entrecoupé de salves d’applaudissements et de cris de « Ségolène présidente ».
Sous l’oeil d’Edith Cresson, première – et unique – femme nommée à Matignon sous la Ve République, Ségolène Royal a salué le « véritable geste révolutionnaire » des militants socialistes qui ont choisi « une femme pour mener le combat des idées et pour incarner l’espérance ».
Partisane de la démocratie participative, elle a confirmé son désir de mener une campagne « régionalisée », annonçant des réunions dans les villes, les quartiers, les rues et jusque dans « des réunions d’appartements ».

« RIEN N’EST JOUE »
« La campagne sera victorieuse si nous le méritons », a-t-elle souligné. Pendant sa « phase d’écoute », la candidate veut lancer des débats sur quatre thèmes: l’éducation, la « lutte contre toutes les formes de violence », « le problème de la vie chère » et « l’excellence environnementale ».
Au terme de ce processus, le projet présidentiel adopté par le PS sera enrichi et précisé, a-t-elle assuré.
En clôture du congrès extraordinaire, le président du PRG, Jean-Michel Baylet a dénoncé la droite qui « regarde le chômage non comme un problème mais comme une solution » et « les Français comme des consommateurs mais jamais comme des citoyens ».
François Hollande a de son côté défini les quatre conditions de la victoire du PS: connaître ses adversaires, imposer ses thèmes de campagne, réunir les socialistes et rassembler toute la gauche.
« Rien est joué », a insisté le premier secrétaire dans un discours mobilisateur ponctué de piques à Nicolas Sarkozy.
« Si la politique de Nicolas Sarkozy marchait, eh bien ça se saurait! », a-t-il souligné, estimant que lors des récentes élections professionnelles dans la police le ministre de l’Intérieur avait perdu « une première bataille électorale ».
A cinq mois de l’échéance, le premier secrétaire du PS, qui a annoncé qu’il quitterait ses fonctions après les élections, a appelé à une « nouvelle donne aussi fondatrice que 1981 et peut-être encore plus ambitieuse ».

Résultats du vote pour la désignation du candidat PS à la présidentielle

Voici les résultats du vote pour Chaville :

Inscrits : 89
Votants : 80 (89.9%)
Blancs et nuls : 0
Exprimés : 80

Ségolène Royal : 49 (61.3%)
Dominique Strauss-Kahn : 22 (27.5%)
Laurent Fabius : 9 (11.2%)

Résultats pour le département des Hauts-de-Seine :

Participation : 81.05%

Ségolène Royal : 52.99%
Dominique Strauss-Kahn : 29.46%
Laurent Fabius : 17.58%

Résultats complets >>> vote 16/11/06 Hauts-de-Seine

Résultats sur l’ensemble de la France :

Participation : 82.3%

Ségolène Royal : 60.70%
Dominique Strauss-Kahn : 20.57%
Laurent Fabius : 18.73%

Résultats complets >>> vote 16/11/06 France

Le chiffre du jour : 218 771

C’est le nombre d’adhérents du Parti socialiste qui pourront voter lors des scrutins d’investiture pour la campagne présidentielle.

A Chaville, ce sont quelque 90 adhérents (inscrits avant le 1er juin) qui pourront voter jeudi 16 novembre.

Dès jeudi soir, nous vous communiquerons les résultats de Chaville sur le blog. 

Le Parti socialiste fait du sauvetage de « Libération » un enjeu politique

Le Monde – 09/11/06


Jean-Marc Ayrault et Arnaud MontebourgJean-Marc Ayrault (g) et Arnaud Montebourg (d) font partie des personnalités du Parti socialiste qui prennent la défense du quotidien « Libération » en grandes difficultés. M. Ayrault demande que le premier ministre se saisisse du dossier. M. Montebourg défend lui le plan présenté par la SCPL et Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du « Monde ».

Le sort de Libération va-t-il devenir un enjeu de la campagne électorale à venir ? Mercredi 8 novembre, tandis que le comité d’entreprise (CE) du quotidien se prononçait, sans surprise, et à l’unanimité, contre la suppression d’une centaine d’emplois préconisée par l’audit de François Le Hodey, présenté la veille au conseil d’administration, plusieurs personnalités du Parti socialiste ont pris la défense du journal et de son ancrage à gauche.« La disparition de Libération serait un jour noir pour le mouvement des idées dans notre pays », a estimé Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, à l’issue d’une rencontre avec les représentants de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), emboîtant le pas à son homologue du Sénat, Jean-Pierre Bel, M. Ayrault a souhaité que le premier ministre, Dominique de Villepin, « se saisisse de l’avenir de Libération ».Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, interrogé par Le Monde, est allé plus loin en soutenant ouvertement le plan présenté par la SCPL et Edwy Plenel (ancien directeur de la rédaction du Monde et coauteur d’un livre d’entretiens avec le premier secrétaire du PS, François Hollande).« Comme par hasard, dit le député de Saône-et-Loire, un projet qui cherche à sauver le journal en affichant une ligne éditoriale de gauche, ouvertement anti-Sarkozy, et en garantissant l’indépendance rédactionnelle, ne trouve pas d’argent. »

