PS Chaville

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Tribune groupe socialiste – Septembre Octobre 2016 – Chaville Magazine.

POUR DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA JEUNESSE À CHAVILLE

À la suite de la suppression des classes externées, les parents d’élèves ont été plus de 800 à signer une pétition pour s’inquiéter du désengagement de la municipalité à l’égard des enfants chavillois.
En effet, en 2016 le budget Jeunesse au global pèse 48 % du budget total de Chaville pour 11,7 millions d’euros.
En 2012, ce même budget Jeunesse pesait 52 % du budget total pour 13,1 millions.*
Le budget consacré par le Maire de Chaville a baissé de 10 % en 4 ans soit 1,4 million d’euros en moins en 2016. C’est beaucoup! Et nous pensons que ce n’est pas fini.

Ce désengagement de la municipalité a été progressif. Fermeture des structures en août, diminution du nombre de places disponibles en centre de loisirs, moins de sorties extérieures, suppression de la subvention aux projets scolaires, augmentation des tarifs, moins d’ATSEM dans les écoles maternelles, moins de séances de piscine, etc.

Au programme l’année prochaine ? Une baisse des capacités des centres de loisirs primaires qui seront habilités pour 70 enfants par centre. Contre 130 enfants il y a quelques années. Tant pis pour ceux qui sont sur liste d’attente.

Nous appelons à la remise à plat du projet Jeunesse dans son ensemble à Chaville. Aujourd’hui on assiste à une sorte de zigzag dans le domaine depuis de nombreuses années. L’objectif du Maire est clairement de baisser le coût structurel de l’enfance sur le budget de Chaville. Si nous partageons l’exigence de maîtrise du budget d’une manière générale, nous constatons qu’il n’y a pas de projet solide proposé par la Municipalité : moins de subventions pour les associations, création puis suppression de l’École des Sports, l’orientation aujourd’hui est à un partenariat avec le Dynamic Sèvres (association des associations qui est le modèle à Sèvres) quid de nos associations chavilloises ?… D’année en année, le Maire tâtonne, varie, économise surtout.

A quand les États généraux pour la Jeunesse à Chaville?

Nous vous souhaitons à tous une belle rentrée 2016 !

*source : Chaville Magazine avril 2012 n° 98.

Santé : le reste à charge des ménages diminue encore.

En 2015, les particuliers n’ont payé que 8,4 %  des dépenses de santé. Une participation en baisse depuis quatre ans.

La Sécurité sociale prend en charge une part  croissante des dépenses de santé des Français. Selon les données publiées par le  ministère de la Santé ce lundi sur la consommation de soins et de biens médicaux  en 2015, la collectivité a financé 76,8 % de l’addition totale, qui s’est  élevée à 194,6 milliards d’euros. Soit une hausse de 0,2 point en un an. Cette  augmentation continue s’explique par le poids croissant des affections de longue  durée comme le diabète ou le cancer, qui sont remboursées à 100 % par le  payeur public, avec une exonération du ticket modérateur.

Par un effet de vases communicants, le reste à charge  des ménages, lui, ne cesse de reculer. Depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir  en 2012, il est passé de 9,3 % à 8,4 %. En 2014, il était à  8,5 %. Toutefois, les ménages paient in fine 22,7 % du coût de leurs  soins dentaires. Et ils consacrent en moyenne 1,21 % de leur revenu  disponible brut à leur santé.

Les organismes complémentaires voient également leur  part reculer dans le financement des soins, pour la deuxième année consécutive.  En deux ans ils sont passés de 13,6 % à 13,3 %. La montée des  pathologies intégralement remboursées par la Sécurité sociale n’est pas la seule  explication. La réforme des contrats responsables, qui plafonne le remboursement  des dépassements d’honoraires, a réduit les coûts pour les mutuelles.

La consommation de soins et de biens médicaux n’a  progressé que de 1,8 % en 2015, alors que la richesse nationale augmentait  de 1,9 % en valeur. Elle pèse 8,9 % du PIB. La dépense par habitant  s’élève à 2.930 euros.

Loin du programme de régression sociale de l’opposition, qui souhaite notamment diminuer la part des dépenses prises en charge par la sécurité sociale, la publication de la Drees vient une nouvelle fois prouver que les politiques engagées par ce gouvernement depuis 2012 n’ont pas sacrifié, mais sauvegardé et renforcé notre modèle social.

Valérie Pécresse se désengage massivement des lycées franciliens.

Les lycées franciliens abordent la rentrée scolaire avec de légitimes sources d’inquiétudes. La nouvelle majorité régionale a décidé la suppression de près de 100 millions d’euros de crédits affectés à la rénovation et l’entretien des lycées. Du jamais vu dans notre région.

Valérie Pécresse aborde en effet sa première rentrée scolaire en tant que Présidente de Région avec déjà un bilan bien peu flatteur. Non seulement, aucun chantier de nouveau lycée n’a été lancé alors qu’il s’agissait d’une priorité de son programme électoral. Plus inquiétant encore, les sommes allouées dans son budget à la réparation, à la rénovation et à la maintenance des établissements franciliens du secondaire connaissent des baisses drastiques, sapant au passage l’ambitieux plan de rénovation lancé par la gauche. Concrètement, ce sont des centaines d’établissements qui devront rogner sur l’entretien et la sécurité de leurs locaux, au détriment de toute vision de long terme.

Loin de s’enorgueillir de ce désinvestissement massif dans nos lycées, la stratégie de la droite régionale est simple : faire diversion.
Indépendamment de la proposition aberrante de test de radicalisation pour les collégiens lancée par Geoffroy Didier, désavouée jusque dans son propre camp, l’été 2016 n’a pas pour autant calmé les ardeurs de la droite francilienne.
L’opposition du préfet de Région au financement par le Conseil régional de tests salivaires de dépistage de drogue pour les lycéens franciliens est particulièrement symptomatique du laisser-aller idéologique auquel se livre la droite, notamment en matière d’éducation.
Valérie Pécresse avait pourtant été mise en garde à de nombreuses reprises par le groupe socialiste et républicain de la Région quant au caractère « hors sol », démagogique, et stigmatisant de cette mesure. L’ensemble de la communauté éducative s’était également vivement opposé à cette proposition. Proviseurs, enseignants, infirmières scolaires, parents d’élèves et lycéens sont pourtant les garants du bon fonctionnement de notre système éducatif. Ils doivent à ce titre être écoutés et respectés car leur expérience de terrain est précieuse pour comprendre les véritables maux de notre école. En vain, Valérie Pécresse, comme toujours et en dépit du bon sens, s’est obstinée.

Plus généralement, la doctrine du nouvel exécutif en matière de politique éducative laisse pantois. Au lieu de concentrer ses efforts pour offrir aux élèves du secondaire les meilleures conditions d’apprentissage possibles, Valérie Pécresse a fixé des priorités toutes autres.
Le financement de l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public et laïc (gratuité des manuels scolaires pour les lycées privés) est la première décision prise par la nouvelle majorité.
Les politiques de lutte contre le décrochage scolaire et d’aide aux élèves en difficulté sont littéralement dépecées, alors qu’une politique régionale a été construite ces dernières années, en concertation avec les acteurs concernés et en lien avec la politique nationale. Or, ces politiques ont besoin de temps long pour porter leurs fruits.
Une pseudo autonomie des lycées en trompe l’œil à travers un budget participatif pour une poignée de lycées, qui veut transformer les proviseurs en recruteurs et prétend offrir la liberté pédagogique aux établissements.

L’Enseignement supérieur n’est pas épargné à quelques jours de la rentrée des premiers étudiants franciliens. La quasi-totalité des dispositifs en faveur de la démocratisation de l’enseignement supérieur pour les publics qui y ont peu accès a été tout simplement supprimé, ainsi que le soutien à l’emploi des étudiants modestes en bibliothèques universitaires qui leur permettait un emploi compatible avec leurs études.
Enfin, de manière purement idéologique et inquiétante, le dispositif d’accueil des étudiants étrangers, qui avait pourtant vocation à renforcer l’ouverture à l’international et l’attractivité des acteurs franciliens de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, n’existe également plus depuis cette rentrée.