« BERLUSCONISATION »

Aux critiques formulées par Edouard de Rothschild, principal actionnaire de Libération, quant à la viabilité économique du projet SCPL-Plenel, qui table sur une relance des ventes et de la publicité, M. Montebourg réplique que « la rédaction consent elle-même de lourds sacrifices », le plan en question prévoyant une réduction d’effectifs de 50 personnes.M. Montebourg voit dans le blocage actuel de la situation à Libération le résultat de « l’activisme des amis de M. Sarkozy » pour empêcher « qu’il y ait un journal clairement engagé à gauche dans la campagne électorale ».Pointant du doigt la présence de Martin Bouygues dans TF1 et d’Arnaud Lagardère dans Le Monde, « deux amis de M. Sarkozy », dit-il, M. Montebourg croit déceler un risque de « berlusconisation des médias français ».« En France, il n’est pas normal que nous ayons le même groupe industriel qui produise les armements et détienne les médias, avait souligné plus sobrement Laurent Fabius, mardi 7 novembre, lors du dernier débat télévisé des trois candidats à l’investiture du PS. Si je suis élu président de la République je demanderai, avec le soutien du Parlement, à ces groupes de choisir, ou bien l’armement ou bien les médias. »Anne Hidalgo, secrétaire nationale chargée de la culture et des médias au PS, souligne que le projet du parti prévoit « une refonte des aides à la presse, de façon qu’elles aillent en priorité à des journaux réellement indépendants et qui permettent de faire vivre le pluralisme ».Mme Hidalgo, par ailleurs adjointe du maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë, estime qu’« il y a un vrai problème avec les journaux gratuits ». Elle propose de « réfléchir à un plafonnement des recettes publicitaires de la presse gratuite ».

Les zones urbaines sensibles de plus en plus pauvres

Le rapport 2006 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) confirme l’échec de la politique de la droite dans les banlieues. Entre 2003 et 2005, les écarts n’ont cessé de se creuser entre les ZUS et les autres quartiers. Emploi, scolarité, qualité de vie, revenus ou santé, les zones urbaines sensibles n’ont vu aucune perspective d’amélioration depuis deux ans, au point que les habitants de ces quartiers sont aujourd’hui très appauvris. Les chiffres du rapport sont alarmants…

Les indicateurs recueillis pour le rapport soulignent qu’entre 2003 et 2005 la situation des zones urbaines sensibles (ZUS) n’a fait que se dégrader, montrant l’incapacité gouvernementale à impulser une dynamique positive dans ces quartiers. Ainsi, seule la moitié des habitants des ZUS ayant un emploi ou un diplôme supérieur accède à des postes de cadre ou similaires, contre les deux tiers pour les habitants d’autres quartiers.

De plus, le chômage des ZUS est deux fois supérieur à la moyenne des autres quartiers et a progressé de deux points entre 2003 et 2005, atteignant la triste moyenne de 22%.
Le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles constate par ailleurs que le revenu annuel moyen des ménages résidant en ZUS est inférieur de 42% à celui des ménages vivant dans d’autres quartiers.

Pour en finir avec l’illustration chiffrée d’une situation catastrophique, le rapport 2006 sur les ZUS indique que dans le cadre du programme de rénovation urbaine lancé en 2003, seule la moitié des logements détruits ont été suivis de constructions nouvelles.

« Nous ne nous résignerons pas à un émiettement de la gauche »

La réaction de Bruno Le Roux, secrétaire national en charge des élections, après la décision de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de faire acte de candidature à l’élection présidentielle.

Comment réagissez-vous après l’annonce de Jean-Pierre Chevènement de se présenter aux élections présidentielles ?
Il s’agit là sûrement d’une déclaration d’intention. Nous ne saurions, en effet, nous résigner à un émiettement de la gauche, sans raison valable. Si Jean-Pierre Chevènement a tiré, comme nous avons su le faire, les leçons de 2002, il doit comprendre la nécessité de se mettre autour de la table pour discuter des conditions du rassemblement autour du candidat désigné par les militants socialistes.