En exergue du programme électoral de Valérie Pécresse en matière éducative, on pouvait lire : « Si elle est élue présidente de la région en décembre 2015, la priorité de Valérie Pécresse sera de sauver la rentrée 2016. »

La réalité, c’est que la rentrée 2016 marque une régression éducative sans précédent pour les lycéens, étudiants, et apprentis franciliens, remettant en cause le droit à la réussite pour tous les jeunes.

L’office HLM de Puteaux condamné à 1 million d’euros d’amende.

Le ministère du logement confirme officiellement une sanction financière de 1.081.822 € contre l’office HLM de Puteaux pour des irrégularités et fautes graves de gestion, notamment dans  l’attribution abusive de logements et dans la construction d’un parking public. C’est la première fois que l’ANCOLS, l’agence nationale de contrôle des logements sociau inflige une amende aussi importante.

La ministre du logement Emmanuelle Cosse espère faire passer un message avec cette sanction : « Quand il y a des fautes de gestion graves, cela relève du droit pénal. Il faut dire à l’ensemble des offices HLM qu’ils doivent avoir une gestion irréprochable. La sévérité des sanctions est à la hauteur de la gravité des infractions ».

En vacances, la maire Les Républicains Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains) a laissé son directeur de cabinet, Aurélien Mallet, réagir à sa place : selon lui, cette condamnation est  »un coup médiatique pour faire un exemple contre une ville de droite ». Voici une explication bien simpliste qui ne répond pas aux faits graves relevés par l’Ancols : plusieurs millions d’euros ont été détournés de leur objet pour la construction d’un parking qui est aujourd’hui en grande partie vide !

Le maire de Puteaux est surpris de la sévérité de cette sanction, car ces faits ne sont d’habitude jamais sanctionnés. Il était temps qu’ils le soient !
Le préjudice pour les habitants des HLM de Puteaux et tous les Putéoliens est énorme. Ce scandale devrait leur permettre de comprendre que le clientélisme leur coûte en réalité bien plus cher qu’il ne leur rapporte.
LIRE LE COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DU LOGEMENT

Les températures, les émissions de gaz à effet de serre et la montée des eaux ont atteint des niveaux record en 2015.

Un rapport international, rédigé par des centaines de scientifiques du monde entier, indique que l’année 2015 est la pire année de l’histoire moderne pour cette série d’indicateurs clés.

Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux record l’an dernier, faisant de 2015 la pire année de l’histoire moderne pour cette série d’indicateurs clés, révèle un rapport international de référence (en anglais), publié mardi 2 août.

Recul des glaces, sécheresse, inondations… C’est un sombre portrait de la Terre que donne ce rapport annuel sur l’état du climat, rédigé par des centaines de scientifiques du monde entier. « La plupart des indicateurs du changement climatique ont continué à montrer une tendance au réchauffement de la planète », indique le document, qui s’appuie sur des dizaines de milliers de relevés tirés de nombreuses bases de données indépendantes.

Et 2016 s’annonce déjà pire

« Plusieurs marqueurs, comme les températures au-dessus des terres et à la surface des océans, le niveau de la montée des mers et les émissions de gaz à effet de serre ont battu des records établis juste l’année précédente », soulignent ces scientifiques. Une évolution qui devrait se confirmer cette année, puisque les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe, selon des données récentes des climatologues de la Nasa.

Michel Rocard : L’homme qui pensait la gauche et la France.

Michel Rocard n’est plus et tous les socialistes pleurent le départ d’un peu d’eux-mêmes.

L’ancien Premier ministre était avant tout un homme de l’histoire du socialisme.
Leader de l’UNEF avec le courant des minos très engagé contre la guerre d’Algérie, fonctionnaire dénonçant sous le pseudonyme de Servet la sale guerre, rompant avec la SFIO de Guy Mollet pour les mêmes raisons. Fondant avec Pierre Mendès France et Edouard Depreux le PSU, il en devient le Secrétaire général réalisant un score remarqué à l’élection présidentielle de 1969.Rocard

Michel Rocard fut l’un des fondateurs d’un courant original dans le socialisme français. Ce courant prit son envolée après 1974 et son retour au Parti socialiste via les Assises du socialisme qui virent la CFDT d’Edmond Maire et le PSU de Michel Rocard rejoindre le PS.

C’est au congrès de Nantes en 77 que Michel Rocard théorisa la seconde gauche, le « parler vrai » et l’autogestion. Il s’imposa ainsi comme l’autre gauche face à François Mitterrand. Le congrès mythique de Metz perdu par Michel Rocard ouvrit la voie à la victoire de Mitterrand et au second Rocard. Ce fut le temps de l’homme d’Etat et de gouvernement anticapitaliste mais comprenant l’économie. Il s’opposa aux concessions faites au PCF pour l’union de la gauche.

Ministre du Plan, puis de l’agriculture, il démissionna pour protester contre la proportionnelle. Premier ministre pro-européen, artisan des accords de Matignon, inventeur de la CSG, du RMI aujourd’hui RSA. Il devint sur le tard Premier secrétaire du PS, relançant ce dernier après la déroute de 1993 via les États généraux du Parti socialiste.

Michel Rocard n’a jamais cessé, tout au long de sa vie, de mêler trois réflexions : la gauche, la France, l’Europe. Dans la dernière partie de sa vie il s’empara de la question écologique. Imaginaire visionnaire mais réaliste, Michel Rocard avait rêvé d’un big bang socialiste permettant sa reformulation sans perdre ses repères.

Nous tenterons d’être fidèles à ses rêves et son imagination au service de la gauche.

 

Une certaine mauvaise foi.

Candidate, elle promettait aux Franciliens qui auront « choisi Valérie » que le Pass Navigo à 70 euros n’augmenterait pas. A la tête de l’Ile-de-France depuis 6 mois, la présidente Pécresse l’augmente déjà de 3 euros dès le 1er août, après avoir menacé d’aller encore plus loin en rejetant la faute sur Manuel Valls. Sauf que les archives de la campagne révèlent une certaine mauvaise foi…
Dans son programme de décembre dernier, sous le titre « des tarifs plus justes », la candidate de Les Républicains (LR) promettait bien que « le Pass unique à 70 euros sera maintenu sans hausse d’impôts ».

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Ce lundi, la majorité argue que la hausse de 3 euros prévue pour cet été n’est qu’ »une augmentation normale du titre transport, comme elle avait lieu tous les ans » et qu’elle ne servira pas à combler le déficit du passe Navigo.

Déclaration conjointe du Président de la République française, de la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne et du Président du Conseil de la République italienne le 27 juin 2016

Le 23 juin 2016, la majorité du peuple britannique a exprimé le souhait de quitter l’Union européenne. La France, l’Allemagne et l’Italie respectent cette décision. Nous regrettons que le Royaume-Uni ne sera plus notre partenaire au sein de l’Union européenne.

Nous avons pleinement confiance dans le fait que l’Union européenne est assez forte pour apporter aujourd’hui les bonnes réponses. Il n’y a pas de temps à perdre.
Aujourd’hui, nous exprimons notre ferme engagement pour l’unité de l’Europe. Nous sommes fermement convaincus que l’Union européenne est essentielle pour rendre nos pays plus forts en agissant ensemble, avec nos institutions communes, afin de garantir le progrès économique et social de nos peuples et d’affirmer le rôle de l’Europe dans le monde.
Depuis près de soixante ans, l’Union européenne constitue une communauté unique de droits, de libertés et de valeurs communes. Elle nous permet de sauvegarder notre modèle social européen, qui associe à la réussite économique et la protection sociale. Elle nous permet de préserver la diversité culturelle. Le marché unique, nos politiques communes et l’euro n’ont pas d’équivalent dans le monde. Ces réalisations sont le fondement de notre prospérité. Ensemble nous défendons nos intérêts et des échanges libres et équitables dans le monde. Ensemble nous progressons dans notre politique énergétique et ensemble nous contribuons à la protection du climat au niveau mondial. Ensemble nous contribuons à la stabilité et au développement dans le monde et nous promouvons la liberté.

Nous sommes tout aussi fermement convaincus que l’Union européenne ne peut à nouveau aller de l’avant que si elle continue à s’appuyer sur le soutien de ses citoyens.
Pour cela, l’Union européenne doit répondre aux préoccupations exprimées par les peuples en clarifiant ses objectifs et son fonctionnement. Elle devrait être plus forte sur les priorités essentielles, là où les Européens doivent unir leurs forces, et moins présente là où les États membres sont mieux placés pour agir. Elle doit rester placée sous le contrôle démocratique de ses citoyens et doit être plus intelligible. Elle doit agir plus rapidement, en particulier pour mettre en œuvre des programmes et des projets qui apportent des bénéfices directs aux citoyens.