En faisant acte de candidature, ne fait-il pas courir à la gauche le risque d’un nouvel éparpillement des voix ?
Oui, bien sûr. Depuis 2002, nous n’avons d’ailleurs eu de cesse de mettre en garde nos partenaires contre la répétition d’un tel phénomène. Jean-Pierre Chevènement doit prendre l’aspiration à l’unité de nos électeurs très au sérieux, en gardant à l’esprit que notre victoire commune – je pense, par exemple, aux régionales de 2004 – fut la conséquence de l’accord.

Les prétentions affichées par le président du MRC, en perspective des législatives, ne vous paraissent-elles pas excessives ?
En plaçant le curseur trop haut, il prend le risque de donner un sérieux coup de frein à nos discussions. Je le répète. Il y a nécessité, pour nos deux partis, de trouver un accord programmatique – nous n’en étions pas très éloignés en juillet – Et permettre ainsi, ensuite, au MRC de reconquérir des sièges à l’Assemblée.

Compte tenu des risques d’émiettement que fait courir cette décision, quelles sont les conditions d’un rassemblement de la gauche ?
Nous devons travailler pour trouver les convergences qui nous permettront un large rassemblement dès le premier tour. C’est ce travail que nous avons fait avec le PRG pour aboutir à un accord. Nous sommes prêts à le renouveler avec tous nos partenaires.

GDF privatisé… grâce à l’UDF

Démentant les déclarations de François Bayrou, les élus centristes ont volé au secours du gouvernement, mis en difficulté au Sénat.
Au terme de trois semaines de débats denses et rigoureux, les sénateurs socialistes ont mis à mal le projet de loi sur l’énergie, et surtout le fameux article 10, qui entérine la privatisation de GDF. « Nous avons mis en difficulté le gouvernement sur les grandes contradictions de ce texte et sur le mensonge à la parole donnée », affirme Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat. Il s’en est fallu d’ailleurs d’une dizaine de voix pour qu’un amendement interdisant la privatisation soit adopté. Mais une partie du groupe UDF est venue fort opportunément au secours du gouvernement, alors même que les centristes, François Bayrou en tête, avaient annoncé qu’ils s’opposeraient au changement de statut de l’entreprise publique. « Comme souvent, l’UDF a joué un jeu subtil en partageant ses voix, constate Jean-Pierre Bel. Si l’ensemble du groupe avait voté contre, le projet de loi ne serait pas passé. L’UDF a un double langage. En réalité, ils ont permis au gouvernement de s’en sortir à moindre frais, alors qu’en rejetant le texte, nous aurions pu créer l’événement. »
Ne se faisant guère d’illusions sur le retour du projet de loi devant l’Assemblée nationale, les groupes socialistes des deux chambres ont d’ores et déjà l’intention de saisir le Conseil constitutionnel.

Les syndicats s’unissent pour une autre mondialisation

La création, le 1er novembre, à Vienne, de la Confédération syndicale internationale (CSI), est un événement historique aux yeux des quelque 1500 délégués présents. Issue de l’union de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), de la Confédération mondiale du travail (CMT) et d’une dizaine de syndicats indépendants, la CSI est née de la volonté de « changer les règles du jeu de la mondialisation », selon Guy Rider, syndicaliste britannique, qui deviendra vendredi 3 novembre, président de la nouvelle instance.

La Confédération syndicale internationale donne une nouvelle dimension au syndicalisme mondial. Regroupant plus de 300 syndicats dans 156 pays, cette union est le signe d’une volonté forte de créer un « contrepoids à l’économie globalisée », selon les termes du directeur général de l’Organisation internationale du Travail, Juan Somavia.
Ainsi, pour la première fois, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC seront réunis au sein de la même organisation mondiale.
Le travail de la Confédération portera notamment sur le développement durable, l’égalité des sexes et la lutte contre le travail des enfants. Mais, il s’agira aussi d’attirer davantage de travailleurs, et de protéger les droits syndicaux au vu de la répression dont font l’objet quelques milliers de syndicalistes dans le monde.
Siégeant à Bruxelles, la CSI aura comme premier président le Britannique Guy Rider, actuel directeur de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). Ce dernier a évoqué la création d’un bureau exécutif de 27 membres et d’un conseil général de 70 membres.
Partant du principe que l’union fait la force, la CSI apparaît à point nommé pour combattre la mondialisation sauvage.