Dans un monde qui change, l’Union européenne devrait préserver ses acquis essentiels et se concentrer sur les défis auxquels les Européens sont aujourd’hui confrontés, comme les migrations à l’échelle mondiale et les nouvelles menaces, en particulier le terrorisme international, qu’aucun État membre ne peut faire face efficacement seul. Elle doit également renforcer la capacité des Européens à répondre à une concurrence internationale qui s’accroit tout en renforçant l’économie sociale de marché européenne.
En conséquence, nous proposons trois priorités essentielles pour une action renforcée et approfondie fondée sur des objectifs concrets :
La sécurité intérieure et extérieure: Nous nous montrerons à la hauteur de nos responsabilités si nous développons notre défense européenne et prenons les engagements nécessaires pour nos opérations conjointes, ainsi que pour nos capacités et notre industrie militaires. Le potentiel d’une véritable politique étrangère, de sécurité et de défense commune n’a pas encore été pleinement exploité.

Une économie forte et une cohésion sociale forte : l’Europe doit tenir sa promesse de prospérité pour ses citoyens. Il nous faut davantage de croissance pour lutter contre le chômage et créer des emplois, en particulier pour les jeunes, et davantage d’investissements pour assurer la force de nos économies dans la concurrence mondiale.
Renforcer la recherche, l’innovation et la formation, qui jouent un rôle clef car la richesse de l’Europe repose en premier lieu sur les connaissances et les capacités de ses citoyens ; de développer l’économie numérique en Europe pour de meilleurs services, une industrie modernisée et des emplois ; d’exploiter pleinement le potentiel des politiques énergétiques et climatiques qui protègent l’environnement.

Pour les pays qui ont l’euro en commun, de nouvelles étapes seront nécessaires, pour renforcer la croissance, la compétitivité, l’emploi et la convergence, y compris dans les domaines social et fiscal.
Des programmes ambitieux pour la jeunesse : l’Europe ne réussira que si elle donne espoir à ses jeunes. Nous devons renforcer les initiatives européennes pour la formation, l’entrepreneuriat et l’accès à l’emploi dans toute l’Europe, tels que l’Initiative pour l’emploi des jeunes ou le programme Erasmus pour les étudiants, les apprentis et les jeunes professionnels
Nous proposerons demain aux Chefs d’État et de gouvernement et aux Institutions européennes de lancer un processus, selon un calendrier strict et un ensemble précis d’engagements, afin de répondre aux défis présentés par le résultat du référendum britannique et de développer des solutions concrètes pour un bon avenir aux Européens au sein de l’Union européenne.
Une rencontre spéciale des dirigeants en septembre sera consacrée aux déîs communs auxquels les 27 États membres sont confrontés et aux priorités essentielles sur lesquelles ils devront décider. Ils devraient aussi se mettre d’accord sur des projets concrets à réaliser en Europe dans les six prochains mois pour la croissance et la sécurité. Les travaux devraient débuter immédiatement afin de développer les initiatives nécessaires.

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen.

Les électeurs britanniques ont tranché. Le Royaume-Uni doit en tirer les conséquences et informer au plus vite le Conseil européen de sa demande de retrait conformément à l’article 50 du Traité . Les négociations de retrait et celles sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sont deux choses bien distinctes. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne doit, conformément au Traité, aboutir dans les deux ans. Le futur de sa relation avec l’Union ne peut être discuté qu’après le retrait et cela prendra beaucoup de temps. Aucun lien ne doit être accepté entre les deux négociations et il serait suicidaire que le processus engagé accapare toute l’énergie des Européens. Le départ du Royaume-Uni constitue une perte pour l’Union et le symbole d’une Europe en crise. C’est l’échec d’une Europe exclusivement dédiée au marché intérieur. L’heure doit être à la refondation pour renouer avec la vocation d’origine de l’Union, assurer la démocratie et le respect de valeurs, la prospérité, la liberté et la paix par la solidarité.

Elle doit répondre à la question du pourquoi être ensemble : ce référendum va être utilisé par tous ceux qui veulent en revenir aux frontières nationales, sortir de l’Union. Soyons clairs : l’Union européenne permet à ses États membres de mieux faire entendre leur voix dans le monde actuel. Comment définir des normes sociales et environnementales, face à la Chine ou aux États-Unis ? Comment penser sa défense face aux menaces contemporaines, entre les deux grandes puissances militaires que sont la Russie et les États-Unis ? Comment lutter efficacement contre le terrorisme ou l’évasion fiscale, qui sont par essence des problèmes transnationaux ? Nous lançons un appel : l’heure est à la refondation, à la fois au niveau de l’Union européenne et au niveau de la zone euro. Les Vingt-Sept doivent travailler ensemble en matière migratoire, de défense, de sécurité, de transition énergétique et de numérique ; au niveau de la zone euro, nous devons parvenir à une véritable convergence sociale et fiscale. Paris, Berlin et Rome doivent s’entendre pour proposer à leurs partenaires un budget de la zone euro et les institutions qui vont avec, pour répondre à ces priorités absolues : l’emploi et l’investissement. Pour cela, l’Europe doit aussi retrouver une légitimité démocratique ; elle sera au cœur des élections de 2017. Nous sommes convaincus qu’une Europe refondée sera l’outil indispensable pour défendre nos valeurs, construire une souveraineté européenne et faire face ensemble aux défis et menaces du XXIème siècle.

Résolution adoptée à l’unanimité sur les Primaires citoyennes.

Le Parti socialiste rappelle sa résolution unanime du 9 avril 2016 : « Au dernier Conseil national du 6 février 2016, le Parti socialiste a réaffirmé son accord pour la primaire.  Il a désigné une commission interne et a décidé de s’intégrer au collectif unitaire de préparation de la primaire. Le Parti socialiste a associé toutes ses sensibilités à cette démarche.  Il a défendu l’idée que la primaire, pour être efficace et praticable, devait ne pas exclure dans son organisation en termes de date et de modalités de débat, la possibilité que le Président de la République, François Hollande, puisse se présenter s’il le souhaite ».

Depuis le début, le Parti socialiste est favorable à une primaire de toute la gauche initiée par l’appel de « Notre Primaire », publié dans le journal Libération du 11 janvier 2016.  Le Parti socialiste regrette profondément les décisions des Congrès des Verts et du PCF de refuser de participer aux primaires de toute la gauche.  Le Parti socialiste refuse la fragmentation à gauche et chez les écologistes, et la division.  Une majorité de Françaises et de Français de gauche souhaite le débat et le rassemblement.  Le Parti socialiste refuse de faire l’impasse sur les élections présidentielles au prétexte d’une hypothétique recomposition à sa suite.  La présidentielle posera à la France la question de son modèle tant social que républicain.  Nous ne pouvons nous résoudre à ce que la gauche soit absente de ce débat qui engagera l’avenir de la France et de la gauche pour les décennies à venir.

Nous lançons un appel solennel au PCF et aux Verts :

  • Rassemblons–‐nous à travers un débat loyal dans une primaire de toute la gauche
  • Rassemblons–‐nous derrière un candidat issu du vote du peuple de gauche
  • Rassemblons–‐nous sans condition préalable

En attendant la réponse définitive des Verts et du PCF, le Parti socialiste s’engage d’ores et déjà dans une démarche de rassemblement par le débat.  Faute de soutien des Verts et du PCF à une primaire de toute la gauche, le Parti socialiste décide d’organiser une primaire ouverte aux acteurs de La Belle Alliance Populaire et tous ceux qui soutiendraient la démarche.  Il reste disponible pour une primaire de toute la gauche les deux premières semaines de décembre comme cela avait été envisagé.

Si tel n’était pas le cas, il propose d’organiser des primaires de l’unité les 22 et 29 janvier.  La date d’ouverture des candidatures sera le 1er décembre et la clôture des candidatures, le 15 décembre.

Les modalités de vote, de débat et de candidature s’inspireraient des Primaires citoyennes de 2011, afin de rassembler le peuple de gauche et les écologistes.